Samedi 30 mai

De la brousse à la vigne

ou

Nous buvons du petit lait

Le petit lait est un sous-produit de la fabrication de fromage. Il est très riche en minéraux, vitamines, protéines, immunoglobuline……………….

L’industrie le sèche pour fabriquer notamment du lait infantile !

Nous le donnons habituellement aux vaches laitières ; quelques gourmandes le sentent et l’appellent lorsqu’il sort de la laiterie.

Le petit lait issu de la fabrication de la tomme, chauffé à 90°C et mis à cailler avec un verre de vinaigre blanc est égoutté : c’est de la brousse. Consommé en salade ou cuisiné avec des légumes, plutôt dans les régions méditerranéennes, ce fromage mériterait une meilleure considération auprès des gourmets.

En ce moment nous gardons notre petit lait pour un viticulteur qui cultive ses vignes selon les principes de l’agriculture biologique. Il l’utilise en complément de l’eau pour les pulvérisations de cuivre ou de corne séchée pour dynamiser et protéger des maladies sur le feuillage. Il nous laisse en contrepartie quelques bouteilles de vin...Nous buvons du petit lait !

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La brousse

En dessert avec de la confiture de mirabelles

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vendredi 29 mai

jour anniversaire

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Jeudi 28 mai

A l’origine

Livraison mensuelle de SOGEBUL, notre fournisseur pour la fromagerie de petit matériel, emballages et ferments. Le chauffeur est parti à cinq heures ce matin de POLIGNY dans le Jura et profite de notre livraison pour faire sa pose réglementaire d’une demi-heure. Aujourd’hui, il y a peu de colis, nous prenons le temps de boire un café : « Alors, les foins sont commencés chez vous ?................ »

Nous échangeons les nouvelles, mais surtout je suis particulièrement touché par les gens qui viennent du pays dont sont originaires nos vaches. Un peu comme si nous avions des nouvelles de notre naissance, de notre origine…………. émotion bizarre !

Cette race que j’ai choisie, j’avais alors vingt ans, en remplacement d’un troupeau de Primholstein victime d’un abattage global.

En 1979, ce n’était pas la vache folle, c’était la brucellose, les services vétérinaires décident d’assainir le cheptel français et voilà, du plus vieil animal au plus jeune, tous partent à l’abattoir pour faire du steak. Toute la valeur génétique des animaux, résultat de l’effort de sélection entreprise par mes parents, réduite à zéro.

Un hiver pour digérer, désinfecter les étables et décider ………………. de se relever.

Faire le tour des fermes du Doubs pour choisir treize vaches au final, mais aussi rencontrer des éleveurs passionnés proches de leurs bêtes, au propre comme au figuré, certains habitant encore à côté de l’étable. Ce fut sans doute en ces moments, partagé entre traumatisme et renouveau que s’est joué mon attachement à l’élevage de ces vaches montbéliardes.

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Mercredi 27 mai

De 5 à 7

Mon voisin a finalisé la déclaration PAC, la météo est au sec, il est impatient de commencer la fenaison qui doit être terminée avant que ne commence la moisson qui se profile d’ici quatre semaines.

Nous nous concertons, le matériel utilisé est acheté en commun, il appartient à nos deux exploitations et je suis le « presseur » attitré.

Vendredi après-midi mon voisin fauche, après un long W E libre, il fane mardi et andaine ce midi.

La presse a été révisée cet hiver, elle est attelée, graissée, réglée, prête à partir.

De retour du poney-club où j’accompagne Justine aujourd’hui, je pars presser à cinq heures. Le foin est bien sec, de beaux andains, je descends du tracteur à deux reprises pour vérifier le tassement du foin et la stabilité de la balle ronde qui sort de la machine. Tout va bien, les six hectares des cinq petits champs sont terminés à sept heures.

Les 57 balles de foin devront rester sur le champ une dizaine de jours pour "cuver" avant d’être rentrées sous le hangar.

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mardi 26 mai

Les bâtisseuses

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20 mai

22 mai

26 mai

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Soucieux de la mamelle de nos futures laitières, nous observons attentivement les pis naissant des génisses qui vêlent à l'automne.

Ci-dessous, l'une a un bel avenir tandis que j'entrevois déjà un accouplement dirigé sur l'amélioration de la mamelle pour  l'autre!

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Désormais l’accès aux produits laitiers issus de nos vaches est possible au supermarché du village, à des horaires beaucoup plus larges.

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Vendredi 22 mai 2015

Piétiner les poireaux

Ce matin, mouvement de bêtes, nous rentrons une vache à terme le 1er juin et sortons 1 vache tarie ( 2,5 mois avant le vêlage). L’effectif en stabulation reste constant : 18 laitières... jeu de chaises musicales !

Rentrer Casa est un jeu d’enfant, passer devant et l’appeler, c’est une promenade.

Sortir Galys à deux personnes est beaucoup plus compliqué. C’est une primipare (1ère lactation) qui parcourt le chemin pour la première fois, elle est seule, elle ne sait pas marcher, alors elle court et stoppe lorsque le bâton l’arrête.

Et puis sur le vélo-route, le long du canal, un cycliste en tenue peu discrète et surtout bruyant effarouche notre bête que le bâton n’arrête plus. Les vaillants accompagnateurs que nous sommes restent à la remorque, si bien que l’animal ne prend pas le virage sur le pont du canal, il finit complètement perdu dans le jardin de l’éclusier à piétiner radis et poireaux.

Il faudra courir mais aussi faire preuve de patience pour rassurer et reprendre le contrôle de Galys , la conduire sur le pont pour traverser le canal.

Enfin tout se termine bien : les bêtes dans l’enclos, dédommagement négocié à l’amiable avec l’éclusier, une bonne séance de sport dans les guibolles.

Il y a bien longtemps que nous ne nous étions pas fait déborder de la sorte.

Petit désagrément côté laiterie aussi avec une conditionneuse qui dose très lentement le lait aromatisé au citron. Nous pensons que le désagrément est occasionné par les fines particules de zeste de citron passées à travers le filtre qui perturbent l’étanchéité de la pompe doseuse. A confirmer lors de prochaines utilisations.

Nouvelles des nouveaux-nés

Le gros mâle trouve désormais seul, la source du lait

La femelle a besoin d’être accompagnée au pis de sa mère qui, ce soir, se laisse approcher juste avant d’entrer en salle de traite, et puis c'est sa dernière piqûre ce soir.

A voir ci-dessous

Jeudi 21 mai

Ça y est pour Babouchka!

     Hier soir 38°4 de température ; pas de doute, c’est pour cette nuit.

     23 h30, elle se lève à notre arrivée, à 2 h 30, le veau est né et déjà sec ; il est né vers minuit et demie - 1 h 00. Un gros mâle, rien de surprenant pour une naissance survenue 9 jours après la date du terme. Il est en forme mais pas dégourdi pour prendre la 1ère tétée ; il ne boira qu’à 14 h 00 alors que les recommandations préconisent l’ingestion du colostrum dans les 2 h 00 qui suivent la naissance !

     L’ingestion de ce premier lait bienfaiteur est en quelque sorte une vaccination contre toute agression microbienne. De même que Lurone , née lundi, qui a tardé à se nourrir et que nous devons traiter aux antibiotiques pour combattre une infection (fièvre et respiration rapide). Elle a retrouvé l’appétit et tête sa mère lorsque celle-ci est immobilisée aux cornadis.

     Cette même semaine, notre voisin éleveur charolais, a connu des soucis avec des vêlages, ne serait-ce pas les suites du traumatisme vécu par les mères avec l' inondation?

     Nous espérons que ces deux nouveaux-nés sous les hospices de la cinquième lune de l’année se rétablissent pour le W E.

     Ce matin encore la visite du chauffagiste, il vient dépanner la chaudière qui se met en sécurité en raison de dépôts qui se forment dans les filtres ; problème récurent qui je n’en doute pas sera solutionné. L’artisan intervient rapidement, n’est-ce pas ce qu’on demande à un bon professionnel ?

     L’autre travail du jour est l’approvisionnement au silo de la Coop, chercher 3 tonnes d’orge fourragère car le grenier est vide et la nouvelle récolte ne se profile que d’ici 30 à 40 jours. Les céréales sont aplaties et distribuées aux vaches pendant la traite : 4 kgs/VL/je 

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Mercredi 20 mai 2015

Surprises et assemblée générale

Belle surprise ce matin en parcourant les prairies du Perthuis ! Quel changement depuis les inondations. Beau développement d’une végétation qui aborde une floraison prometteuse diverse et variée de graminées et de légumineuses : fétuques, trèfle violet, minette, lotier, trèfle blanc, marguerites………….

Surpris par l’envol d’une femelle colvert que je dérange, couvant 5 œufs cachée sous une touffe.

La première découverte me rappelle la fenaison à venir, elle s’annonce d’une belle qualité. Cela ranime le plaisir que je retrouve chaque année à cette saison, les odeurs, la chaleur, la sueur et la qualité du foin.

La deuxième surprise me remémore la faune qui vit ici, canard, lièvre, chevreuil, papillons, abeilles, sauterelles……………

Cet équilibre qui existe depuis toujours et qui était prédominant à l’époque de la traction animale est aujourd’hui l’objet de ma réjouissance.

Il faut maintenant trouver le bon compromis pour débuter la récolte des foins.

La valeur alimentaire est à son maximum aujourd’hui et permettrait de nourrir de belles bêtes avec beaucoup de lait. Pourtant il est trop tôt car la fauche détruirait la faune, le matériel moderne est impitoyable et l’herbe pleine de sève sécherait difficilement.

Attendre une quinzaine de jours et suivre attentivement la météo.

Cet après-midi nous recevons le conseiller de gestion qui nous présente les résultats de l’exploitation à l’occasion de l’assemblée générale du GAEC. L’activité laitière augmente de 50% mais n’arrive pas à compenser le faible rendement des céréales et les prix de vente en baisse.

Le résultat est très mauvais: 36000 € à se partager à 3 associés ! Heureusement que nous avions des réserves et que l’année 2015 s’annonce bien.

Ce n’est d’ailleurs pas ce résultat qui anime le débat mais plutôt les efforts à faire pour fluidifier les échanges entre associés .Prendre le temps de se parler, communiquer, savoir où l’on va et quel chemin emprunter.

Débattre de l’avenir du GAEC, un vrai thème pour une assemblée générale.

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Mardi 19 mai

Travaux variés

Pour la 1ère fois

-Audrey maitrise seule la conditionneuse pour faire des yaourts nature

-Audrey réapprovisionne au supermarché du village le rayon crémerie qui nous est réservé

12 yaourts nature

4 yaourts citron

1 faisselle

1 fromage au poivre

C’est un début prometteur.

Jean-Claude conduit nos extincteurs chez un paysan du coin où un professionnel réalise la vérification et la recharge si nécessaire.

Jean-François au bureau finalise la demande de paiements auprès du Conseil Régional, associé à l’Europe, pour les aides accordées à la création d’atelier de transformation à la ferme.

Notre laiterie a été retenue à hauteur de 25 % des investissements , c’est énorme. Il faut maintenant fournir les justificatifs et espérer que soient retenus les travaux réalisés, alors qu’ils sont sensiblement différents de ceux prévus dans les devis 18 mois plus tôt.

Après avoir pris un peu de biberon dans la journée, Lurone est mise de force au pis de sa mère ce soir. Ne pas relâcher la surveillance 

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Lundi 18 mai 2015

J’attendais Babouchka et c’est Etoffe

Babouchka était à terme le 12 mai cela fait donc une semaine qu’on la surveille de près : prise de température tous les soirs-dimanche, 39°3- je peux dormir tranquille.

Etoffe est à terme le 26 mai (9 mois et 17 jours après l’insémination)- dimanche soir elle a un pis tendu certes, mais n’a pas les yeux rentrés, je prends la température : 38°4. Comme je n’ai pas la valeur de la veille pour comparer, je ne suis pas sûr de pouvoir diagnostiquer un vêlage dans la nuit. Comme ce n’est pas son 1er veau et qu’elle est avant la date du terme, je décide de ne pas venir au milieu de la nuit.

Je me réveille à 4 heures et me sens reposé, la pensée de mes 2 vaches prêtes à vêler, je décide de me lever de bonne heure, de toute façon j’ai du boulot au bureau (la déclaration PAC).

Arrivée à la ferme à 5 heures, Etoffe a vêlé : une toute petite femelle, sa mère est petite, son père fait des petits veaux, 8 jours avant terme ; un vêlage sans intervention est logique.

Aujourd’hui, c’est le curage, 3 semaines depuis la dernière fois, la litière est chaude, il ne faut pas risquer une mammite. Commencé de bonne heure, pas lambiner au café, pas d’incident, cinq remorques, à midi c’est fini.

Voilà une bonne journée, même si rôde une petite inquiétude, nous n’avons pas vu la petite Lurone téter sa mère. Elle a bu la valeur d’un verre de colostrum au biberon, c’est peu, nous verrons demain.

Babouchka a la mamelle qui tombe, les yeux rentrés et ce soir elle a encore 39°3, pas de vêlage prévu cette nuit, le réveil ne sonnera pas avant 5 h 30.

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Lurone béate

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dimanche 17 mai

broutage et bruitage

n'oubliez pas d'activer le son

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Pour avoir une tomme plus souple

Estimer la fermeté du caillé avec le doigt

Maintenant il faut trancher sans tarder

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Le test du pâton

Il est temps de mouler

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En moule

la tomme en devenir

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Moulage du la brousse

le caillé du petit lait

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samedi 16 mai

Géotricum

ou bonne moisissure

Cinq mois d'ouverture de la laiterie

Faire le point avec un conseiller technique fromager en situation de fabrication

7 h – 13h 30

La tomme :

- vérifier au doigt la texture du caillé pour déclencher le tranchage, mouvement à la lyre, brassage, test du pâton à la main et moulage directement de la cuve sur la table d’égouttage

-modifier le réglage du hâloir qui sèche trop les tommes, couvrir d'un drap en attendant de supprimer la résistance et de diminuer la ventilation du local

Fabrication de la brousse avec le petit lait chauffé à 90°C mis à cailler avec un verre de vinaigre blanc : 5 fromages moulés qui peuvent être vendus le lendemain

Couvrir la crème fraîche dans la demi-heure qui suit l'écrémage

Envisager un déplacement de l'étuve et des tables dans la salle de fabrication, une étagère supplémentaire dans la laverie

Dégustation et conseils qui en découlent, mesurer et noter l'acidité du yaourt au cours de son élaboration pour assurer une régularité, ajout de ferments « géotricum » dans le caillé pour les fromages lactiques sur une durée d'une semaine

Et quelques idées pour diversifier

Matinée intense, merci Jean-Charles Ray !

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vendredi 15 mai

Pointes de Bruande

C’est une parcelle de 6 ha 27 a que j’ai semée au 10-15 août 2013 avec un mélange de 20 kg de luzerne et 1.5 kg de dactyle / ha.

J’aime bien l’association légumineuse-graminée, les racines du dactyle se nourrissant de l’azote fourni au sol par la luzerne, culture résistant bien à la sécheresse, foin plus facile à récolter et plus appétant ; que des qualités.

Pour ce champ, j’ai acheté un sac de 10kg de semence certifiée de dactyle et pour la luzerne, j’ai utilisé de la graine fermière que j’avais récoltée dans nos champs les années précédentes.

Tous les 6-7 ans, je réserve à peu près un ha dans un champ où j’ai fait la première coupe de foin précoce, autour du 20 mai, je laisse fleurir la repousse de luzerne puis les graines venir à maturité.

Fin septembre, récoltée à la moissonneuse-batteuse, la paille équivaut à un foin de faible valeur alimentaire utilisable pour l’alimentation des génisses, la graine de luzerne est étalée au sol.

Retournée à la pelle quotidiennement pour séchage complet, passée au trieur-séparateur, cette graine est conservée dans des sacs de toile de jute.

La quantité récoltée est très variable de 50 à 800 kilos.

Cette parcelle est en deuxième année de récolte, suivant son état de vigueur ou de salissement je déciderai à l’automne de son retournement ou de sa conservation pour 2016. 

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A droite, culture de luzerne seule

A gauche,culture de luzerne associée avec du dactyle semé à seulement 1,5 kg/ha

 C Q F D

La dose du jour pour les vaches

Récoltée et distribuée le matin

Le foin en libre service fait le complément

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jeudi 14 mai

au milieu des génisses

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stade végétatif du blé : épiaison

l'épi sort de la gaine de la dernière feuille

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mercredi 13 mai

A voir

Entre bisou et pâturage.

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Mardi 12 mai

la machine tient ses promesses

 les temps modernes

Aujourd'hui la conditionneuse a conditionné des yaourts à la vanille de manière satisfaisante.

Sur conseils téléphoniques de notre concessionnaire, quelques tours de clé, voici la machine partie à bonne cadence pour les opérations :

-remplissage grâce à une pompe doseuse

-dépose de l'opercule aspiré par une dépression créée par l'air comprimé à 8 bars

-scellage par fer chauffé à 250 °C

-datage de la D L C par un tampon encreur

Maintenant il faut suivre la cadence, poser un pot vide et retirer le pot plein à ranger dans le bac sur le chariot, poser un pot vide et retirer le pot plein à ranger dans le bac sur le chariot et ainsi de suite...

Au bout d'un moment on pense à Charlot dans « les temps modernes », cadence infernale ….........mais un petit rayon laser assure l’arrêt du plateau tant que le pot rempli n'est pas évacué.

La mise en pot est réalisée en 25 minutes au lieu d'une heure : la machine tient ses promesses.

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Avancement des cultures

Début floraison des pois de printemps

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Lundi 11 mai

Contrôle laitier

bravo championne

On appelle cela contrôle laitier mais ce n'est pas un contrôle, comme nous en subissons d'autres, qui s'appliquent au respect de la réglementation : animaux, surfaces, cultures, épandages etc. Disons qu'il s'agit d'un suivi de production laitière réalisé par un technicien en élevage qui souvent a le diplôme d'ingénieur.

Notre contrôleur laitier est une contrôleuse qui nous vient évidemment de Bretagne, région dynamique dont nous sommes habitués à voir des jeunes débuter leur carrière à Alysé.
Notre coopérative d'élevage basée à Migennes est habilitée à mesurer le volume de lait produit par chaque vache et à prélever un échantillon pour analyse du Taux Butyrique , du Taux Protéique et des leucocytes.

Cette opération ,réalisée mensuellement en alternance, matin ou soir, permet d'établir la production de chaque vache : fiche de production individuelle. Ces résultats sont pris en compte lorsque nous élaborons les accouplements et sont regardés de près par d'éventuels acheteurs de génétique.

Nous utilisons, en revanche, très peu les compétences principales du technicien dans le domaine du rationnement puisque nous alimentons nos vaches avec les fourrages, céréales que nous récoltons et nous nous refusons à enrichir la ration en achetant des concentrés .

Nous aimons bien Charlène, petite jeune fille timide à la voix douce, qui a su s'imposer dans le monde des éleveurs, c'est un peu comme sur un terrain de foot : bravo championne !

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Intermède pour illustrer un long W E de mai

Hommage et respect

Ou l'on voit des hirondelles charger des matériaux de construction autour du point humide à la ferme pour confectionner leurs nids toujours aussi nombreux.

En illustration de ma fascination pour ces infatigables voyageuses à qui nous devons tant et que nous respectons si peu.

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Mon dada

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De l’anecdote au souvenir d’enfance

Il y a quelques jours

Ça commence par une panne : le tracteur démarre mais n’avance pas. Il n’est que 7h 30, c’est tôt mais j’appelle Didier le spécialiste tracteur de chez M C A, notre concessionnaire matériel agricole installé au village. Le mécano connait bien la faiblesse de cette série de tracteurs et déboule à la ferme 5 mn plus tard avec la pièce neuve à changer.

Un jeu d’enfant pour lui, vingt minutes plus tard je suis dans le champ pour récolter l’herbe des vaches.

Ouf ! Dans ces moments là je mesure l’intérêt d’avoir un concessionnaire proche et d’entretenir avec lui des relations de confiance.

Cette sécurité qui équipe les véhicules modernes est une bonne chose et fait resurgir de ma mémoire un évènement survenu lorsque j’avais 7 ans.

Je collais aux basques de mon père et j’étais attiré par les tracteurs. Le repas du midi vite avalé, j’étais parti jouer sur le tracteur de la ferme sans risquer les réprimandes, les adultes étant encore à table.

Emporté par la passion du jeu et l’imitation du père, je tournais le volant, passais les vitesses mais aussi le bouton du démarreur et là pas de sécurité au démarrage, le tracteur se mettait en route, avançant tout droit, montant sur le tas de fumier ou , heureusement, il finissait par caler.

Une bonne frayeur, sans doute, qui a dû calmer pour quelques semaines le téméraire “farmer” que je rêvais d’être alors.

Gamin  

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vendredi 8 mai

fulgurances prometteuses

ou je relate l'après-midi du 7 mai

Premier essai de la conditionneuse en situation de mise en pots de yaourts au coco : une nouveauté.

Le plombier a précédemment fait le raccordement à un compresseur à air pour alimenter la machine.

150 pots sont préparés, étiquetés, emplis d'une cuillerée de poudre de noix de coco râpée. Les opercules adéquats installés dans leur support devront rapidement être remplacés par d'autres achetés chez le fournisseur de la machine, les mêmes qui avaient servi aux réglages : un différentiel de poids fait que l'un se positionne parfaitement sur le pot alors que l'autre non.

Chercher des clés de 7, 13, 17 puis19, modifier les réglages, mais déjà il faut arrêter car le lait commence à cailler dans le pasteurisateur.

Le plus gros est fait et enfourné, nous n'avons pas eu le temps de configurer correctement le datage automatique sur le pot de yaourt de la D L C prévue au 28 mai.

Bon, ce n'est pas aujourd'hui que la machine a fait gagner du temps, même s'il y a eu quelques fulgurances prometteuses...

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Vendredi 8 mai

Les cygnes hagards

Ou je  relate le matin du 7 mai !

Aujourd'hui, l'élevage et particulièrement la surveillance des bêtes qui vivent dans les prés submergés par la crue de l'Yonne.

Bien sûr, l'eau s'est retirée de la moitié de la surface, le timide soleil et surtout le vent ont commencé à sécher le sol où les vaches se déplacent et se couchent plus facilement.

Le problème est que l'herbe est souillée par les déjections et la terre véhiculée par l'eau sur toute la surface des deux prés dans lesquels nous avons parqué les bêtes.

Les vaches n’apprécient pas cette herbe et nous le font savoir, elles demandent à regagner les parcelles où elles se souviennent avoir « pâturé meilleur ».

Nous devons attendre 3-4 jours qu'une petite pluie tombe pour laver le feuillage et qu'au sol l'eau poursuive son retrait ; peut-être lundi...

Nous décidons de rentrer à la ferme deux vaches prêtes à vêler (à terme le 12 et 26 mai) qui, ce matin, faisaient le dos rond ; elles seront mieux soignées.

Parmi les animaux perturbés par cette crue, les cygnes hagards surveillent la rive mouvante de la rivière qui a emporté leur couvée en devenir, installée dans les petits îlots qui habituellement leur sont protecteurs.

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Non ce n'est pas du cresson mais du trèfle souillé

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jeudi 7 mai

L’emballage

Notre réflexion du moment : l’étiquetage du pot de yaourt.

A l’occasion de notre rencontre avec l’imprimeur, nous lui demandons un devis pour étiqueter nos yaourts.

-sachant qu’on pose une étiquette pour 3-4 yaourts vendu à la ferme (il faut 1 pot étiqueté par lot vendu)

-sachant que les indications seront modifiées lorsqu’on aura notre numéro d’agrément vers la fin de l’année.

Il nous faut 7750 étiquettes en 5 modèles (nature, citron, vanille, chocolat, noix de coco).

Résultat : 5,5 cts / étiquette

Nous calculons à combien nous revient l’étiquette imprimée sur notre imprimante de bureau : 1 c

Nous décidons de continuer à faire nos étiquettes.

Déjà qu’on achète le pot : 3 cts

Le couvercle : 4.3 cts

L’étiquette nous revient à 1 / 3=0.3 ct

Total : 7.6 cts

L’emballage représente 20 % du prix de vente du yaourt nature.

La conditionneuse à yaourts qui pose un opercule thermoscellé permet d'abaisser ce coût de 40 %.

Il faut maintenant amortir la machine................

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Mardi 5 mai

La décrue

Je passe ma journée de lundi à surveiller la rivière.

La hauteur maximum de l’Yonne, pour notre village, est atteinte à midi. Dans les prés du Perthuis la crue atteint son pic à 16 h, il ne reste qu’une petite bande d’herbe au sec ou j’apporte et déroule une balle de foin que les vaches peuvent manger ou utiliser en litière.

A 18 h, le troupeau se couche et se repose. A cette heure là je suis enfin rassuré, pas nécessaire de rentrer les bêtes à la ferme.

Ce matin, 6 h 15, il n’y a plus d’eau sur la route d’accès au Perthuis, les vaches sont couchées en groupe, tout va bien.

La décrue a évacué le stress.

Aujourd’hui nous allons chercher une conditionneuse à yaourts à Thoissey (250 kms). Nous avons loué une fourgonnette de manière à transporter la machine verticalement sur conseil du vendeur.

Nous arrivons à l’heure au RDV, accueil chaleureux, présentation du personnel et de la petite entreprise. Avec la machine, impossible lors des essais de doser correctement le liquide- ici l’eau remplaçant le lait. Il n’a pas fallu moins de 2 h 30 au père et au fils, technicien, pour réussir à remplir correctement les pots après multiples démontages, nettoyages, graissages, changement de joints et tuyaux.

Finalement, nous rentrons à la ferme avec la conditionneuse, et d’autres petits matériels, dans la voiture : ouf !

Je crois que nous avons appris à dépanner une machine neuve, c’est déjà çà ! 

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lundi 4 mai

Les “culs neyés”

Les anciens qui habitaient sur la colline dans un petit village de vignerons appelaient les gens de la vallée, d’un terme un peu moqueur, limite péjoratif : les “culs neyés”

Après les 65 mm d’eau tombée ces deux derniers jours, nous pouvons encore utiliser ce terme de vieux bourguignon.

L’Yonne sortie de son lit qui n’arrive pas à évacuer l’eau des prés.

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Obsolescence programmée

Deux années se sont écoulées depuis l’achat de notre imprimante. Elle imprime toujours bien mais impossible de scanner un document ou de photocopier, une bande noire de deux centimètres sur toute la longueur. Cet appareil posé sur une étagère au dessus de l’ordinateur n’a pas subi de choc.

Tout semble en bon état dit le réparateur, je n’ai jamais vu cela.

Je crois que notre imprimante est victime de l’obsolescence programmée par la marque C….

Je le lui dis.

Le réparateur finit par se rendre à mon avis.

Nous décidons d’acheter une nouvelle machine semi-professionnelle, de meilleure qualité.

Plus durable ….. ??

CQFD

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