Mardi 10 décembre

Ce matin, à l'heure ou le soleil se lève, la température du sol contraste avec celle du fumier que nous épandons sur une parcelle de luzerne. 

Luzerne,  que nous retournerons pour semer de l'avoine au printemps prochain.

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Vendredi 18 octobre

Aujourd'hui nous assistons à une beauté de la nature.

A partager.

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Jeudi matin, Jimmy notre stagiaire accompagne aux livraisons. Ici à l'épicerie "les P'tites courses", installé au camping d'Accolay, ou nous prenons le temps d'un chocolat chaud.

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Lundi 18 septembre

Antoine

Dès huit heures ce matin nous recevons le grand Antoine Rimbault, sélectionneur de la race montbéliarde.

Aujourd’hui, il a préparé son dossier, il ne lui reste à pointer que les jeunes génisses. Pointer n’est pas le terme exact puisqu’il ne relève que les défauts des femelles.

Ensuite le travail se fait au bureau ; chercher le taureau qui possédera les qualités qui font défaut à la femelle. Le veau qui naîtra devra posséder les qualités de sa mère et de son père (selon les lois de la génétique). Ce veau devra également naître facilement (indice supérieur à 90), posséder le variant B de la kappa caséine et avoir un faible taux de consanguinité.

Pour cela il faut bien connaitre les géniteurs Montbéliard, ce qui est le cas d’Antoine

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Dimanche 15 septembre

Aujourd'hui cette dernière naissance a eu lieu au milieu du pré. 

Tout se passe bien

Cette petite femelle, Pavane, a déjà tétée sa mère 

Nous rentrerons la mère avec sa fille  pour la traite lundi matin.

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Samedi 20 juillet

Plus de peur que de mal

Un feu de chaumes se déclare à seize heures, proche d’un hameau du village Sauve-genoux

Un vent violent dirige les flammes vers les habitations

Heureusement la route nationale (D 606) et la voie ferrée retarde la progression du feu

L’énorme fumée noire alerte deux agriculteurs

Leur intervention avec tracteur-déchaumeur avant l’arrivée des pompiers contribue à l’extinction du feu

Plus de peur que de mal



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Vendredi 19 juillet

Piètre moisson

La moisson 2019 se termine

Faibles rendements

Des critères de qualité (ceux analysés !!!) médiocres

Une consolation : la paille récoltée est de très bonne qualité

Nous aurons besoin de cette paille pour nourrir les animaux

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Mercredi 17 juillet

Hiver précoce !

Aujourd’hui les vaches entament la ration hivernale.

L’herbe ne pousse plus

La luzerne perd ses feuilles

Nous avons donc fauché ce qui reste pour faire du regain

Ainsi nous distribuons les foins récemment récoltés pour nourrir les vaches :

  • Un foin de luzerne 1ère coupe
  • Un regain de luzerne
  • Un foin de pré distribué au râtelier avec accès en libre service

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lundi 8 juillet

La semaine dernière nous avons moissonné orge d’hiver et pois protéagineux.

Aujourd’hui, sur la parcelle de pois libérée nous avons semé de l’avoine. Objectif : récolter en vert du fourrage pour les vaches au mois d’octobre, si la pluie veut bien nous aider.

Aujourd’hui nous ne sommes guère optimistes sur ce dernier point.

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Lors du déchaumage ci-dessous, sont encore présents au sol, les pailles de la récolte de blé 2018 !

Vendredi 05 juillet

Une saine stimulation

L'apprenti, Vincent, et le stagiaire, Jimmy,  un duo de choc au boulot, ici pour rentrer la paille de pois.

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Jeudi 4 juillet

Quelque fois, l’enfant est admiratif de la traite - les vaches défilent comme dans un manège et les mouvements se répètent - nous appellerons l'enfant Jean.

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Samedi 29 juin

40 ° 3

Aujourd’hui, Ilette, une vache à terme le 12 juillet halète, salive et tire la langue à la manière d’un chien. Je la douche pour la rafraîchir comme je le fais quotidiennement depuis le début de semaine.

Par curiosité je prends sa température.

40 ° 3, alors que la normale est à 38° , 38° 5.

Evidemment, nous notons une baisse de la production, un amaigrissement et via l’analyse de la laiterie un lait dont la composition baisse : - 4 points en TB (gras) et – 2 points en TP (protéine)

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Vendredi 07 juin

Etude et travail manuel

Jimmy, stagiaire en classe de quatrième, a bien travaillé cette semaine. Il a eu à cœur de nettoyer à l’eau sous haute pression la moissonneuse-batteuse, de la faire briller avant le début de récolte des grains. Nous n’avons pas délaissé pour autant les devoirs d’école pour la semaine prochaine, la dernière de son année scolaire.

Idem pour Vincent qui a validé ce matin l’acquisition de son 3ème et 4ème UC pour son diplôme de BPREA, soit 100% de réussite cette année. Une prestation qui a ébloui ma collègue qui participait au jury concernant « la transformation ».

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Ci-dessous, Vincent en pose casse-croûte la semaine dernière lors de la fauche à la Vallée Froide

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Christophe, le technicien accompagné de sa stagiaire dans notre luzerne qu'on s’apprête à faucher pour faire le foin. Sans doute jeudi ...

Ce matin nous avons réfléchi avec lui les prochaines cultures à mettre en place pour répondre au besoin des clients de la coopérative bio [mises sur le marché en 2020 - 2021]. Organiser le marché plutôt que le subir, une pratique courante chez les producteurs bio qui choisissent de limiter certaines productions pour maintenir des prix rémunérateurs. 

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Vanessa a mis au point un nouveau fromage : le fromage aux noix.

C’est le cas d’école qu’a choisi Vincent pour présenter un produit transformé à son examen de fin d’année prévu le vendredi 7 juin. 

Le process de fabrication, le cheminement du lait (du pis à la vitrine de vente), les normes d’hygiène , la réglementation et le calcul du prix de revient. Va-t-il valider cette unité de valeur ?

Dans l’attente, on peut goûter à ce fromage.

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Première naissance forcée pour notre apprenti qui pilote la vêleuse avec réussite sur un mâle bien en chair.

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En complément de l'herbe, nous apportons du foin aux vaches laitières.

Depuis quelques jours, la distribution est mécanisée.

Pour la visite de la ferme de Sainte Colombe, nous nous sommes déplacés en nombre.

Très très  bon accueil

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Un jeune couple installé depuis deux ans assure la seule fabrication fermière de Brie bio.

Nos hôtes n'hésitent pas à nous inviter à manger malgré que nous nous soyons déplacés à cinq.

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Pas de chômage

Nous somme le 13 avril et pour l’instant la greffe semble prendre.

Ces deux premières semaines ont été consacré à la présentation du « nouvel associé »* auprès de quelques un de nos partenaires ; découvrir la tournée de livraison de nos produits laitiers ; la présentation officielle avec les associés de l’exploitation voisine avec laquelle nous travaillons et partageons le matériel.

La découverte des cultures et finages savamment dosé pour ne pas surcharger en info et brouiller la mémoire qui s’étalera dans le temps. De même pour l’apprentissage du nom des vaches.

Nous avons également consacré beaucoup te temps à parler pour mieux se connaitre.

Et puis fait le point sur notre futur projet de bâtiment pour les animaux que l’on doit implanter près de notre hangar à fourrage situé à 1 kilomètre au sud du village au milieu d’un champ de quinze hectares. A quel stade en est notre demande de connexion avec le réseau électrique et la fourniture en eau potable ?

Nous préparons également un déplacement par semaine auprès d’éleveurs ayant un système d’exploitation proche de ce que l’on souhaite mettre en place. La semaine qui arrive, nous ferons un déplacement en Seine et Marne et un autre en côte d’Or.

Nous ne chômons pas

*j’ai mis « nouvel associé » entre parenthèse car pour l’instant seul un contrat de travail le lie à l’exploitation en l’attente de la reprise des parts sociales qui constituera l’installation officielle.

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Période d’essai pour un nouvel associé

Aujourd’hui, Julien, arrive à la ferme pour travailler.

Dans un premier temps avec un contrat de travail (CDI) pour une période qui doit permettre de tester la bonne entente au sein du GAEC.

Après quelques mois sous ce statut, l’objectif est que Julien s’installe comme exploitant agricole en reprenant les parts sociales de Jean-Claude qui, lui, prend sa retraite.

Un changement important pour notre exploitation et un événement  qui devrait assurer la pérennité de l’élevage laitier au village.

...continuer son chemin sans dévier.

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Fidèle au rendez-vous

Depuis quelques jours, la floraison des épines noires, la présence des premiers insectes, nous guettons l’arrivée de la première hirondelle.

Aujourd’hui, 29 mars, une hirondelle a survolé la ferme, fidèle au rendez-vous.

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Vendredi 29 mars

Aujourd'hui, dernier vendredi du mois, nous reprenons le marché à la ferme de Villiers sur Tholon

Et aussi notre jeune apprenti, Jimmy, termine sa période de stage. Il y va de son petit texte.

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J’ai participé à un écornage de quatre veaux avec mon maître de stage et son apprenti. 

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Jeudi 28 avril

Aujourd’hui, jour de livraisons, Jimmy le stagiaire m’accompagne. La première tournée au sud autour de  Vermenton avec trois arrêts. Nous repassons par la ferme pour recharger et livrer au nord vers Auxerre. J’explique au stagiaire que nous devons, impérativement avant midi, livrer un comité d’entreprise et un restaurant – « fermeture » dans un cas et « coup de feu » dans l’autre. La route empruntée qui doit tenir compte de ces impératifs n’est donc pas la plus courte.

Nous allons au restaurant « le moulin de la coudre » sur la commune de Venoy qui est un endroit isolé accessible par une petite route proche de l’entrée de l’autoroute. C’est en montrant les panneaux de directions à Jimmy que je m’aperçois que cet établissement est doté de trois étoiles. Étonnement : je réalise que depuis plusieurs mois nous livrons yaourts, tommes et Vincellois dans un restaurant haut de gamme.

Je ne sais si mon état d’esprit sera le même lors de la livraison, jeudi prochain

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Nous formons des jeunes

La semaine dernière, nos deux jeunes en cours de formation se rencontraient pour la première fois. Jimmy le stagiaire de 14 ans secondant l’ancien, Vincent apprenti depuis septembre dernier.

Vous trouverez ci-dessous un texte de Vincent sollicité pour participer à notre site internet.

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Semis de Kiesérite

Je suis allé avec le tracteur, atteler le semoir à engrais, j'ai branché la prise de force ainsi que le système hydraulique.

Ensuite je l'ai ramené à la ferme pour le régler avec mon patron, pour qu'il m'apprenne à le faire tout seul.

Nous l'avons donc réglé pour mettre 150 kg par hectare, ce qui a été beaucoup trop pour les différents champs que nous devions faire, nous l'avons donc re-régler pour mettre cette fois-ci 80 kg par hectare, la dose qui convenait le mieux.

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Dimanche 10 mars

De retour vers seize heures à la ferme quelle surprise: deux nouveaux nés.  Avec quinze jours d'avance sur la date de terme., Jolie a fait des jumelles, comme l'année dernière. 

Elle a donc donné naissance à cinq femelles en trois ans, plutôt exceptionnel !

Quelle descendance pour l'avenir de l'élevage laitier.

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Vendredi 25 janvier

Résultats

Nous avons les résultats d'analyses de nos yaourts prélevés lundi .

Lystéria monocytogène et entérobactéries sont recherchées: rien trouvé.

Nos yaourts  n'étaient pas  bons à manger, mauvaise saveur, mais d'un point de vue sanitaire ils étaient parfaitement bon.

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Dimanche 20 janvier

Immangeable !

Notre associée Audrey, alertée par un proche, goûte les yaourts vanille: très mauvaise saveur en bouche.

Fabriqués lundi avec une DLC au 04 / 02, elle décide de les retirer de la vente. Aussitôt elle alerte les magasins et demande aux responsables de vider les rayons.

Nous faisons une affichette pour prévenir nos clients au magasin dès lundi.

Bien évidemment nous remplacerons tous les yaourts aux clients qui se feront connaitre.

Dès lundi nous demanderons au laboratoire de venir chercher trois yaourts pour effectuer des analyses bactériologiques.

Quels que soient les résultats nous décidons de détruire tous les yaourts de ce même lot.

Nous avons du boulot pour demain.

Nous décidons de goûter, à partir de maintenant, chaque fabrication de yaourt avant de mettre en vente… ce que nous n’avions pas fait lundi dernier !!!

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mardi 25 décembre

Aujourd’hui un petit groupe de grues est en vol vers l’Est.

Déjà de retour ? Annonce de la fin de l’hiver ?

Ou bien épiphénomène ?

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lundi 3 décembre 2018

Jour de reprise après un mois de convalescence pour l’apprenti Vincent.

Nous avons curé les petites génisses," alloté" les plus jeunes et préparé deux travées sous le hangar afin de pouvoir accueillir les génisses plus âgées se trouvant au pré. C’est l’apprenti qui se charge d’aller vider les trois bennes de fumier que nous avons remplies.

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Le petit dernier: le yaourt à la verveine

Dans le même style de fabrication qui nous est propre, nous avons mis au point un yaourt infusion verveine.

D'accord, pas très original pour une infusion !!!

A vos cuillères...

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En ce mois de décembre, nous sommes présents à la sortie sud d’Augy pour proposer nos fromages à la vente, le vendredi après-midi.

Nous avons été sollicités par Mathilde éleveuse de chèvres pour participer à ce mini marché de Noël.

Au bord de la route nationale !!!

A voir…

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Vendredi 23 novembre

La date du 15 novembre étant passée il nous est possible de faire les labours d’hiver. La terre suffisamment humide, mais pas collante, se retourne correctement. Les sillons sont bien tracés, les vers de terre sont remontés dans cette couche de quinze centimètres.

Nous comptons sur le « travail » de l’hiver (gel, dégel) pour accueillir nos semis d’avoine, d’orge et de pois dès les beaux jours printaniers en février – mars.

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jeudi 8 novembre.

Une bonne journée

Pour deux raisons

La première, bien terre à terre. Nous terminons les semis d’automne dans de bonnes conditions. Quelques trente millimètres d’eau ont redonné corps à la terre qui accueille les graines de blé en un lit douillet.

La deuxième pour préparer l’avenir. En la mairie du village et sous l’autorité du maire, nous rencontrons les décideurs qui peuvent aider à la délocalisation de notre élevage. Nos arguments sont écoutés avec intérêt et entendus par le conseiller territorial qui s’engage à œuvrer pour satisfaire notre demande : desservir notre parcelle en eau et électricité.

Une bonne journée

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Le 1er magazine SAVEURS DE L'YONNE vient de paraître, présentant des producteurs fermiers du département de l'Yonne. 

Nous avons l'honneur d' être  présentés par un  travail journalistique de qualité illustré avec des prises de vues  professionnelles et une mise en page soignée.

Un MERCI particulier à Dominique BERNERD qui réalisait, ce jour là, son dernier article professionnel.

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Vendredi 26 octobre

La terre est morte

Bilan pluviométrie

  • -Juin : 34 mm
  • -Juillet : 37 mm
  • -Août : 31 mm
  • -Septembre : 6 mm
  • -Octobre : 9 mm à ce jour

Même si on voit quelques araignées le sol semble mort - ni vers de terre, ni carabe.

La terre a la consistance de la cendre.

La terre est morte.

Pour rester dans les dates, qui nous servent de référence, nous avons réalisé 80 % des semis d’automne : blé, orge, avoine, triticale.

Nous attendons la pluie pour labourer trois hectares de luzerne et travailler plus profondément une vingtaine d’hectares.

Si le temps le permet nous sèmerons ces parcelles avant Noel (triticale et blé), sinon nous emblaverons des cultures au printemps : orge, avoine, pois.

Nous devons composer avec la météo.

L’eau est une composante essentielle de la fertilité du sol.

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Samedi 20 octobre

Cela fait quatre jours qu’à l’heure du midi, nous avons des passages de grues en direction de l’ouest.

Cela annonce un refroidissement.

La prévision météo le confirme : rafraîchissement pour la semaine prochaine, une baisse d’environ dix degrés pour les températures maximales.

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Jeudi 11 octobre

Les semis de blé sont lancés.

Nous débutons par les champs les plus éloignés de la ferme qui comportent les terres plus argileuses.

Dans la perspective où nous aurions de fortes pluviométries ce sont celles qui demanderaient de plus long ressuyage.

Trois tracteurs travaillent les champs avec un léger décalage :

- le premier prépare le lit de semence avec un vibro-packer – terre fine sur deux centimètres et tassée dessous, dans notre jargon on dit « rappuyée »

- le second réalise la répartition des graines en lignes espacées de 12,5 centimètres, six heures plus tard.

- le troisième tasse le sol, juste derrière, avec un croskill de manière à favoriser le contact entre la graine et la terre, l’assurance d’une bonne germination lorsque l’humidité sera là !

Nous sommes partis pour deux ou trois semaines.

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mercredi 10 octobre

Il y a quand même des râleurs

Nous allons à la coopérative chercher une remorque d’orge fourragère. Le silo est situé à quatre kilomètres de la ferme, c’est pratique pour faire le voyage en tracteur. Le trajet est vite fait mais, aujourd’hui, le temps d’attente est plus long. 

Alain, le responsable du silo est « overbooké ». Charger des remorques, des semi-remorques d’avoine ou d’orge, charger les sacs de semences pour les agriculteurs qui débutent leur semailles. Enfin il faut être partout et le silo est grand.

Depuis que son collègue a démissionné, Alain se retrouve seul pour s’occuper du silo. Déjà qu’il a dû retarder d’une année son départ à la retraite… Alors Alain n’est pas à prendre avec des pincettes.

Lors d’une opération de triage, des grains se sont répandus sur le sol et, même pas le temps de faire du nettoyage !!!

Alors je tente de tourner à l’humour sa situation en lui disant qu’il pourrait très bien faire sa pause de midi avec un casse-croûte dans une main et la pelle et le balai dans l’autre… Mais il me dit qu’il l’a déjà pratiqué ce sport et que, Monsieur, justement ce midi, avait envie de s’arrêter pour manger.

Bon, qu’est ce que vous voulez, il y a quand même des râleurs. Vous ne trouvez pas ?

Et puis nous, nous avons quand même mis une heure pour aller chercher nos sept tonnes d’orge fourragère !

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Lundi 1er octobre

Aujourd'hui notre bagnard dételle son broyeur après sept semaines passées à casser des cailloux dans les champs.

Ce sera sans doute la plus longue saison jamais réalisée dans toute sa carrière!

A partir de maintenant, le tracteur de tête de l'exploitation, le plus puissant(170 cv), va être utilisé pour la préparation des terres en vue des semis d'automne.

Nous passons à autre chose.

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Vendredi 28 septembre

Enthousiasme et prudence

Dernier jour de la première période à la ferme pour Vincent qui passe la semaine prochaine au centre de formation au CFPPA à La Brosse.

A l’issue de ces trois semaines, le maître d’apprentissage doit remplir une fiche sur le cahier de liaison prévu pour établir le lien entre l’école et l’entreprise.

Evidemment en début de formation les acquis ne sont pas pour le jeune « notés » au maximum. C’est bien compréhensible.

Il y a pourtant un critère que j’ai bien dû mettre au plus haut dans l’échelle de notation : La motivation.

En effet, l’intérêt, la curiosité que Vincent porte à l’apprentissage de notre métier est au maximum. J’ai même dû préciser qu’il fallait que Vincent ne se laisse pas entraîner par l’excès d’enthousiasme.

Alors enthousiasme et prudence au travail pour un futur passionné de l’agriculture.

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Mercredi 26 septembre

On en apprend tous les jours

Depuis quelque temps un jeune agriculteur nous a contactés pour s’installer sur notre ferme en remplacement d’un associé prêt à partir à la retraite.

Un projet se dessine autour d’un bâtiment pour loger les vaches laitières au milieu des champs près d’un hangar où nous stockons les fourrages.

Le site n’étant desservi ni par l’eau ni par l’électricité, nous décidons de déposer un certificat d’urbanisme auprès de la mairie. Ce document décrivant succinctement le projet de bâtiment a le mérite de demander la possibilité d’accès à l’eau et à l’électricité.

Arrivés à la mairie nous avons la chance de tomber sur le maire. Plutôt Michel car les maires dans notre village sont très proches de leusr administrés. L’étiquette politique ne compte pas lorsqu’il faut faire vivre les administrés dans les meilleures dispositions avec les voisins.

Bref, en expliquant le contexte à Michel, j’explique que le jeune est attiré par notre ferme parce qu’elle est atypique : nos animaux sont élevés au foin et à l’herbe.

- Atypique en quoi, dis-tu ?

-Ben, nos vaches mangent du foin et de l’herbe

- ?

-Ben maintenant, dans les élevages, les vaches mangent de l’ensilage… sauf dans les zones de montagne pour la fabrication de fromages AOC.

-En fait, tes vaches mangent la même chose que celles de mes parents (Michel est fils d’agriculteur)

-Eh oui, mes vaches mangent comme dans le passé.

- Ca explique pourquoi nous retrouvons les saveurs d’antan à travers vos fromages.

On en apprend tous les jours.

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Cette semaine, les hirondelles ont quitté la ferme.

En même temps, avec l'arrivée de la fraîcheur matinale, nous avons constaté la quasi disparition des mouches.

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mardi 11 septembre

Notre préoccupation pour le début de formation de notre apprenti : la sécurité.

Nous attirons son attention sur toutes les situations à risque que nous rencontrons à longueur de journée à la ferme, avec le matériel, autour des animaux…

Notre travail est truffé de pièges !!!

Il faut dire que nous avons été briefés par un conseiller en prévention, il faut respecter la réglementation sur la sécurité au travail, sinon

Sinon nous pouvons « bouffer » la ferme, ruinés, et finir en prison si notre responsabilité est engagée en cas d’accident grave survenu à notre apprenti.

A partir de maintenant nous savons que nous sommes potentiellement « emprisonnables »!!!

Bah, remarquez, en ce onze septembre, il y a eu des situations plus graves.

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lundi 10 septembre

Bon augure

Ce matin nous commençons la formation de notre premier apprenti.

Vincent, dix sept ans, prépare un BPREA (brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole) un diplôme qui permet d’obtenir les aides à l’installation.

Une formation qui s’étalera sur deux années.

La découverte de la conduite du tracteur alors qu’il n’est pas issu de famille agricole se passe presque comme une évidence.

Bonne surprise pour le maître d’apprentissage qui voit cela de bon augure.       

***               

Mercredi 29 août

Aujourd'hui notre tomme et nos yaourts infusions sont distribués par Localink.

Ces produits laitiers deviennent ainsi accessibles aux consommateurs et sont livrés à leurs domiciles sur la majeure partie du département de l'Yonne.
 

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Cet été nous avons formé deux jeunes n'ayant pas de parenté paysanne proche.

Tous deux reposaient systématiquement la fourche à l'envers.

Nous avons dû leur apprendre le bon endroit.

Ci-dessous, vous pouvez tester vos connaissances en la matière.

Résultats à l'adresse:  gaecdurelais.vincelles@orange.fr

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A

B

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En toute simplicité… avec un peu de stress

Sur France Bleu Auxerre, l’émission culinaire de mercredi prochain à dix heures sera consacrée au yaourt.

Notre collègue Audrey participera en direct et pour la première fois à une émission en studio.

Parler de la culture de l’herbe, de l’élevage des animaux, du lait et des ingrédients avec lesquels on travaille pour fabriquer des yaourts et …

sans doute à la fin le regret pour tout ce qu’on n’a oublié de dire.

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Dimanche 26 août

Aujourd'hui nous commençons à affourrager les bêtes au pâturage.

Une balle de foin dans le râtelier car l'herbe est très très ras.

***

 Vendredi 24 août

Aujourd'hui, rencontre avec une entreprise qui va distribuer notre tomme et nos yaourts dès la semaine prochaine

-Localink

une entreprise qui distribue des produits de petits producteurs sur presque tout le département de l'Yonne.

Le très faible coût de distribution, une marge de 13 %, permet une bonne rémunération du producteur et un approvisionnement du client au meilleur prix qui plus est livré à son domicile.

Un partenaire qui va accroître notre zone de chalandise 

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jeudi 23 août

Le bagne

  • -Il est où, Jean-Claude ? il est en vacances ?
  • -Non, il est au bagne, il casse des cailloux

En effet, Jean-Claude conduit le broyeur à cailloux dans nos champs qui ont le plus de pierres (Vaupiarry, chemin de pierres, Carlètes…).

C’est un travail que nous faisons les années ou la terre est très sèche. Un travail long puisque le tracteur avance à deux kilomètres à l’heure en travaillant 1,80 mètre de largeur.

Le résultat est très efficace : les pierres sont réduites en petit cailloux qui ne gêneront pas la levée des graines lors des semis futurs.

mercredi 22 août

L'effet pot ?

A dix huit heures une dame entre dans la cour de ferme :

  • -C’est bien ici la ferme qui fait des yaourts
  • -Oui, madame

La dame sort un pot de yaourt vide de son sac à main

  • -J’ai gardé ce pot vide pour avoir votre adresse
  • -En plus vous êtes à la source car nous élevons les vaches qui produisent le lait que nous transformons en yaourts.
  • -J’ai acheté ce yaourt dans un magasin à Vermenton et voyant qu’il était fabriqué proche d’ici, je suis venu voir "la ferme du relais".

La dame se dit séduite par la saveur et la fraicheur en bouche du yaourt citron.

Peut-être un effet de nos tout derniers pots de yaourts qui séduisent une nouvelle clientèle !

Mardi 21 août

Le rythme du travail à la ferme

A tour de rôle, les associés prennent leurs congés d’été.

Afin de palier la baisse de main-d’œuvre, Antonin a intégré l’équipe depuis lundi.

A seize ans passés, il fait ses premier pas à la ferme.

Il a tout à apprendre :

-conduire le tracteur

-traire les vaches

-mouler le fromage

- conditionner les yaourts

Une journée commencée à 6 h 30 et finie à 18 h 30 avec trois poses, petit-déjeuner, déjeuner et gouter.

Le rythme du travail à la ferme

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Mardi 14 août

Aujourd’hui, dans le désordre :

  • -Nous changeons deux roulements de l’ensileuse
  • -Nous changeons un pneu de la vielle citerne à eau
  • -Nous commençons à casser des cailloux à Carlètes
  • -Nous finissons d’épandre le fumier
  • -Nous jetons (dans les champs) 40 litres de lait dont le caillé est raté

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Dimanche 12 août 2018

La luzerne est une plante fourragère fantastique.

Pendant la période de canicule que nous venons de subir, la luzerne s’est arrêtée de pousser, s’est débarrassée des feuilles inférieures mais elle est néanmoins restée verte.

Maintenant que la température est devenue plus clémente, que la pluie a permis un bon arrosage, cette plante a repris sa croissance.

Tous les matins nous allons récolter une demi-remorque de la troisième pousse de l’année dans la parcelle de « la vallée froide ».

Aujourd’hui nos laitières mangent de l’herbe à pleine gueule.

La luzerne est une plante fourragère fantastique

***

Jeudi 9 août

OUF 

Les vaches ont repris leurs habitudes.

Ça se presse à l'entrée pour la traite du soir dans l'ordre habituel de passage.

Quel régal de retrouver l'appétit et ... une vie normale en élevage.

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mardi 7 août

37°C dans la salle de traite ce soir.

Toutes les vaches ne rentrent pas pour se faire traire. Je vais chercher deux vaches qui sont en début de lactation : Etibe et Indienne. Elles ont encore pas mal de lait et sont un peu amaigries.

Les vaches en fin de lactation,  proches du tarissement ne sont traites qu’une fois par jour, le matin à la fraîche.

Les animaux, comme tous les êtres vivants, souffrent des températures élevées, ingèrent moins de nourriture, maigrissent et produisent moins de lait.

Vivement la pluie !!!

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Mercredi 1er août

Nous avons commencé l’épandage des fumiers dans nos champs. De la matière organique pour fertiliser les céréales que nous sèmerons cet automne. Deux tracteurs, chargeur et épandeur, et un chauffeur qui conduit alternativement l'un puis l'autre. Pas de tout repos !!!

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Notre dame blanche maladroite lors de sa sortie diurne

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Vendredi 27 juillet 2018

Ce jour restera celui de la première mise en pot personnalisé pour notre yaourt nature.

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Mercredi 25 juillet

Bille en tête

Nous souhaitions utiliser des pots de yaourt personnalisés à l’image de notre ferme et du contenu (vanille, citron, gingembre, safran…)

Nous avons contacté deux fournisseurs différents. Le choix du fabriquant que nous avons retenu s’est très vite imposé. Une petite entreprise capable de nous mettre en fabrication des petites séries pour les parfums à faible diffusion dont nous ne trouvons pas d’opercules (gingembre, la cannelle, le safran, la lavande).

Bille en tête la commande est passée,

Le transport un peu long (une palette égarée !),

Nous réceptionnons la livraison la semaine dernière.

Au moment de mettre en pot nous nous apercevons que le nouveau pot ne passe pas dans le trou du carrousel de la conditionneuse !

Il nous faut trouver une solution

Le WE passe,

Le fabriquant de notre machine DAMY n’assure plus un service après-vente correct

Nous décidons de ne compter que sur nous même.

Nous prenons contact avec une entreprise de mécanique locale qui fait de l’usinage. Rendez-vous est pris

Aujourd’hui c’est chose faite. Démontée à midi, le carrousel est remis en place à seize heure trente.

Les premiers essais sont prévus pour demain

Bille en tête

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Mardi 24 juillet

La paille est rentrée.

Le hangar est plein.

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Mardi 17 juillet

Fin de la moisson

Çà y est la moisson 2018 est terminée. 

L'avoine et l'orge de printemps sont récoltées.

Nous gardons ce qu'il faut de semence à remettre en terre pour la récolte 2019, le reste est livré à la coopérative.

Les céréales conventionnelles sont livrées à 110 Bourgogne dont le silo est proche. Les céréales bio sont livrées à la COCEBI à Nitry, soit 50 minutes de route (lorsqu'il n'y a pas d'attente, il faut deux heures pour faire l'aller-retour).

Pour les céréales,  le travail d'une année qui s'achève.

C'est un soulagement.

Tout s'est passé dans de bonnes conditions.

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dimanche 15 juillet

Les travaux de récoltes s’achèvent

L’orage passé à seize heures est bienfaiteur, la température est passée de 31 ° C à 23 ° C. Nous respirons mieux, les vaches également. A l’heure de la traite les animaux sont motivés est défilent à bonne allure.

Ce Week-end était en mode travaux d’astreinte minimum autour des animaux.

La moisson est suspendue en attente de la récolte des orges et avoine de printemps encore à peine mûres. Le retour du beau temps, après un petit arrosage bienvenu, permettra le battage et l’ébarbage efficace de l’orge brassicole (prévu en début de semaine prochaine).

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Lundi 9 juillet

Un fourrage de luxe

Avec le retour du beau temps, vendredi, nous avons fauché le regain de luzerne. Un premier passage d’andaineur samedi entre 10 et 13 heures sur la moitié de la surface, un deuxième passage le dimanche entre 9 et 11 heures.

Aujourd’hui, nous pressons  le regain lorsque le fourrage est encore rempli de l’humidité de la nuit. Nous finissons de presser les 46 balles à 9 h 30 avant que l’air soit trop sec. Toutes les feuilles sont sur les tiges. Un fourrage de luxe pour les vaches.

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dimanche 1er juillet


Yaourt infusion lavande

À essayer

En cette fin de semaine, nous avons mis en vente notre nouveau yaourt, encore original : yaourt infusion lavande.

Alors que les pieds de lavande sont en pleine floraison, venez découvrir ce parfum tout à fait surprenant.

Surprenant parce qu’il n’a pas le gout attendu, sur les papilles, que nous connaissons par les flaveurs olfactives.

A essayer

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Mardi 26 juin

Puisque nous avons récolté les grains d'orge d'hivers, aujourd'hui, nous faisons un échantillon sur l'avoine d'hiver. 

Les grains sont secs mais il y a encore des grains blancs non remplis. 

La maturité n'est donc pas encore atteinte. 

Nous allons  attendre quelques jours.

Il y a du boulot à rentrer le foin.

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Dimanche 24 juin

Une semaine de fenaison s’achève.

Robin commence à faucher l’herbe le lundi matin à neuf heures, il termine le jeudi à midi.

Robin commence le pressage dès le jeudi après-midi et je terminerais le samedi soir : 340 balles au compteur.

Un foin de bonne qualité, fait à la faveur de conditions climatiques exceptionnelles.

Les animaux s’en satisferont tout au long de l’hiver prochain. Mais pour l’instant ils se satisfont bien de cette saison estivale.

Profitons bien

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mercredi 13 juin

L’eau du canal

Qu’elle surprise ce matin en arrivant dans le champ de luzerne, que dis-je plutôt un champ de riz. Recouvert d’eau alors que nous n’avions pas subit de précipitation orageuse depuis hier.

L’eau déborde à partir du canal qui surplombe la plaine. Nous rentrons donc à la ferme avec la remorque vide. En remplacement de la luzerne fraiche nous allons nourrir les vaches, aujourd’hui, avec le foin nouveau.

Les responsables de VNF (Voies Navigables de France) interviendront rapidement pour solutionner le problème en agissant sur l’ouverture des écluses en aval et fermeture des écluses en amont.

Nous apprendrons qu’un acte de sabotage est à l’origine de ces nuisances subit par les riverains. Nous avons dix hectares d’herbe sur pied dont nous nous apprêtons à faucher pour le foin qui ont aujourd’hui les pieds dans l’eau !!!

Il faut maintenant attendre que l’eau s’infiltre gentiment.

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Mardi 6 juin

Journée à mi-temps

Cet après-midi, ma collègue accueille des jeunes de Saône-et-Loire pour une visite privée de la fromagerie qui souhaitent faire comme nous. Audrey montre nos équipements et explique nos transformations.

Chez nous il n’y a pas de secrets à cacher aux concurrents mais des processus de fabrication à partager avec des collègues.

De mon côté, je passe la journée au jury des BPREA. Accompagné d’un enseignant, nous jugeons la partie consacrée à « la commercialisation » et passerons dix candidats à l’installation. Présentation orale plus ou moins brillante, nous validons néanmoins tous les candidats. J'en suis heureux.

Au travail à mi-temps sur l’exploitation !

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Dimanche 3 juin

In extremis

Jeudi après-midi nous fauchons 4,5 ha de luzerne. Une luzerne en début floraison, bien feuillue et haute qui s’affaisse sous l’effet de la pluie et du vent. Les très gros andains promettent d’être difficiles à sécher.

Un orage dans la nuit et une averse le lendemain matin. Décidément c’est bien mal parti pour faire du foin.

Heureusement le samedi et dimanche, conformément aux prévisions météo, sont bien ensoleillés avec une humidité relative (de l’air) qui descend à 45 % en plein milieu d’après-midi.

Fané le samedi, andainé dimanche midi et pressé le soir. Evidemment le réglage de la pression de serrage est au minimum.

Finalement les soixante cinq balles seront pressées avant la pluie, in extremis.

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Vendredi 1er juin

Toujours aussi nombreuses avec la ferme volonté de construire et se reproduire.

Jeudi 31 mai

Revitalisation du monde rural

Aujourd’hui nous signons le CDI avec Vanessa. Chaque associé doit apposer sa signature.

Notre exploitation faisait vivre deux agriculteurs jusqu’en 2013.

Aujourd’hui, cette ferme qui travaille la même surface avec un nombre d’animaux identique fait vivre quatre personnes.

La transformation de manière artisanale à la ferme nécessite une main d’œuvre importante.

Nous avons un peu le sentiment de participer à la revitalisation de la ruralité.

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Mardi 29 mai

Il y a un an nous faisions appel au service de remplacement, l’ARAY qui propose ses services pour suppléer le manque de main d’œuvre en agriculture. Vanessa donc venait aider en fromagerie en prévision des absences pour raison de santé de notre collègue.

Depuis six mois, Audrey a repris toute sa place au travail… et Vanessa est toujours là.

Nous devons transformer de plus en plus de lait pour répondre à la demande croissante de nos clients.

Aujourd’hui, une fromagère, seule, ne peut assurer la fabrication de yaourt ou de tomme et en même temps servir les clients.

C’est pourquoi nous avons décidé de nous passer des services de l’ARAY.

Nous préparons un contrat de travail, CDI, pour Vanessa.

En un an, Vanessa est devenue indispensable.

Et nous, devenons employeur.

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Passé une soirée estivale, samedi, en compagnie d'un couple de chasseurs repu

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jeudi 24 mai

Faune et fenaison

Aujourd’hui, nous commençons la fenaison. Nous fauchons pour la première fois une jeune luzerne qui débute sa floraison au milieu de trèfle, vulpin, coquelicots, bleuets, brome… les plantes accompagnatrices.

Comme le soleil est présent, la faune est de sortie : alouettes, buses et chevreuil.

Après le passage de la faucheuse, à terrain découvert, le couple de buses s’est rapidement rempli l’estomac.

La luzerne est la plante préférée des chevreuils qui savent se déplacer au grès des assolements. Dans ce champ de La Vallée Froide qui n’a pas supporté cette culture depuis une décennie, les chevreuils sont apparus dès cet hiver.

Aujourd’hui, j’en aperçois deux dont un quitte le champ devant le bruit du tracteur. Il a laissé des traces de son passage et des ronds d’herbe couchée. Je fais attention car c’est l’époque des mises bas, j’essaie de voir si les tiges de luzerne bougent devant la faucheuse.

Bien m’en a pris car j’aperçois un tout petit, encore rayé, qui se déplace maladroitement dans les herbes trop hautes pour sa taille. Il ne s’échappe pas à mon approche. Je le transporte dans une touffe d’herbe et malgré ses hurlements de porc qu’on égorge qui me surprennent, je le dépose à l’écart sur un andain. Je le recouvre et lui fabrique une petite grotte qui le met à l’abri.

Sa mère viendra le chercher ce soir et le conduira à l’abri dans un champ voisin.

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Pour les gourmands

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Acacia en fleurs

Couper quelques fleurs

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250 gr de farine, 2 jaunes d’œuf et du lait 

Battre les 2 blancs en neige

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Incorporer à la pâte

Tremper les fleurs dans la pâte

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Frire

Reste à déguster saupoudré de sucre ou mieux avec la confiture de saison: rhubarbe

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Samedi 12 mai

Accouchements

Çà y est, j’ai déposé le dossier PAC, signé.

Bon, pas tout à fait complet, car il faudra fournir une attestation de la MSA et une copie du diplôme afin de justifier l’année d’installation d’un jeune agriculteur au sein du GAEC : Audrey.

Et puis il restait encore 19 alertes, jaune, avec notamment le renseignement du nombre d’arbres dans les SNA de nos parcelles. Mais l’ordinateur a quand même accepté le dépôt de dossier car ces alertes étaient non bloquantes.

Cet accouchement là marquait le soulagement du travail de bureau, mais nous avons eu un vrai accouchement avec le vêlage de notre vieille Etibe. Avec quelques heures d’avance sur son terme (attendu le dimanche 13), elle a mis bas à 23 heures, sans aide, d’un mâle bien vigoureux. La vache va bien mais nous devons aider le petit à téter car sa mère a un gros pis (décroché, qui descend bas) avec de gros trayons. Etibe a bien délivré, seule, sans notre intervention, dans la nuit, notre travail a simplement consisté à lui apporter cinquante litres d’eau tiède.

Voilà deux délivrances en ce samedi douze mai qui sont de nature bien différente.

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Taux butyreux

Faut-il appliquer un coefficient de 43/18ème ?

Le taux butyreux moyen du lait de nos vaches est de : 43

Cela veut dire que le lait contient 4,3 % de matières grasses, soit 43 grammes par litre, en moyenne.

Ce taux peut varier suivant les vaches, leur alimentation et leur stade de lactation – en règle générale, faible en début et élevée en fin de lactation.

Chez nous ce taux a une amplitude de 38 à 50.

Dans le commerce, le TB du lait sorti des industries laitières est réglementé :

  • -Pour le lait entier, il est de 36
  • -Pour le lait demi-écrémé, le plus consommé, il est de 18

Difficile de comparer les prix d’un lait de ferme et d’un lait industriel, tous les deux portent le même nom générique et sont cependant très différents.

Faudrait-il appliquer un coefficient de 43/18ème ? 

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Jeudi 10 mai

La crème est jaune

Lorsque nous convoyons une vache tarie au près, nous faisons cela le matin après la traite et les soins aux animaux et lorsque Audrey peut se libérer de la fromagerie.

Si le voyage aller est un peu sport, le retour est une marche paisible, un moment propice à la discussion.

Hier matin donc nous sortons Fiona qui va passer trois mois au pré en attente du vêlage.

Au retour Audrey me demande quels sont les derniers résultats d’analyses du lait que nous livrons à la coopérative (Sodiaal) car elle trouve que la crème a une couleur jaune.

Puisqu’elle parle de la crème fraiche je sais qu’elle veut s’informer du T B (taux butyreux) autrement dit du taux de la matière grasse du lait.

En fait, le TB n’a pas évolué depuis la mise à l’herbe des vaches, il est autour de 43.

Le lait du moment (de printemps) n’est donc pas plus riche en matières grasses, sa coloration jaune est simplement le fait de laitières nourries à l’herbe.

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Mardi 8 mai

La paye passe par là

En ce moment nous avons en ligne de mire la date du quinze mai – la date limite pour déposer son dossier PAC. C’est devenu une activité saisonnière agricole depuis 1992 ou on avait l’obligation de laisser 10 % des terres en jachère.

A cette date nous devons, pour l’année de récolte 2018, dessiner toutes les parcelles que nous exploitons, définir les cultures précisément*.

La période de déclaration PAC est ouverte début avril et se termine à la date du 15 mai.

Le directeur de l’agriculture invite tous les paysans de l’Yonne à quatre grandes réunions à travers le département pour présenter les nouveautés de l’année et les points particuliers qui ont posé problème l’année précédente. Cette année nous devons avoir au moins 5% de terres en SIE (surface d’Intérêt Écologique).

SIE le sigle est lâché, c’est le point de focal cette année, l’année dernière c’était les SNA (Surface Non Agricole). Je ne rentre pas dans les détails, car la conversion est assez complexe, mais il faut retenir qu’on traduit en équivalent surface : arbres, haies, bosquets, mares, cultures de légumineuses (luzerne, trèfle, pois…) non traitées et cultures intercalaires en place (prévision) du 29 juillet au 23 septembre non traitées également.

Ces nouvelles dispositions ne sont pas une contrainte pour une exploitation comme la notre, le taux de SIE dépasse  20 %, grâce à la luzerne et pois bio.

Pour notre déclaration nous devons être attentif aux deux contrats particuliers que sont les parcelles conduites en agriculture biologique et en MAEC (Mesure Agri Environnement et Climatique) réduction de produits phytosanitaires.

Voilà pourquoi en ce joli mois de mai, je passe beaucoup de temps au bureau, il faut dire qu’une grosse partie de la paye passe par là (PAC).

    *par exemple une luzerne semée en 2016 est différente d’une luzerne semée en 2017 ou en 2018, elle est différente si elle est récoltée pour la graine, le fourrage ou la déshydratation

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Lundi 30 avril (bis)

Début de l’affouragement en vert

Les saisons rythment nos travaux.

Ainsi chaque année lorsque la pousse de l’herbe est suffisante nous affourageons en vert les vaches laitières et les petites génisses qui ne sortent pas au pâturage.

Nous avons une parcelle de trèfle violet d’un hectare dont la récolte principale sera la graine. Nous récolterons les graines à la moissonneuse cet été pour reconstituer notre stock de semence de ferme (qui nous servira à réensemencer nos champs sans achat de semence certifiée qui coute très chère). En préparation à cette récolte il nous faut faire une fauche précoce de la parcelle pour nettoyer, décimer les mauvaises herbes. Le fauchage de la parcelle doit se faire au mois de mai, autour du quinze, pour obtenir un compromis entre un bon nettoyage tout en préservant une récolte abondante de graines.

Nous décidons donc de faire le nettoyage de cette parcelle et utiliser cette herbe récoltée pour l’affouragement quotidien de nos vaches.

Il y a bien longtemps que nous n’avions pas nourri nos laitières avec cette légumineuse, supplantée par la luzerne, plus difficile à récolter mais qui a une appétence particulière grâce au sucre qu’elle contient.

Les vaches ne s’y trompent pas et nous le font savoir par leurs meuglements dès qu’elles entendent le moteur du Celtis, le tracteur qui affourage.

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Lundi 30 avril

L’aubépine est en fleur dans nos haies.

Selon un dicton de nos anciens, lorsque l’aubépine est en fleur, fini les gelées. A partir de maintenant nous devrions être à l’abri de grosses gelées.

J’ai tendance à répéter les dictons que j’ai entendu d’aussi loin que je me souvienne. Mais je sais aussi que ces dictons ancestraux peuvent être mis à mal par des épisodes exceptionnels engendrés par le réchauffement climatique.

Alors, c’est un ancien qui vous le dit, à partir de maintenant il ne gèlera, sans doute, plus.

A confirmer d’ici la mi-mai !!!

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Le sel de Guérande

Pour assécher, conserver et assaisonner le fromage, nous ajoutons du sel sur les fromages fermiers, la tomme, le Vincellois. Nous utilisons le sel de Guérande.

Cet additif que nous utilisons se marie très bien avec notre fromage fermier, tous deux obtenus à la sueur de l’Homme.

Récolté à la main, encore de nos jours, ce sel marin est le produit de l’ingéniosité de l’homme qui a sut utiliser au mieux l’eau de mer, le soleil et le vent.

Ce sel est le produit rescapé des marais salants de Guérande voués à une lente disparition face à la pression immobilière au début des années 1970. Sauvé par quelques jeunes néo ruraux qui portaient les cheveux longs, appelés les longs peignes, qui ont repris les marais en friche et créé une coopérative qui se chargera de valoriser le sel. Ils valoriseront au mieux la fleur de sel, récolté en surface à la lousse (une sorte de fine épuisette) avant la précipitation des cristaux.

Ces opposants au bétonnage ont réussit un coup de maître puisque qu’ils ont redonné vie et créé de la richesse sur des terrains en friches promis aux promoteurs immobiliers. Les pionniers contestataires sont maintenant à la retraite à l’image de Charles Perraud, paludier, qui fut président puis directeur de la coopérative des salines de Guérande. Une dizaine de paludier(e)s sont encore formés chaque année à ce métier.

Aujourd’hui, dans la région, à Notre-Dame-Des-Landes, une contestation s’exprime pour empêcher le bétonnage par la construction d'un aéroport dans une zone de terrains humides. Les pouvoirs publiques viennent de renoncer au projet aéroportuaire.

Est-ce que ces Zadistes, comme on les appelle, réussiront aussi bien que les longs peignes en leur temps? Ils ont fait une partie du chemin. L’avenir est à construire.

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samedi 14 avril

Jeudi, un groupe de très jeunes enfants du entre aéré de Chablis visite la ferme. Seize enfants de trois à cinq ans, accompagné par deux animateurs découvrent notre élevage de Montbéliardes.

Nous observons l’ingestion du foin et j’explique la rumination des bêtes. Cette observation est toujours passionnante. C’est une découverte, également pour les accompagnateurs.

Nous approchons les animaux les plus « câlins » qu’ils soient adultes ou jeunes.

En ce moment il y a cinq petites femelles qui tètent leurs mères dans la stabul. Les enfants sont ravis de pouvoir caresser, toucher les poils, « c’est tout doux ».

J’explique comment on reconnait les veaux qui tètent leur mère légitime et les voleurs qui tètent par l’arrière et quelques fois se prennent des bouses sur la tête.

Pour la fromagerie nous ne pouvons que regarder par les fenêtres pour voir le moulage et l’égouttage du fromage, hygiène oblige. Nous passons dans la salle de vente pour voir les produits fabriqués à partir du lait. Je crains que les enfants n’aient pas très bien compris la transformation du lait à l’intérieur de ce bâtiment !

Nous assistons au ramassage du lait en surplus par le gros camion du laitier.

La visite se termine par un piquenique dans la grange de la ferme pour s’abriter de la bruine.

Je suis invité à partager sandwich, chips et pomme. Les animateurs ont oublié de prendre le fromage et moi je ne pourrais pas le fournir puisque la législation ne permet pas aux enfants de se nourrir à base de laitage cru ; un comble lors d’une visite de fromagerie fermière !

Le groupe repart avec quelques yaourts nature et deux litres de lait en vue d’une préparation de riz au lait pour le lendemain.

Une matinée bien chargée pour les petits bouts d’choux qui pour la plupart ferons la sieste dès le retour en bus.

Aujourd’hui je reçois la visite de la directrice du centre de loisir qui découvre la ferme dont elle a beaucoup entendu parler par les enfants enchanté de leur visite ; elle vient s’approvisionner en yaourts nature.

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Mardi 10 avril

L’évènement du jour à retenir est la sortie au pré.

Six animaux sont concernés de trois différentes catégories, dans le métier nous disons lots.

Etibe, une vache tarie qui va vêler dans cinq semaines fait partie du voyage (nous la rentrerons quinze jours avant terme).

Deux génisses d’un an (de seize mois exactement) dont c’est leur première sortie en pâture. L’année dernière elles ont été nourri à la ferme comme les vaches en lactation, avec de l’herbe fauchée quotidiennement est distribuée à l’auge. Elles doivent apprendre aussi bien les barbelés que le pâturage.

Et puis trois génisses de deux ans présumées pleines ce qui veut dire que quarante cinq jours se sont écoulés depuis la dernière insémination. Ce lot entame sa deuxième saison de pâturage.

Ce matin le premier chargement sera fastidieux tant que la bétaillère ne sera pas imprégnée de l’odeur des bêtes.

L’arrivée au pré se fait par temps calme et avec la présence de la vielle vache, le groupe trouve rapidement une relative sérénité.

Encore une bonne journée

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lundi 9 avril

Le stagiaire entame sa deuxième semaine.

Aujourd’hui, nous consacrons cette journée pluvieuse au curage de la stabulation des laitières. Pour la troisième fois qu’il pratique, Medhi va opérer (presque) seul : atteler le matériel nécessaire, charger la benne, conduire au champ, vider et ensuite le paillage. La prise du fumier avec le godet pélican est correcte, mis à part trois chocs sans conséquence (qui n’ont pas entrainé de dégradation des bâtiments). Le remplissage de la remorque peut encore être amélioré.

Evidemment les petites femelles en liberté dans la stabul ont profité à plusieurs reprises de se dégourdir les pattes, aller voir leur congénères et faire le tour de la cour. C’est un sport qu’elles maitrisent bien, mais ce sera la dernière fois car à partir de la semaine prochaine c’est le sevrage et elles seront dans une écurie séparées de leurs mères.

Bon début de semaine

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Laissons faire la Nature 

Les premières hirondelles sont arrivées

Avec une floraison abondante des pruneliers et fleurs des champs apparaissent les insectes accompagnateurs. En cette première semaine d’avril nous avons vu le retour des hirondelles.

Elles ont maintenant de quoi se nourrir.

Un habitant du village particulièrement observateur de ces oiseaux migrateurs qui suit leur déplacement, demande d’installer des nichoirs dans notre ferme. Nous lui opposons un refus, expliquant qu’ici les oiseaux migrateurs trouvent naturellement gîte et couvert.

Les moucherons vivant autour des vaches constituent une nourriture abondante et je lui rappelle la petite flaque d’eau que nous entretenons dans laquelle ceux-ci prélèvent la boue utile à la construction de nids qu’ils installeront contre les poutres présentes dans les écuries ou bien dans les arcades.

Alors laissons faire la Nature.

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Mardi 3 avril

Cette journée n’est pas une bonne journée.

Aujourd’hui, nous sommes entrés en relation avec la clinique de l’école vétérinaire d’Alfort.

Nous avons passé le W E avec l’espoir que Haïda puisse être accepté dans cette prestigieuse école de formation de vétérinaires. La possibilité des faire analyses et examens avec du matériel moderne, avec un véhicule adéquate pour le transport de l’animal.

Malheureusement ce n’est pas la solution qui sera retenue ce matin, le transfert est jugé trop fatigant pour notre vache qui ne peut rester debout plus d’une heure avant de se coucher.

Il est vrai que notre animal se lève seul mais se recouche en changeant de côté. Son état de faiblesse est visible depuis dix jours qu’elle ne se nourri plus, ou si peu.

Le taux de réussite de l’hospitalisation est jugé trop faible pour que l’animal supporte d’abord le voyage et ensuite qu’il puisse se remettre d’une éventuelle intervention, alors que son transit intestinal est interrompu depuis dix jours.

La décision est prise de pratiquer une euthanasie.

Mon vétérinaire traitant est contacté. A onze heure trente l’euthanasie d’Haïda est effectuée.

L’éleveur de permanence ce W E qui a tout fait pour maintenir l’animal au mieux de sa forme pour supporter cette hospitalisation, est dépité.

Cette journée n’est pas une bonne journée.

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A l'attention du vétérinaire

 lundi 2 avril

Ce matin Haïda n’est pas très allante, lorsque je distribue le fourrage elle fini par prendre une place vacante aux cornadis lorsque toutes les autres vaches sont attablées. Elle mâchouille quelques brins de foin. Elle ne veut pas de la farine ni de l’eau tiède que je lui présente.

Je n’observe plus l’effet bénéfique obtenu par l’anti inflammatoire injecté hier matin.

Je regarde sur la posologie de ce médicament, le Fluniject, 2 ml/50 kl de poids vif. A chaque injection je mettais précedamment 20 ml, soit la dose pour un animal de 500 kg. Haïda doit peser autour de 700 kg, ce matin je décide d’augmenter la dose et lui injecte 25 ml. Pas de changement pour l'antibiotique ( 30 cc de Amphoprim) et la décoction de lin à la dose de 300 ml seulement (pas simple à faire avaler lorsqu'on est seul pour cause de W E). 

Ce matin toujours pas de bouses, seulement une espèce de mucus noir comme la semaine dernière.

Pas de surveillance  dans la journée pour cause de jour férié.

Ce soir, 18 h 30

Elle refuse le seau d’eau tiède et la farine que je lui présente.

Elle mâchouille quelques brins de foin de pré et de regain de luzerne. Le rumen fonctionne toujours.

Son flan est creux, ses côtes saillantes, anormales pour son stade de lactation, à un mois et demi de son tarissement. Elle a maigri.

Sa queue est sale, noirâtre.

Pas d’évolution positive depuis samedi matin.

Que faire ?

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Samedi 31 mars

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Nous sommes actuellement en train de réfléchir à la personnalisation de nos pots de yaourts. 

La chambre d'agriculture de l'Yonne   travaille au  projet de visuel qui illustrera nos deux pots , nature et infusion (identique à tous les parfums).

- Nous recherchons la transparence qui laisse apparaître la couleur naturel du lait

- le dessin de vache qui tient à cœur à Audrey(cadeau  d'une amie lors de son installation) 

- une reproduction partielle des bâtiments historiques de la ferme

- le logo Bienvenue à le ferme pour la diffusion des produits fermiers

- les petites fleurs pour la couleur et peut-être pour illustrer le commentaire attribué à nos yaourts nature au concours de Nuit saint Georges : bel arôme d'herbe fleurie


Les pots retenus pourraient ressembler au modèles ci-dessous

etiquette finale infusion beige

etiquette finale nature bleu

etiquette finale infusion or

etiquette finale nature blanc

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Le safran des coteaux de l’Yonne

A la fromagerie nous mettons au point un nouveau yaourt au safran. Après le deuxième essai, la juste dose de pistil semble être trouvée.

Nous allons proposer ce yaourt à la dégustation de nos clients avant de lancer la production. A savoir si nous allons commercialiser ce parfum régulièrement ou si nous ne le proposerons qu’à certaines périodes festives. Le prix de vente devrait être un peu supérieur à autres parfums pour couvrir le coût du safran que nous achetons 35 € le gramme.

Le safran produit localement sur des terres de coteaux à vignes par Miss Safran qui le commercialise transformé sous forme de confitures souhaite élargir sa gamme. Elle voudrait proposer un produit salé et teste de son côté une tomme au safran.

Après la Marmotte et le vin pourquoi pas le safran des coteaux de l’Yonne… Une appellation dans 20, 30 ou 40 ans ?

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Mardi 27 mars

Le retour de dessert chocolat pour Pâques

Aujourd’hui nous avons repris la fabrication du dessert chocolat que nous avions abandonné depuis un an.

Audrey a finalement cédé à la demande répétée de certains clients, il y aura donc des dessert chocolat pour Pâques au magasin de la ferme.

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Vendredi 23 mars

La terre au bon moment

Aujourd’hui, nous avons terminé nos semis de printemps.

Débutés il y a quatre semaines, lors de la période de gel sur les terres d’areines, légères et interrompus par la pluie, les semis d’orge, de pois et d’avoine ont pu se finaliser cet après-midi dans les terres rouges, lourdes et argileuses.

Par expérience nous savons que la probabilité d’obtenir une belle récolte avec des semis effectués dans de conditions peu favorables est réduite.

Nous sommes maintenant dans l’attente d’une fenêtre météo favorable au désherbage mécanique des cultures d’hiver.

La terre, il faut savoir attendre pour la travailler au bon moment

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La ferme, un bâtiment qui a sa vie

Cette année, cela fait soixante ans que je vis à la ferme qui est dans la famille depuis octobre 1921. Mon arrière-grand-père qui était boucher de formation, a acheté la ferme , lorsqu’il était à mi parcours de sa vie, vers quarante ans. Il était épaulé par sa femme, fille de meunier, qui assurait le quotidien.

Bref, cette ferme a permis à quatre générations de gagner son pain sur une décennie. Ce bâtiment occupe donc nécessairement une grande place dans le cœur de la famille issue d’Augustin et de Mathilde DUJON.

Pourtant un récent voyage à « l’autre bout du monde » m’a fait prendre conscience de la place qu’occupe la ferme dans le cœur des personnes qui l’ont visitée dans leur enfance.

En effet j’ai rencontré à Vancouver une famille, trois frères et sœurs, qui ont conservé de très bons souvenirs de leur enfance passée à Vincelles. Venir chercher le lait à la ferme faisait partie du monde merveilleux des enfants.

Vancouver, ville du Nouveau Monde sur la côte Pacifique, a une histoire très récente de 130 ans elle a un développement galopant autour de ses buildings, tout l’opposé d’un village de Bourgogne.

Le choc de deux mondes !

Cependant lorsque les Vancouvérois reviennent en France, ils n’oublient pas le petit tour à la ferme de leur enfance, font quelques clichés.

A la vue de ces photos, faites par des étrangers, j’ai réalisé que les bâtiments n’appartenaient pas seulement à la famille et qu’ils faisaient partie d’une histoire beaucoup plus vaste et riche.

La ferme, un bâtiment qui a sa vie

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Aux P'tites courses à Accolay, l'heure du café

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jeudi 8 février

Une bonne chose de faite

En fromagerie, le lavage quotidien se limite au matériel utilisé, aux tables de travail et d’égouttage et au sol.

Aujourd’hui nous avons fait le grand nettoyage du sol au plafond, le dessous des tables, derrière le mobilier que l’on déplace rarement.

Nous nous sommes mis à trois pour faire ce travail. Cet ouvrage est réalisé avec efficacité, rapidement, ne nous a pas semblé une corvée.

Une bonne chose de faite.

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Inséminateur, un métier qui se féminise

L’insémination est un service qui fonctionne tous les jours de l’année, à l’exception de 4 ou 5 jours fériés.

Lorsque nous observons une vache en chaleur, nous laissons un message sur répondeur téléphonique avant onze heure ou bien huit heure trente le dimanche et jour férié. Nous indiquons le nom ou le numéro de la femelle à inséminer dans la journée et le nom du taureau que nous souhaitons. Souvent nous proposons plusieurs noms de pères possibles (sans consanguinité) de manière à laisser de la souplesse pour organiser l’intervention de l’inséminateur – éviter les kilomètres supplémentaires pour s’approvisionner d’une dose rare au centre de stockage à Charmoy.

Chaque inséminateur possède, dans son containeur d’azote liquide un panel le plus large possible de doses de sperme congelé pour chaque race : Primholstein, Montbéliard, Normand, Brun, Charolais, Limousin, Blanc Bleu…

La profession d’inséminateur était masculine à 100 % au siècle dernier. Puis il y a eu Marie-Jo qui est arrivée et qui fut la seule femme pendant des années, on l’appelait « la femme » quand ses collègues masculins était nommaient par leur prénom.

Aujourd’hui avec le renouvellement important des générations, 50 % des inséminateurs sont des femmes.

Lors du dernier passage de mon inséminateur, Mégane était accompagnée d’une jeune fille stagiaire qui entame une formation pour exercer ce métier.

Un métier qui se féminise

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lundi 5 février 2018

100 % né sur place

Aujourd’hui, à la sainte Agathe, Lenza à donné naissance à une petite femelle très vive, debout après une heure de vie, et à la tétine de sa mère une heure plus tard.

Lenza est la petite femelle dont nous avons filmée la naissance il y a deux ans et demi, vidéo qui illustre notre ferme.

Cette femelle née aujourd’hui semble posséder les qualités d’élevage de sa mère. Elle va ele même vêler dans deux, trois ans, et devenir une vache laitière au milieu de notre troupeau qui se constitue au fil des années.

Tous nos animaux, parce qu'ils sont nés à la ferme, portent un numéro qui commence par FR 895288….

Ainsi, au fil des saisons, se constitue notre  cheptel,100 % né sur place.

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Vendredi 26 janvier

Chômage technique

Aujourd’hui, nous sommes contraint d’arrêter l’activité à la fromagerie, non pas que nous avons les pieds dans l’eau, mais parce que les eaux de lavages ne s’évacuent plus.

Depuis jeudi soir la vaisselle s’entasse dans le bac de lavage.

La station d’épuration du village n’arrive pas à absorber les eaux usées et les canalisations du réseau communal ne se vident pas.

Nous avons lavé le tank à lait, prêt pour lundi matin ?

A voir…

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Le 21 janvier 1910 était le maximum de la crue enregistré à Vincelles, une maison en porte encore la marque.

Il y a eu également le 15 mars 2002 qui à marqué la commune de Vincelles par des inondations importante.

Aujourd’hui, 23 janvier 2018, est une autre date de grande inondation

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Vendredi 19 janvier

La police de proximité

Dix sept heures, j’attends une visite d’un gars chargé de faire un prélèvement de terre. Comme tous les ans en cette saison, nous devons réaliser un R S H (reliquat sortie hiver) afin de calculer les besoins azotée des plantes juste avant d’établir le plan prévisionnel de fertilisation.

Donc lorsque j’entends un véhicule entrer dans la cour de ferme, je pense voir mon homme avec sa tarière.

Mais non, surprise, c’est une voiture de gendarmerie qui fait le tour de la stabulation au ralenti. Je pointe mon nez « N’ayez pas peur, on fait seulement une petite visite », me dit le chauffeur sans descendre de son véhicule.

L’effet de surprise passé, effectivement nous entamons une discussion sur notre boulot, sur notre actualité et sur l’activité de la fromagerie. Les gendarmes écoutent, se montrent intéressé et connaissent nos produits : les fameux yaourts citron.

La discussion n’est pas désagréable, les deux gendarmes se montrent sympathiques.

Est-ce la déclinaison pour la gendarmerie de la nouvelle police de proximité

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samedi 13 janvier

Concours révélateur !

Notre préoccupation du moment est la réception d’un groupe de confrères, mardi et mercredi prochains dans notre fromagerie.

Une formation, organisée par le centre fromager de Bourgogne, doit se dérouler dans notre atelier de transformation pour la pratique, la théorie sera abordée dans une salle communale.

Deux thèmes seront abordés : les yaourts et les pâtes molles.

Comme nous ne fabriquons pas de fromages à pates molles, depuis plusieurs semaines nous avons réalisé quelques essais avec plus ou moins de réussite qui serviront à visualiser – illustrer- les résultats obtenus pour chaque technique développée, comme dans un laboratoire.

Quatorze personnes sont attendues en plus de la technicienne, Guillemette, et Audrey*.

Un réel engouement pour cette formation.

Un engouement qui n’est peut-être pas étranger aux médailles que nous avons obtenues au concours de Nuit St Georges au printemps.

Concours révélateur !

* Un Béninois fait le déplacement avec l’aide d’une association caritative Jovinienne. Un jeune homme de 35 ans qui travaille au contact de Peuls et a l’ambition de valoriser au mieux la production d’environ 1000 litres de lait – sachant que là-bas’une vache produit 2 l/jour. 

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Vendredi 5 janvier

Contre notre gré, nous consentons à rentrer à l’étable, génisses et vache tarie. Bien nous en a pris puisque deux jours plus tard, les pâtures étaient submergées par la crue de l’Yonne.

Il faut nous réorganiser face aux aléas climatiques.

Les animaux, maintenant à la ferme, sont nourris au foin coupe tardive - le moins nourrissant et pourtant excellent cette année.

Nous commençons les inséminations, à l’observation des chaleurs exprimées. Ce qui nous laisse entrevoir des mise-bas dès le mois de novembre 2018, un peu plus tôt que nous le souhaitions.

Nous n’avions pas mis en équation une crue au mois de janvier.

Pas facile de programmer des vêlages en février pour faire coïncider la production laitière avec les besoins de la fromagerie.

Nous nous adapterons.

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Jeudi 4 janvier 2018

Ci-dessous le travail produit par notre stagiaire dans sa première semaine de découverte de notre exploitation, du 18 au 22 décembre 2017.

Le texte est brut, j'ai seulement ajouté  quelques mots qui paraissent en italique pour plus de précision.

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Bonjour à toutes et à tous, je m’appelle Medhi.

Actuellement en BTS ACSE (analyse,conduite et stratégie de l’entreprise) au LEGTA LA BROSSE. J’ ai choisi de faire un stage dans une exploitation en polyculture élevage bovins lait, car c’est une passion depuis mon plus jeune âge. Grâce à du bouche à oreille j’ai trouvé une exploitation laitière en GAEC dans le village de VINCELLES. Un des trois associés, Jean-François BOULLE, après un rendez-vous, a accepté de me prendre en stage pour 9 semaines répartis sur 2 ans. 

J’ai effectué ma première semaine de stage du 18 décembre au 22 décembre. Le premier jour je commence à 8h30. Arrivé à la ferme, je me change directement en tenue adéquate et je me dirige vers la petite pièce pour rejoindre mon maître de stage et y boire le café pour discuter du déroulement de la journée. Une fois le café terminé j’ai pris la fourche pour repousser l’avoine servant à nourrir le troupeau de 18 vaches laitières de race Montbéliarde. J’ai ensuite effectué cela pour les génisses de 1 et 2 ans et les génisses de 3 mois sevrées. Pour les grandes génisses je leur met à disposition de l’avoine en affouragement en vert et du foin en libre service au râtelier. Il faut bien veiller qu’il soit répartis sur les endroits où les animaux ont accès. 

Une fois cela terminé nous sommes allés au pré voir les génisses de 2 ans et la vache tarie. J’écoute les conseils et les tâches à exécuter : tout commence par le visuel, regarder si aucun animal n’est isolé, si le râtelier n’est pas vide et si la botte est accessible à tout le monde. Il faut aussi pouvoir déceler des présences de chaleur cela peut se remarquer au comportement de la vache ou bien d’autres facteurs. Ce matin là, deux vaches ont été réformées en raison d’un manque de place, il n’y a que 18 places disponibles pour les vaches en lactation. 

Normalement j’aurais dû aller en fromagerie, mais le premier jour je ne savais pas qu’il fallait une autre tenue propre, des chaussures propres, ce qui m’a donc obligé à me rendre au bureau de l’exploitation avec mon maître de stage dans lequel j’ai appris à remplir une fiche de sortie de bien vivant , où il faut inscrire des données sur les animaux sortis de l’exploitation. Je l’ai ensuite mis dans une enveloppe pour la donner à la factrice pendant sa tournée. Ensuite étant donné que je n’ai pu aller à la fromagerie, j’ai été à un rendez-vous à la SAFER afin de voir pour obtenir 47 ha en location. Pour cela il a fallu remplir une fiche d’inscription pour se porter candidat sur les terres proposées. 

En début d’après midi nous allons à la paille pour que j’apprenne à charger la remorque à fourrage afin d’effectuer la litière pour les animaux. Ensuite une fois revenus à la ferme nous partons à l’herbe, la tâche phare du stagiaire qui consiste à faucher de l’herbe et la charger dans une remorque distributrice. Une fois revenu de l’herbe, une pause café s’impose avant la traite des vaches. Ensuite nous avons effectué la traite des vaches laitières et là, je vois comment il faut préparer la machine à traire, le faisceaux trayeur ou plus communément appelé la griffe, j’observe beaucoup les bêtes qui viennent et qui repartent et j’apprends le prénom des 18 vaches (Fléole, Ivette ,Etibe, Fiona etc..). Pendant la traite, deux fois par jour, les vaches ont le droit à deux gamelles de concassés d’orge. Il faut savoir que tous les aliments sont auto-produits sur la ferme. Une fois la traite finie, la salle de traite propre,la distribution de l’herbe fraîchement fauchée est donnée aux génisses et aux vaches, le foin est remis en place dans les râteliers. Il est 18 h 30 la journée est finie. 

Les autres jours de la semaine je commençais à 6h30 , j’arrivais en avance et attendait que mon maître de stage arrive sur l’exploitation, une fois arrivé, je me change pour aller traire et préparer la salle de traite et comme ça les autres jours aussi. Le mardi après-midi j’ai assisté à une restitution de la part de bio bourgogne conjointement avec la communauté d'agglomération qui par le biais d’une étude sur plusieurs agriculteurs a recensé des éléments qui caractérisent l’agriculture sur le secteur de l’Auxerrois. C’était très enrichissant. 

Dans la semaine nous avons reçu un matin un groupe d’élève en BPREA, ce qui m’a permis de voir en étant avec mon maître de stage comment présenter l’exploitation à des inconnus de la manière la plus simple possible c’était très sympathique et convivial pour ma part. Jeudi matin, après les vaches j’ai appris à préparer les commandes pour les livraisons à Jeudi matin, après les vaches j’ai appris à préparer les commandes pour les livraisons à ATAC Vermenton et « Aux petites courses » un commerce petit mais très chaleureux. Après cela nous avons curé la stabulation, j’ai appris à curer durant cette journée cela m’a beaucoup plu. J’ai curé deux travées à l’aide d’un tracteur fourche et ensuite j’ai rempli la remorque prévue à cet effet. Le transport à été fait par moi même accompagné pour que par la suite je sache le faire seul. J’ai beaucoup apprécié. Puis nous avons été à l’herbe pour les vaches « herbe de noël ». Une vidéo sera publiée sur les activités de noël par mes soins.

Nous avons aussi commencé un plan prévisionnel de fertilisation pour l’année 2018 cela demande réflexion et de patience avec l’outil informatique. Ensuite pour le dernier jour après les vaches, le café, et le fumier j’ai eu le plaisir de recevoir mon professeur en charge de suivre le fonctionnement de mon stage sur le « GAEC DU RELAIS ». cela a permis de répondre aux questions de mon maître de stage parlant de la convention. En début d’après midi j’emmène la dernière benne de fumier tout seul ce fut une réussite. J’ai adoré, ensuite j’ai nettoyé le matériel avec un nettoyeur haute pression afin de laisser le matériel propre pour qu’il soit réutilisable dans les meilleures conditions possibles. Nous sommes retournés à la paille j’ai chargé le plateau de paille moi-même au début et mon maître de stage a chargé les bottes sur le dessus afin qu’on puisse avoir le temps d’aller à l’herbe avant la traite. Une fois l’herbe faite la dernière traite finie, je démarre la distribution de  "l’avoine de noël" tout seul et cela m’a beaucoup plu mais il me reste encore énormément à apprendre au sein de cette entreprise qui forme au métier d’agriculteur. 

J’ai apprécié cette semaine au sein de cette exploitation, cela m’a permis de voir un autre fonctionnement, et m’a permis de commencer mon gros travail de réflexion pour le rapport. 

Je tiens à remercier Jean-François BOULLE pour m’avoir accueilli et appris beaucoup de choses durant cette petite semaine.

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