lundi 29 février

Augmentation

L’année dernière, Audrey a passé la hausse des prix de vente de certains produits laitiers à la date du 1er avril. Non ce n’était pas un poisson d’avril mais que n’a-t-elle pas entendu !

Cette année nous avons choisi la date du 1 er mars pour appliquer les augmentations.

Une hausse conséquente pour le petit fromage rond qui passe de 2,20 à 2,50€ ; Audrey estime que la qualité de celui-ci est maintenant stabilisée pour ne pas dire aboutie.

Les autres augmentations s’appliquent sur les yaourts :

Le nature a 0,43 cts

L’aromatisé à 0,53 cts

Lait, faisselle, crème fraiche et tomme gardent le même prix.

Audrey rencontre ce matin le responsable du supermarché pour faire passer ces hausses de tarifs. Pas simple, notre « partenaire commercial » souhaite augmenter sa marge.

Nous souhaitons passer les 3 cts/yaourt, le commerçant veut y ajouter 2 cts, soit au final pour le consommateur : 5 cts.

Finalement un accord est scellé en coupant la poire en deux.

Les yaourts augmentent de 4 cts au supermarché, la marge passe à 15 % sur le yaourt nature.

Ouf, c’est fait !

Ce n’est pas un moment que nous aimons dans notre métier. Vite passons à la production…

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dimanche 28 février

Enfin !

Après avoir tant décrié le lait, une radio d'envergure nationale  réhabilite notre production: le lait.

Une émission radiophonique culinaire en ce dimanche midi qui met en valeur notre fameux lait cru. Je recommande de la 12 ème à la 35 ème minute de l'émission  pour l'essentiel ou comment réinventer le passé !

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jeudi 25 février

Réinventer l’éleveur !

Cet après-midi, je suis invité à la présentation du travail d’une classe de 3ème année d’ingénieur Agro Sup Dijon. Nous faisions partie des 22 agriculteurs enquêtés par les étudiants qui doivent répondre à une problématique des JA (jeunes agriculteurs) : Peut-on installer un jeune éleveur sur la zone de protection de captage de la ville d’Auxerre – Peut on développer la culture de luzerne ?

Dans la salle 3 agriculteurs, 2 représentants de la SAFER, 1 de la Chambre d’agriculture, 1 conseiller de gestion, 2 DDT, 1 maire, 1 adjoint, 2 JA, 2 représentants de l’association de la Plaine de Saulce puis l’enseignant-chercheur et ses 20 élèves.

Un gros travail synthétisé est présenté en 35 mn avec son volet sociologique et économique. Les commentaires et questions arrivent ensuite, les élèves défendent et argumentent sans se laisser désarçonner. Ils ont fourni un bon travail d’autant qu’ils ont été empêchés de sortir sur le terrain pendant plusieurs semaines suite aux attentats du 13 novembre.

Bravo, les jeunes !

Mais on peut aussi voir les choses sous un autre angle

Cette étude est la énième fournie depuis 15 ans pour réfléchir aux actions à mettre en place afin de protéger la qualité de l’eau sur le périmètre de captage qui alimente 50 000 personnes.

Les résultats des travaux présentés aujourd’hui laissent entrevoir la possibilité d’installer un jeune éleveur qui nourrirait ses bêtes avec de l’herbe.

Tous les acteurs présents dans la salle semblent prêts à envisager et aider un projet allant dans ce sens.

Concrétisation dans 5 ou 10 ans ? Peut-être….

Tel est le constat dans notre petite région devenue céréalière parce que l’élevage ne fait plus rêver ! Qu’il faut aujourd’hui le réinventer !

Je pense que dans la campagne et dans cette salle, à part les élèves, nous sommes tous responsables de ne pas avoir su transmettre l’envie et la passion de l’élevage aux plus jeunes.

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Mercredi 24 février

SNA

Une nouveauté de la PAC 2016 qui s’applique rétrospectivement pour 2015.

Depuis vendredi et un mail de la DDT (Direction Départementale des Territoires) nous pouvons accéder sur le site de Télépac à nos SNA (Surface Non Agricole). Les photos satellites sont de plus en plus précises et font apparaitre plus de détails.

Cette année et pour les cinq années à venir (PAC 2015-2020) plus de 35 ha de SNA nous sont attribués: voies ferrées, routes, chemins, lisières de forêts, taillis, haies, arbres alignés et arbres isolés.

Parmi les 35 ha, 1 ha pourra être comptabilisé en SIE (surface d’Intérêt Environnemental) dont nous devons consacrer 5 % de la ferme. Nous aurons l’occasion d’en reparler d’ici la déclaration 2016 qui doit s’effectuer avant le 15 mai 2016. Mais dès aujourd’hui, après vérification des parcelles, je dois retourner à la DDT 3 photos qui font apparaitre des arbres qui n’existaient plus au 15 juin 2015. Le courrier part à la poste demain, la démarche doit être réalisée avant le 1er mars- un délai de 10 jours ! – je ne sais comment sont traités les gens qui n’ont pas accès à l’internet !

Compliqué tout cela j’en conviens, mais SNA restera la sujet de la semaine et la cause de la saturation des lignes téléphoniques de la DDT

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Mardi 23 février

Journée de pluie = journée consacrée à l’entretien

  • Notre plombier remplace la pompe à eau du groupe qui alimente les points d’eau ne nécessitant pas d’eau potable, comme le lavage du quai de traite (gros consommateur)
  • Lavage, cette fois à l’eau du réseau (hygiène oblige), de la fromagerie. Nous profitons qu’il y a peu d’activité pendant les vacances de notre fromagère pour nettoyer derrière les meubles, mais aussi la salle de caillage, les WC et le SAS d’entrée.
  • Vidange du petit tracteur fourche dont on doit renouveler le filtre et l’huile hydraulique 2 fois/an. Le faible volume d’huile disponible dans le réservoir est extrêmement sollicité par la direction et par les mouvements répétés de montée et descente du chargeur pour manipuler les balles de fourrage.        

Dimanche 21 févier

Circuits-courts

Ce que nous cherchons à mettre en place

Il n’y a plus beaucoup d’élevage laitier dans notre « Pays »

Combien de communes n’ont plus de vaches élevées sur leur sol

Notre petite région est devenue céréalière

A l’élevage laitier on associe contraintes, astreinte 365 jours/an

Nous résistons à l’esprit ambiant qui prédomine autour de nous. En acte de résistance nous continuons à élever des vaches laitières et nous souhaitons nous assurer que cela perdure en transmettant notre passion à des jeunes comme un passage de témoin pour employer une métaphore sportive.

Tel est notre objectif

Pour faire renaître cet esprit dans notre « Pays », nous souhaitons mettre en place la commercialisation en circuits-courts de nos produits laitiers transformés à la ferme.

  • -Le magasin ouvert à la ferme depuis 1 an
  • -L’approvisionnement d’un rayon à la superette du village est en place depuis 8 mois
  • -Nous souhaitons cette année proposer nos produits aux collectivités locales : écoles, maison de retraite…

Pour avoir le droit d’entrée dans ces structures il est nécessaire d’obtenir un agrément des autorités sanitaires. C’est pourquoi nous travaillons en ce moment à l’élaboration de ce «gros» dossier qui nous permettra d'obtenir notre numéro d'agrément.

Notre objectif : les circuits-courts

En traduction politique, nous pourrions dire que nous sommes dans l’esprit de la COP 21.

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Samedi 20 février

Le hangar

Le stockage de nos fourrages se fait sous un hangar distant de 1 km de la ferme.

Ce hangar construit il y a quatre ans au milieu des champs, en bois de chêne pour la structure, et douglas pour le bardage, est aussi le refuge hivernal des rongeurs, attirés par les graines restées dans la paille, passées à travers le battage de la moisson. Nous devons poser des appâts raticides mais cela ne les empêche pas de se « faire les dents » sur les ficelles qui lient les balles rondes que nous ne pouvons plus reprendre et charger sur la remorque fourragère. Il nous faut charger cette paille en vrac dans une benne qui sera déversée dans la « stabul » où nous devons extirper les ficelles emmêlées, nouées dans les brins de paille. Un boulot qui mobilise une énergie particulière, cette année plus que d’habitude, parce que la paille 2015 a été récoltée en brins longs avec des restes de graines. 

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Vendredi 19 février

Faire son marché fait partie du boulot ?

Aujourd’hui, oui

A la veille d’augmenter nos prix de vente des yaourts et fromages, nous devons faire un relevé des prix pratiqués par nos collègues. Nous profitons du marché du vendredi à la ville. Nous constatons que nos prix sont inférieurs ce qui conforte notre décision. De quel ordre sera l’augmentation ? Notre yaourt est au même prix depuis trois ans : 40 cts, il pourrait passer à 43 cts. La décision sera prise par Audrey d’ici quelques jours.

En attendant elle va prendre trois jours de congé.

Anecdote :

Les propriétaires de Black, le cheval de selle que nous gardions en pension depuis une semaine, sont venus reprendre leur animal. Avec sa maitresse, tous deux prennent la route à pied pour se rapprocher de leur domicile, une dizaine de kms sont prévus avant de trouver une nouvelle pâture où le cheval se reposera à nouveau pendant quelques jours.

A la question qui m’est posée : combien je vous dois pour la pension, je réponds naïvement, rien, mais si vous voulez, vous pouvez faire marcher notre commerce à la fromagerie.

Aujourd’hui, donc, le maître de Black est ressorti de la fromagerie avec un flyer et la promesse de revenir !!!

Moralité : si vous cherchez pension pour votre animal, venez à la ferme, vous trouverez accueil, gentillesse et surtout naïveté !

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Jeudi 18 février

La surprise fait progresser

Suite à la recherche de réduction de charges à la fromagerie, nous avons changé de fournisseur pour les ingrédients bio des yaourts. La première livraison arrive ce matin à 9 h 00. Audrey est impatiente de goûter les nouvelles gousses de vanille.

C’est pourquoi, aujourd’hui, nous allons mettre en œuvre la fabrication de trois parfums différents à partir d’une même cuvée de pasto : 5 l de coco, 5 l de vanille et 10 l de citron (conditionnés dans cet ordre).

Tout se passe bien. Finalement cette livraison surprise fait progresser notre processus de fabrication.

Autre point important : des nouvelles de notre recherche d’associé

Parmi de nombreuses propositions généralement renvoyées sur le site officiel du Registre Départemental à l’Installation, aujourd’hui, premier contact téléphonique sérieux avec un candidat

A suivre …

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mercredi 17 février

Le beau-frère bricoleur a soudé et remis en état l’épareuse. Je poursuis ainsi l’entretient des haies qui bordent les près. Délaissées depuis 2 ou 3 ans, il y a du boulot – cinq passages en moyenne pour gagner deux mètres par endroit.

« Les Herminaux » est un finage enclavé entre le village, la grande route, le canal et les étangs. Taillis et landes isolent cet ilot qui est interdit de chasse par sécurité. C’est pourquoi les animaux sauvages vivent en quiétude dans cet endroit. Voir la vidéo ci-dessous 

lundi 15 février

Pour quelques jours, nous logeons BLACK qui se repose avant de poursuivre son voyage jusqu’au département voisin. La vidéo a été réalisée lors de notre première rencontre - pas très sauvage, la bête !

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Friday, February 12

This morning a big hundred liters of milk to the pasteurizer that once curdled filled abundantly 7 moulds tome that can be offered to consumers in early April, on sunny days.

Then we take time to brush four-legged tiles, joints and plinths behind the tank and the manufacturing room tables.

Need to paste from time to time and we love...

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vendredi 12 février

Ce matin une grosse centaine de litres de lait au pasteurisateur qui une fois caillés ont remplis abondamment 7 moules à tomme qui pourront être proposé au consommateur début avril, aux beaux jours.

Puis nous profitons de temps libre pour brosser à quatre pattes le carrelage, les joints et les plinthes derrière le tank et les tables de la salle de fabrication. Il faut bien s’y coller de temps en temps et nous adorons …

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jeudi 11 février

Production hivernale = autant de travail

J Claude est toujours à l’appointage des pieux équipé d’une nouvelle lame de scie circulaire au carbure. Nous nous sommes lassé de faire affuter nos anciennes lames et le coût de cinq affutages est identique à l’achat du nouveau modèle qui ne nécessite qu’une révision tous les cinq ans ! Ah si on l’avait su plus tôt …

En fromagerie, nous fabriquons de petites quantités de yaourts citron et yaourts coco avec une pasteurisation de 30 l de lait. A la température de 90°C, 10 l sont mis en seau et refroidis au bain-marie en agitant manuellement. Ensuite, après incorporation du zeste de citron, 20 l sont refroidis automatiquement par circulation d’eau froide dans la double paroi du pasteurisateur. L’opération se réalise en 10 mn dans ce cas alors qu’il faut 30 mn pour ramener à la même température les 10 l pour les yaourts coco.

Les quantités à fabriquer doivent se limiter à ce que nous pouvons écouler dans les huit jours, étant entendu que ces yaourts possèdent une DLC de 21 jours après la date de fabrication.

Produire moins de yaourts pendant la période hivernale, demande autant de travail que mettre en œuvre 60 l de lait d’un seul parfum.

Production hivernale = autant de travail !

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Mercredi 10 février

Aujourd’hui nous écornons les deux dernières petites génisses de renouvellement (trois mois et demi). Pour la première fois, sur les conseils du vétérinaire remplaçant, nous opérons sur les animaux à jeun.

C’est une réussite, le produit anesthésiant injecté qui a une action sur le rumen*, n’a pas perturbé la digestion. Un bel appétit pour le repas du soir - céréales et deux foins - c’est bien reparti.

Nous complétons ensuite le stock de céréales, deux voyages au silo pour rapporter nos douze tonnes d’orge qui restaient en stock à la Coop. Cela va nous suffire pour les quatre mois à venir d’ici la moisson 2016.

Rumen = panse

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mardi 9 février

Nous avions confié la recherche d’un remplaçant pour notre associé qui envisage la retraite d’ici la fin de l’année à la Chambre d’agriculture qui met en relation cédant et repreneur.

Joint au téléphone hier, le responsable de ce service se montre pessimiste quant à trouver un candidat par l’intermédiaire de son réseau, le RDI (registre départemental à l’installation).

« Vous comprenez, l’installation dans le cadre d’une société ne fait pas rêver les candidats porteurs de projets. La solution peut être dans le bouche à oreille, en parler autour de vous».

Compris, ce n’est pas la peine d’attendre, trop peu de jeunes sont attirés par la production laitière !

Aujourd’hui je rédige des petites annonces pour diffuser sur le site de Pôle emploi et sur le Bon coin!

Voir ce que cela va donner ?

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Lundi 8 février

Suite aux décisions prises lors de notre réunion de vendredi, je rencontre le voisin pour lui faire part de notre vision des investissements futurs ; il ne serait pas raisonnable, aujourd’hui, de renouveler le tracteur fourche Celtis que nous possédons en commun.

Pour plusieurs raisons

  • Les mauvais résultats économiques de l’année 2014 ont affaibli la trésorerie de la ferme. Je rappelle que c’est aussi l’année de construction de la fromagerie et donc de lourds investissements ( de l’ordre de 150 000 €)
  • 2015, une meilleure année qui permet aux associés d’augmenter leurs prélèvements pour faire vivre la famille.
  • Nous évoquons longuement le renouvellement d’associé qui se prépare chez nous et la place que nous souhaitons proposer au nouvel exploitant, que celle-ci soit la plus large possible et que la possession du matériel en commun ne soit pas subie comme un frein à son épanouissement. Je sais que dans la profession beaucoup n’envisagent pas de limiter leur liberté d’utilisation d’un matériel… (vaste sujet qui pourrait faire l’objet d’une chronique !)

Discussion franche qui permet d’évoquer également l’avenir d’un fils qui vient d’obtenir un diplôme agricole et souhaite embrasser le métier.

Pour faire coïncider les besoins des deux exploitations voisines, il faudra que le jeune exprime son envie d’élever des vaches laitières.

A suivre…

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Vendredi 5 février, jour de Ste Agathe

Comme tous les vendredis en fromagerie, c’est jour de tomme. Avec un hâloir qui se comporte correctement depuis l’intervention du frigoriste, 14°C et 85 – 90 % d’hygrométrie, la tomme devrait sortir, à Pâques, beaucoup plus moelleuse.

A la ferme, nous poursuivons l’appointage des pieux d’acacia avec des scies affutées car le bois abattu voici trois mois a déjà trop séché !

Aujourd’hui, le fournisseur des portes et panneaux sandwichs qui composent notre fromagerie reprend contact pour s’assurer du devenir de « sa » fromagerie et accessoirement du comportement de ses matériaux. Cette société étant basée loin de chez nous, je décide de lui faire une petite vidéo en illustration : la fromagerie a un an de fonctionnement- réalisé au pied levé sans rangement- un plan-séquence.

Six minutes à l’attention de notre commercial qui a mis sa compétence et sa gentillesse à notre disposition lors de l’élaboration de notre projet qui a débuté au printemps 2013.

Jeudi 4 février

PPF

Nous avons l’obligation de réaliser le suivi de fertilisation des cultures, plus particulièrement pour l’élément responsable des taux de nitrate élevés dans l’eau que nous buvons tous : l’azote – N.

La comptabilité maintenant terminée, je me plonge dans l’enregistrement des travaux réalisés à l’automne, semis, épandages de fumiers en vue de faire le PPF (Plan Prévisionnel de Fertilisation). Nous avons choisi le logiciel de la chambre d’agriculture, « Mes P@rcelles ». Pour chaque champs cultivé, cet outil va calculer les besoins des plantes lorsque nous aurons renseigné la nature du sol, la variété et la date de semis, l’état de développement « à la sortie hivers », la fréquence des apports de fumier, des prairies, de la présence d’un engrais vert (CIPAN pour Culture Intermédiaire Piège A Nitrate) et bien sûr la moyenne des rendements obtenus (des dernières années).

Lorsque le résultat est obtenu, nous devons renseigner les dates prévues des apports des différents fertilisants que nous envisageons de réaliser au printemps prochain. Pour 70 parcelles, deux jours de boulot. C’est là que j’utilise le résultat du RSH (Reliquat Azoté Sortie Hiver) fait sur une parcelle ; je prends la valeur moyenne de 10.

Le PPF n’est pas un parti politique, c’est seulement une obligation qui nous est fait depuis quelques années et sujet à contrôle.

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Mercredi 3 février

Après 48 h 00 passées dans leur nouveau logement, les jeunes reprennent confiance et retrouvent l’appétit, d’abord pour les céréales, ensuite pour le foin.

mardi 2 février

Prophylaxie

Nous éleveurs laitiers échappons aux manipulations des animaux pour faire la prophylaxie- les recherches de tuberculose et de brucellose sont effectuées sur le lait des vaches-ce qui n’est pas le cas pour les animaux dont le lait n’est pas commercialisé.

Les vétérinaires mettent à profit l’hiver quand les bêtes sont à l’étable pour les interventions de prise de sang et de tuberculination sur chaque animal qui doit être à l’attache (bloqué au cornadis).

Aujourd’hui mon voisin, éleveur allaitant charolais est « en prophylaxie »

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lundi 1er février

Le matin occupé au curage de la stabul et au 1er apport d’azote sur colza (40 u/ha).

L’après-midi nous installons six petites génisses de cinq mois sous une travée du hangar. Sortie de l’écurie où elles étaient bien protégées du froid ( !) mais peu éclairées, elles passent en milieu plus ouvert près de leur grandes sœurs où elles vont voir tous les mouvements qui animent la ferme, de quoi satisfaire leur curiosité. Habituer ce groupe d’animaux pour que les bêtes les plus farouches se sentent protégées par le troupeau.

Restent à l’écurie, deux animaux plus jeunes qui n’ont pas encore étés écornés et qui rejoindront le groupe des six dans un ou deux mois.

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