Mercredi 30 septembre

Préparation aux semis

Labours terminés, il est temps de préparer les terres pour les semis d’automne des céréales d’hiver.

Les céréales d’hiver sont les variétés qui doivent subir en terre le froid hivernal : plantes bien enracinées sur un sol tassé avec un feuillage développé, toutefois avant la formation de l’épi, très sensible aux températures négatives.

Nous choisissons donc de semer les variétés en fonction du climat moyen attendu dans notre région.

Nous prévoyons de semer d’abord l’avoine d’hiver, ensuite l’orge brassicole d’hiver, puis le blé « Euclide », pour terminer par le blé « Apache ».

15 jours de travail à réaliser au mois d’octobre de préférence, c‘est possible s’il ne pleut pas trop comme en 1987 ou 2013 (cumul d’eau supérieur à 120 mm).

Mardi 29 septembre

Sortie une vache tarie et rentré une génisse pleine, mais cette fois nous avons utilisé la bétaillère pour effectuer le transport, à deux personnes, c'est plus sécurisant, d'autant que ces deux bovins ne sont pas des plus dociles. Je crois que nous sommes décidés d'habituer nos animaux à voyager ainsi.

Cet après midi, arraché quelques chardons à la pioche et dégagé des arbres tombés dans un fossé, un travail que nous prenons rarement le temps de faire contrairement à nos anciens qui savaient l'importance du drainage après les pluies hivernales. C'est à eux que je pensais en faisant le travail équipé d'une tronçonneuse !

Ci-dessous, illustration d'un vol à la tétine !

lundi 28 septembre

Cette belle journée d'automne est illustrée par cette vidéo

Vendredi 25 septembre

Illustrant le quotidien de notre élevage, une vidéo qui dure près de cinq minutes et qui se termine sur l'annonce d'une intervention de la matinée qui participe à la qualité du lait. Cela   montre aussi  la bonne santé de nos veaux. A vous de juger.

Jeudi 24 septembre

Conditionnement des yaourts citrons à consommer jusqu'au 15 octobre, voir sur la  vidéo les quatre phases automatisées.

Quatrième insémination pour Babouchka depuis son vêlage en mai, elle a souffert de la chaleur cet été et a beaucoup maigri, elle a du mal à « remplir ».

Aujourd'hui, naissance d'une belle femelle à treize heures, sans intervention de notre part, elle est rapidement debout et trouve le tétine de sa mère avant la traite du soir. Elle s'appellera Lili comme son arrière-grand-mère, vache discrète qui a fait une longue carrière à la ferme et « a marqué » le troupeau (de sa génétique).

Cinq femelles son nées ces trois dernières semaines, un nombre suffisant pour le renouvellement. Nous savons que l'avenir est là. Celles-ci devraient commencer leur carrière laitière en février-mars 2018, si tout va bien !

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Mercredi 23 sept

Aujourd’hui, une brève réunion pour une grande décision. Nous devons solutionner la faible production laitière estivale.

Les besoins en lait pour la fromagerie sont au plus haut les mois d’été et si le développement se poursuit, d’ici deux ans tout la production passera à la transformation. Or notre coopérative qui ramasse le lait que nous n’utilisons pas, ne passera plus si les volumes qui lui sont proposés passent sous la barre des cent litres. Si nous décidons de nous passer de la Coop, cela signifie que nous devons travailler tous jours à la transformation du lait et donc dimanche et jours fériés !

Nous avons décidé de mettre en adéquation notre production avec les besoins en lait ; cela parait évident, peut-être, mais c’est une petite révolution chez nous !

Décaler les vêlages de six mois, fin d’hivers au mois de mars pour avoir le maximum de lait de mai à septembre. Un seul avantage pour l’éleveur, les besoins nutritionnels de la vache concordent avec la pousse optimum de l’herbe. Mais il faudra prévenir les soucis de santé aussi bien des vaches que de leur veaux qui naissent en fin d’hivers, nourris avec du foin qui a perdu ses vitamines après plusieurs mois de stockage. Il faudra également réussir les inséminations fécondantes au mois de mai, juin lorsque les vaches en forte production laitière seront amaigries ; on ne peut pas empêcher une vache de pomper sur ses réserves de graisse corporelle lorsqu’elle consomme une nourriture riche en protéines comme l’herbe de printemps. Il nous faudra retarder la mise à l’herbe des génisses pleines et donc les nourrir plus longtemps au foin ; du boulot supplémentaire !

La décision est prise, nous restons livreurs à la Coop, nous devrons résoudre les problèmes techniques qui se présenteront et trouver un nouvel équilibre; objectif 2017, le temps de l’élevage car nous ne voulons pas acheter des bêtes pour accélérer la mutation.

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Lundi 21 septembre

Aujourd’hui, curage la stabulation car nous sommes déjà à trois semaines de la dernière fois, sans compter qu’en ce moment elle est bien « remplie » : 19 vaches (17 en lactation et 2 prêtes) et 5 petites femelles.

Ci-dessous, 2 vidéos illustrent le début et la fin de journée.

Vendredi 18 septembre

Aujourd’hui, comme tous les vendredis, c’est jour de tomme (voir la vidéo ci-dessous : le geste précis du décaillage à la lyre).

55 litres de lait feront 4 tommes, environ 4,5 kg ou 12 litres de lait sont nécessaires à la fabrication d’un kilo de tomme.

La commercialisation est prévue dans huit semaines soit à la mi-novembre.

Jeudi 17 sept

Notre concessionnaire de machine à traire installe un nouveau programmateur de lavage. Il repart en fin d’après-midi avec un matériel qui ne fonctionne qu’avec l’intervention humaine entre chaque phase de nettoyage

-1er cycle : rinçage à l’eau tiède

-2ème cycle : lavage en circuit fermé à l’eau chaude et lessive

-3ème cycle : rinçage à l’eau froide

En cause, le manque d’une pièce qui assure la transformation de la tension de 380 à 24 volts entre le nouveau matériel et l’installation existante. Quelques jours à patienter pour profiter pleinement de l’automatisation.

Ce matin, passé deux heures à réparer les clôtures détériorées par peuplier et arbres morts abattus par les rafales de vents enregistrées mercredi après-midi ; tronçonneuse d’une main et crampillons de l’autre.

Promesse tenue en élevage, Haïda a vêlé seule à deux heures du matin d’une belle femelle à la date du terme. Elle était inséminée avec une dose de taureau sexée qui donne en moyenne neuf femelles sur dix naissances.

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Mardi 15 sept

Aujourd’hui, je ne retiendrai que la surprise qui m’est apparue lorsque j’ai visité mes vaches au pré: un petit groupe de cigognes faisant halte dans sa migration vers le sud. C’est la deuxième fois que je suis témoin d’un passage qui, il y a une douzaine d’années, concernait quatre animaux dans un champ au moment des semis du mois d’octobre.

Lundi 14 septembre

Prendre date

   La chaudière à gaz installée dans la fromagerie depuis quelques mois se met en sécurité (arrêt) puis se remet à produire de l’eau chaude après quelques minutes d’arrêt ; un dysfonctionnement désagréable. Le problème dans notre salle de traite est que le lavage de la machine à traire et du tank à lait automatisé nécessite un apport d’eau chaude au moment précis de l’incorporation du produit lessiviel. Le respect de cette contrainte n’étant plus de mise lors du dysfonctionnement de la chaudière, nous devons intervenir manuellement pour le lavage et surtout pour transporter de l’eau chaude à partir de la maison d’habitation. Aujourd’hui nous avons demandé au plombier- chauffagiste d’apporter son expertise pour solutionner ce problème. Nous avons pris date.

   Installé neuf depuis un mois et demi un poste d’électrification de clôture qui se recharge avec un panneau solaire ne fonctionne plus le matin, la batterie ne se recharge pas correctement. J’ai reporté l’appareil chez le vendeur( concessionnaire du village) pour le remettre en état . Nous avons pris date.

   Surpris du montant trop élevé de la facturation d’une prestation de notre concessionnaire Delaval, j’ai obtenu l’engagement d’un rabais sur l’achat et l’installation d’un nouveau programmateur de lavage de la machine à traire (toujours pour améliorer la qualité du lait). Nous avons pris date.

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Week-end 12 et 13 septembre

Surveillances

Etat des cultures

-repousses de luzerne, entre 5 et 10 cm, à peine suffisant pour reprise de l’affouragement des vaches

- jeune semis de luzerne : levée régulière au stade « une feuille vraie » (la plantule possède deux cotylédons et une feuille). Une petite parcelle proche de la forêt a été visitée par des sangliers à la recherche de vers de terre, bilan : des ornières, dommageables autant pour le matériel de récolte du fourrage que pour la terre qui va se retrouver nécessairement mélangée au foin l’an prochain !

-jeune semis de colza : au stade cotylédon sur les parcelles de plateaux (en hauteur) et au stade trois feuilles dans la vallée au bord de la rivière où il est le plus développé. Dans la parcelle de « la Vignelle » le colza est clairsemé, quelques pieds coupés à la base par les oiseaux et d’autres avec les feuilles trouées par les morsures d’altises (insecte).

Etat des prairies

- l’ensoleillement n’est plus suffisant pour recharger la batterie du poste de clôture électrique avec son panneau solaire, mais les vaches restent sagement à l’intérieur du pré par habitude et parce que l’herbe « leur pousse sous la gueule »

Etat des animaux

- surveillance vêlage, voir vidéo ci-dessous.

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Mercredi 9 septembre

La tendance (mode) du moment en agriculture est la pratique du semi direct.

Cette technique consiste à ne plus travailler le sol avec le tracteur. On abandonne la charrue et tout outil qui touche à la terre, seul le semoir est admis.

Le semoir, pour semer la culture principale et les cultures CIPAN, qui vont couvrir le sol, consommer les éléments fertilisants présents dans le sol ; celles-ci sont destinées à être détruites et leur décomposition nourrira la culture principale.

Avec cette technique, c’est le ver de terre qui travaille la terre, il digère les débris végétaux en surface, creuse les galeries qui aèrent et drainent le sol.

Les avantages de cette technique sont nombreux :

-faible utilisation de carburant car les travaux des champs sont réduits.

-érosion réduite.

-faible besoin de main-d’œuvre.

-moins besoin de matériels et donc réduction des coûts de productions.

Seul inconvénient : utilisation de désherbant pour détruire les CIPAN. Le Glyphosate, la matière active du Roundup, est utilisé en grande quantité est vient d’être reconnu comme produit probablement cancérigène.

Dans notre cas, nous continuons à travailler mécaniquement la terre : déchaumage, labour, hersage, roulage. Avec tous les inconvénients que cette technique traditionnelle induit et notamment la consommation de carburant, prés de 100 litres/ha.

Les deux tiers du fuel GNR seront consommés sur les mois de juillet, août, septembre et octobre. Ce carburant est livré par une petite entreprise indépendante du village.

CIPAN : Culture Intermédiaire Piège à Nitrate

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