DSC02515

DSC02510

mardi 29 décembre

Depuis hier, reprise des horaires habituels d’ouverture de la fromagerie avec le retour de notre laitière.

Aujourd’hui, mise au point d’un nouveau processus de fabrication pour nos yaourts aromatisés qui permet de compenser la baisse des ventes de ces produits laitiers frais en cette saison.

Notre pasteurisateur d’une contenance de cent litres ne permet pas de traiter correctement des volumes inférieurs à trente litres. Lorsque nous faisons un seul parfum avec cette quantité, il nous faut écouler 200 yaourts dans les quinze jours suivant la fabrication.

Aujourd’hui, à partir de la même cuvée de lait sucré, agité et ensemencé pendant trente minutes, nous séparons par moitié, il nous reste trois quarts d’heure pour parfumer et conditionner 100 yaourts vanille et 100 yaourts coco ; ils seront à consommer avant le 19 janvier. Cela nous permettra de fabriquer plus souvent le yaourt aromatisé que le client trouvera avec une DLC plus longue !

Même si la consommation peut se faire une semaine au-delà de la date limite, il n’est pas question de vendre après cette fameuse DLC, les produits doivent être sortis de la chambre froide et entreposés dans le frigo personnel pour famille, amis et œuvre de bienfaisance.

***

vendredi 25 décembre

Pour les fêtes, Audrey sort un nouveau "produit": le plateau de six faisselles individuelles.

Servi avec de la gelée de groseille cela fait un beau dessert, je l'ai testé.

***

DSC01059

DSC01060

Jeudi 24 décembre.

Deux évènements retenus aujourd’hui :

Réveil à quatre heures pour que la traite soit terminée à 6 h 15 lorsque le camion de la Sicavyl charge deux vaches. C’est la solution que j’ai retenue afin que le troupeau ne soit pas trop perturbé par le départ de ces deux vaches.

Et puis je profite de la présence d'une nacelle à la ferme pour travaux de toiture, pour faire un panoramique des bâtiments. Avec la participation des artisans, y compris John que l'on ne voit pas apparaître sur la vidéo.

Enfin une longue journée quand même !

***

Mercredi 23 décembre

La mouche de Noël

Ce matin, à deux jours de Noël, commençant la traite à 6 h 30, les mouches sont déjà présentes sur le dos des vaches.

Non je ne rêve plus, je suis bien réveillé et nous ne sommes pas au mois de juillet !

D’accord ces bestioles ne sont pas agressives, piquantes et elles ne dérangent ni les vaches ni le trayeur. C’est ça la différenciation avec sa consœur estivale.

La mouche de Noël fait la trêve !

***

mardi 22 décembre

En raison des congés que prennent les associés à tour de rôle, le magasin à la ferme est fermé jusqu’au dimanche 27 décembre. La livraison du supermarché du village est maintenue.

Ci-dessous une vidéo de la cabane du cheval avec la toiture refaite par le beau-frère bricoleur. Ok pour les vents d’hiver !

Optimisme

L’agriculture se transforme continuellement mais devra encore se remettre en question avec les décisions qui viennent d’être prises dernièrement à la COP 21.

Deux documentaires passent sur les écrans qui laissent envisager un avenir prometteur : « Dernier continent » et surtout « Demain » de C DION. Outre les domaines de l’éducation, l’économie, l’énergie, la démocratie, l’agriculture est essentielle pour nourrir les populations. De multiples exemples existent déjà : permaculturejardins urbains… Quand l’homme met sa matière grise au service de l’essentiel, on se laisse aller à l’optimisme.

***

L’écureuil aussi prépare l'hiver

Il faut innover un peu

Pour les fêtes de fin d’année Audrey sort deux nouveautés : un fromage blanc présenté dans sa faisselle individuelle vendue par lot de six et un fromage à tartiner aux herbes.

Disponible uniquement au magasin à la ferme, c’est notre contribution pour agrémenter les tables de fin d’année.

La tomme au cumin ne devrait pas être disponible avant la mi janvier.

Il faut innover un peu

***

lundi 7 décembre

Les deux dernières petites génisses sont âgées de 2 semaines, elles ont tout juste l’âge de voyager, ce matin elles prennent le camion du ramasseur de la CIALYN pour gagner leur nouvel élevage à Treigny en Puisaye.

Pour les trois plus âgées, trois mois et demi, c’est le jour de l’écornage. Sous anesthésie, l’acte est bouclé en une demi-heure. Ouf, une bonne chose de faite ! C’est un boulot que nous détestons et dont il faut se débarrasser.

Cet après-midi nous allons chercher les matériaux nécessaires aux travaux que nous envisageons avec « le beau-frère bricoleur » pour améliorer la sécurité et le confort des travailleurs ainsi que celui des bêtes.

***

Vendredi 4 décembre

La spirale de l’isolement

Grand nettoyage du SAS d’entrée de la fromagerie et des vitres de la salle de traite.

Nous faisons cela en préparation de la visite de notre exploitation par un groupe d’éleveurs-transformateurs prévue mardi prochain.

Une journée organisée par le centre fromager de Bourgogne qui permet, autour d’un thème technique, principalement de se rencontrer entre transformateurs fermiers du département.

Nous apprenons en fin de journée que, faute de participants suffisamment nombreux (cinq inscrits), cette visite est annulée.

Faut dire que l’animatrice, Guillemette, doit se déplacer depuis Davayé, le sud de la Bourgogne région d’implantation de nombreux élevages de chèvres. La spirale de l’isolement

***

jeudi 3 décembre

Révision

Visite sanitaire de notre vétérinaire ou le questionnaire de cette année traite de la fièvre aphteuse.

Notre élevage n’est pas à risque vis à vis de cette maladie puisque nous n’introduisons pas d’animaux venant de l’extérieur, nos vaches se nourrissent à partir de la production de nos terres et ne pâturent pas de parcelles mitoyennes d’autres élevages.

Ainsi la probabilité que cette maladie fasse son apparition dans notre élevage est proche de zéro.

Néanmoins il n’est pas inutile de rappeler les symptômes : boiterie et salivation excessive.

***

mercredi 2 décembre

Atypiques, vache et orge

Mouvement d’animaux ce matin- nous rentrons deux bêtes proches du terme, une vache et une génisse-nous chargeons Babouchka dans le camion de la SICAVYL pour l’abattoir.

Nous sommes en sureffectif dans la stabulation, 21 vaches pour 18 places aux cornadis, il faut donc que nous sortions 1, 2 ou même 3 bêtes.

Nous n’avons pas de vache à tarir avant quatre ou cinq mois. Notre acheteur n’a pas de clients, en ce moment, pour de « vieille » Montbéliarde (plus de neuf ans). Nous décidons de sortir une vache, ce sera Babouchka choisie pour son âge et parce qu’elle ne se sera jamais accoutumée à la salle de traite.

Pour passer à la traite, il faut pousser cette vache qui se cache au plus loin et qui consent à ne passer que dans la deuxième stalle pour donner son lait avec grande lenteur.

Babouchka était une bonne laitière mais elle restera dans notre esprit pour sa morphologie et son tempérament atypique.

Nous devrions dorénavant gagner cinq bonnes minutes sur le temps de traite.

Cet après-midi nous montons deux tonnes d’orge au grenier que nous sommes allé chercher au silo de la Coop sur les quinze qu’elle nous stocke depuis la moisson. Habituellement nous reprenons les grains cassés et les petits grains qui résultent de l’opération de calibrage effectuée sur les orges destinées à la brasserie. La récolte 2015 fut d’une telle qualité que le silo n’a pas eu à réaliser de triage. Cette année, nous reprenons donc l’orge telle qu’elle fut livrée à moisson. Cette année fut atypique pour la récolte d'orge d'hivers.

***

Haut de page

mardi 1er décembre

Ce matin

- curage de la stabul

- séparation de deux femelles pour sevrage.

Cet après midi, signature d’une convention et d’une charte : la charte de bonnes pratiques en élevage qui se superpose à « la route du lait » propre à notre coopérative, SODIAAL. Deux heures trente pour passer en revue tout ce qui touche de près ou de loin à l’élevage : hygiène de traite, stockage du lait, soins aux animaux, logement, alimentation, stockage des produits vétérinaires, local phytos…

A la fin, le technicien de la Coop qui passe la revue émet ses recommandations :

-tenue du registre d’étale à parfaire sur 2 points

-modifier le sens d’ouverture de la porte de la salle de traite

-contacter le vétérinaire pour la visite d’étable

-remplir le DUER (document unique de l’évaluation des risques) recommandé dans un délai de 4 mois

Nous sommes coopératifs

Nous sommes devenus coopératifs…

***

Dimanche 29 nov.

Ce matin, réveil après onze heures de sommeil…

Une nuit très réparatrice.

Merci « mon Dieu » d’avoir inventé le dimanche pour se reposer.

Non, je déconne, la religion n’a rien à voir avec çà, il me semble qu’on s’en est débarrassé en 1905, en France (loi de séparation de l’église et de l’état).

***

photo Dujon coupe peupliers

samedi 28 novembre

Semaine passée

Quelle curieuse semaine où à travers le bûcheronnage, nous retrouvons les sensations des travailleurs d’antan qui utilisaient leurs muscles. Solliciter les jambes lorsqu’il faut faire des allers-retours pour transporter les branches avec de lourdes chaussures crottées, les cuisses et le dos car il faut se relever 1000 fois/jour pour ramasser le bois, les biceps bien sûr pour soulever les billes de bois ou le merlin qui frappe les coins pour fendre, et bien sûr, manipuler la tronçonneuse qui pèse trop lourd en fin de journée.

Alors le soir, on se met au lit, de bonne heure, harassé, le corps endolori, la luminosité de la pleine lune ne nous empêchera pas de dormir comme une souche d’un sommeil qui sera réparateur puisqu’on reprend le même rythme le lendemain.

Comment ne pas faire le parallèle avec une photo datant des années trente où l’on voit l’arrière-grand-père, Augustin DUJON, posant avec sept bûcherons, certains torse nu, devant deux rangées de peupliers abattus dans un alignement parfait, débités en billes régulières. Certains tiennent la pose avec un passe-partout, d’autres ont une cognée et deux autres tiennent une scie à chaine d’un mètre de long entraînée par un moteur thermique, l’ancêtre de la tronçonneuse.

De cette photo transparaît la fierté du travailleur. Cela valait bien une pose devant l’ouvrage terminé. Mise en scène parfaite.

La similitude avec notre travail s’arrête là puisque nous recherchons l’invisibilité à exploiter cette parcelle qui borde une aire de repos de cette route nationale 6 très fréquentée. Aujourd’hui, nous craignons le vol de notre bois que nous tâcherons de débarder dès que la terre sera sèche, par l’effet du gel sans doute en cette saison. Le seul accès se fait par cette route en passant par le champ labouré du voisin si peu coopératif.

***

Haut de page