Jeudi 28 janvier

Une journée de pluie

Le paysan qui sommeille en nous se réjouit d’un temps de pluie-bénéfique- l’eau source de vie.

Bien sûr il faut adapter son activité, pas question d’aller couper du bois à l’extérieur.

Aujourd’hui nous trouvons à nous occuper à l’abri du hangar, pour appointer* des pieux, et au bureau pour finaliser l’enregistrement de la compta 2015.

Appointer : on peut aussi utiliser le verbe appointir et non épointer comme je l’ai utilisé précédemment qui veut dire enlever la pointe !

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Mercredi 27 janvier

Comme tous les mercredis, la fromagerie tourne au ralenti : livraison à la ville et approvisionnement auprès d’une coopérative de distribution de produits biologiques afin de nous fournir en ingrédients et produits d’entretiens nécessaires à la laiterie.

Aujourd’hui nous dégageons le long d’un chemin pour planter notre prochaine clôture. Quatre peupliers à abattre-les bourgeons bien avancés mesurent un centimètre- le bois est gorgé de sève-impossible de fendre les billes de bois, la sève jaillit lorsque le merlin s’abat-la fendeuse en viendra à bout plus tard sur des bouts de cinquante centimètres.

Encore une journée où on constate l’avancement de la végétation !

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Mardi 26 janvier

Parmi les conséquences de la FCO (fièvre catarrhale ovine) qui sévit dans notre Pays, l’exportation d’animaux vivants subit un coup de mou. Puisqu’il y a plus d’animaux sur le marché que de transactions, les cours chutent et certains animaux ne sont même pas commercialisables, ils doivent rester dans les fermes.

C’est ce qui arrive à notre dernière femelle, âgée d’un mois, qui a un gros nombril, conséquence d’un arrachage du cordon ombilical à la naissance.

Que va-t-on faire de cette petite femelle qui a pourtant une très bonne santé (voir vidéo ci-dessous).

Aujourd’hui nous avons déjà huit femelles sevrées, plus que le renouvellement nécessaire à notre élevage ; nous ne voulons pas la garder.

Nous envisageons donc d’élever cet animal au pis de sa mère jusqu’à quatre mois pour en faire un veau de boucherie.

Comment le commercialiser :

-en vif ou en carcasse auprès d’’un artisan boucher ?

- découpé, mis en colis de cinq ou dix kilos et vendu à la ferme ?

Voilà une question à résoudre d’ici Pâques

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Lundi 25 janvier

Aujourd’hui est le jour de basculement de l’hiver ?

Des  grues en vol vers le sud en croisent d’autres en direction du nord

Le dicton qui dit : "à la saint Vincent l’hiver quitte ou reprend"

Une observation et un dicton laissent penser que l’hiver a basculé ; qu’en sera-t-il ?

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Jeudi 21 janvier

Aujourd’hui Audrey a rendu sa copie : les ventes de produits laitiers de l’année. Douze factures, une par mois détaillant pour chaque gamme ce qu’elle pense avoir vendu – les quantité fabriquées retirées des autoconsommations et offertes pour cause de dépassement de DLC, et puis bien sûr, des produits qui ont déjà fait l’objet de facturation.

Comme pour tous les produits alimentaires la TVA s’applique à 5,5 % ce qui veut dire que lorsque le consommateur achète un yaourt 50 cts, nous encaissons cette somme pour en reverser 2,61 cts à l’Etat, nous gardons donc 47,39 cts pour nous. Le solde de cette TVA se règle début mai, notre comptable devra superviser tout cela avant cette date.

Cet après-midi nous accueillons le représentant en matériel agricole pour évoquer notre tracteur fourche qui vieillit avec des problèmes récurrents de boite de vitesse avec 6500 h au compteur (oui comme sur les avions, nous comptons en heures de marche et non en kilomètres parcourus). Bien sûr en bon commercial, il nous propose un tracteur neuf, mais nous préférons comparer le coût d’une remise en état de la boite de vitesse avec le remplacement par un tracteur d’occasion équipé d’un chargeur neuf : 7000€ et 17000 €. Voir le modèle de tracteur proposé car le gabarit et donc la maniabilité serait différente !

Réflexion menée avec l’exploitation voisine puisqu’il s’agit d’un matériel en commun.

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Ci-dessous, petite vidéo. Pour 600 mètres de clôture à réaliser, est-ce qu'il y a suffisamment de pieux? A l'attention de Pascaline

mercredi 20 janvier 2016

Il arrive que nous trouvions une balle de mauvais foin sous le hangar.

Même parmi l’excellent cru 2015, il y avait 6-8 balles qui avaient mal séché, restées quelques jours sur le côté plat, non protégées de la pluie (sur le rond, l’eau ruisselle), ou bien elles auront été empilées sous le hangar pas suffisamment sèches.

Donc lorsqu’on sort une balle comme cela, impossible de la distribuer aux vaches laitières, ni aux jeunes.

Nous mettons cette balle en litière aux vaches taries ou aux génisses, nous coupons les ficelles et laissons les bêtes manger le meilleur, sachant qu’elles ont toujours du bon foin dans le râtelier

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Devinette: Quelle est l'activité du mardi 19 janvier ?

réponse

Lundi 18 janvier

Enfin la journée que nous attendions avec impatience.

- 4°C ce matin, le terrain labouré qui jouxte notre parcelle d’acacias est bien gelé, nous pouvons débarder notre bois et sortir du champ sans mettre de terre sur la route nationale.

Une remorque de pieux déchargée sous le hangar et deux remorques de bois de chauffage bennées dans le fond d’un pré à l’abri d’un bosquet.

Le bois de chauffage sera empilé plus tard et nous nous apprêtons à fendre les pieux , si nécessaire, les épointer et les empiler sur le terrain à clôturer.

Aujourd’hui, le jour qu’il ne fallait pas manquer.

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Jeudi 14 janvier

Rentrée à l’étable

Ce matin une petite gelée blanche au soleil levant, la rentrée à la ferme des six dernières vaches et génisses encore au pâturage.

Plus beaucoup d’herbe dans les prés, annonce de gelées à venir qui mettront les abreuvoirs hors d’usage, du foin dans les granges, autant de raisons pour décider de la rentrée des bêtes à la ferme.

Les bêtes : 2 génisses à saillir, 3 génisses inséminées dont une échographiée gestante, 1 vache tarie à terme en mars.

Vidéo ci-dessous

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Mardi 12 janvier

Multiples tâches

-Accueil du plombier qui remplace l’échangeur à plaques de notre chaudière à gaz, débranche les tuyaux de chauffage au sol qui n’alimentent pas la salle de caillage et de fabrication. En dépannage de la pompe à eau, démontage de l’aspiration à réparer à l’atelier (retour dans 48 h ?).

-Ecornage de trois petites femelles (idem chronique du 29 avril)

-Curage des génisses et commencé la stabul des laitières (à finir demain matin)

PS : des nouvelles du veau né la semaine passée-le colostrum décongelé s’est montré efficace=pas de diarrhée

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Lundi 11 janvier

L’hiver chaque commune rurale laissait échapper des fumées signalant l’exploitation de bois de chauffage au-dessus des parcelles boisées et des forêts. A l’époque des fours et des cuisinières à bois on exploitait la charbonnette, bois d’un diamètre inférieur à 6 cm qui avait son « utilité » mais il fallait se débarrasser des petites branches et laisser place nette au sol. Faire un feu était tout un art lorsque le bois était humide on y passait beaucoup de temps et c’était un moment de repos des bûcherons. Ces feux permettaient également de se réchauffer ou de se sécher, feux de confort !

Depuis une dizaine d’années la réglementation interdit de faire du feu, les branchages doivent rester au sol pour une décomposition lente, lutter contre l’érosion, favoriser les repousses, protéger la faune…

Et puis pour traiter un sujet d’actualité, ces pratiques participent à la limitation du réchauffement climatique. Aujourd’hui tout bûcheron réduit son empreinte carbone, c’est passé dans ses habitudes. Les us et coutumes changent.

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Vendredi 8 janvier

Réunion des associés après plus d’un mois de suspension dû aux congés. Deux heures qui n’ont pas été suffisantes pour aborder tous les sujets :

-La chaudière à gaz mise en service il y a un an ne fonctionne toujours pas : chute de pression, bouchage de filtres, arrêt intempestif nécessitant un redémarrage manuel elle ne fournit pas les performances attendues (débit, températures). Le désagrément principal se manifeste au lavage de la machine à traire et du tank à lait car le cycle du lavage à l’eau chaude se termine à la température minimum admise : 35°C. Attendons le passage prochain du plombier qui doit remplacer l’échangeur à plaque pour la quatrième fois !

-L’état de fonctionnement du hâloir est évoqué avec son hydrométrie de 50% qui assèche trop rapidement les fromages. Conséquence : pâte pas assez moelleuse=moins de vente=moins de fabrication=moins de fromages frais (humides) qui entre dans le hâloir= moins d’humidité= baisse de l’hydrométrie : un cercle vicieux. Remède : baisser la vitesse de la VMC ( voire arrêt la nuit), se renseigner sur un appareil humidificateur, sortir les tommes sèches en fromage râpé (achat d’une râpe ?).

-Rappel des soins aux petites génisses sevrées afin qu’elles n’adoptent pas le réflexe de succion de leurs congénères, mobile de réforme lorsque l’animal aura atteint l’âge adulte.

- Audrey s’engage à finir le dossier d’agrément d’ici la fin février (objectif souhaitable). Cet agrément nous ouvrira les portes des cantines de collectivités.

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mercredi 6 janvier

Ce matin nous nous précipitons à la ré-ouverture de notre concessionnaire, après 19 jours de fermeture : porter notre poste de clôture électrique qui ne fonctionne toujours pas (service après vente oblige !) et à l’atelier notre vieux tracteur fourche en réparation d’une fuite d’huile. Nous le ménagions depuis une quinzaine.

Cet après-midi, ouverture de l’exercice comptable 2015 ; je commence ainsi l’enregistrement des factures d’achats de l’année dernière, cela fait un an que je n’ai pas utilisé le logiciel, le comptable me fait une piqûre de rappel : dans le journal des achats le hors taxe se met au débit tandis que le TTC se met au crédit du compte fournisseur. Simple ! Je sais déjà que je l’aurai oublié l’an prochain! A chacun son métier.

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mardi 5 janvier

Suffisamment d’anticorps ?

Dustie a vêlé seule à treize heures, quatre jours avant terme.

Pour éviter à son veau d’avoir la diarrhée comme ses frères et sœurs nés avant lui, nous décidons de lui faire boire le colostrum d’une autre vache conservé au congélateur.

Le biberon présenté avec sa tétine synthétique ne semble pas lui convenir. Cependant sur le point d’abandonner, nous réussissons lors d’une ultime tentative, en glissant le biberon entre les trayons de sa mère lors de sa tétée.

Il aura bu 1,5 l de « bon colostrum » aujourd’hui, il peut maintenant se rassasier au pis de sa mère.

Aura-t-il ingéré suffisamment d’anticorps pour le prémunir de la diarrhée? 

La réponse d’ici quelques jours.

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Lundi 4 janvier 2016

Aujourd’hui, retour au plein effectif sur la ferme.

La comptabilité qui devait commencer ce matin est reportée à mercredi après-midi pour cause d’arrêt maladie de notre comptable.

Cet après-midi nous profitons de belles éclaircies pour aller au bois d’acacia abattre quelques arbres et débiter pieux ou bois de chauffage suivant la rectitude des billes.

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