DSC01244

Dernier jour de stage à la ferme pour Pascaline, l'amie des bêtes

DSC01228

20161023_121327

"Avec votre nouveau fromage, nous avons fait la tartiflette Renaissance   (4 * au guide de chez nous)"


Un petit mot d'encouragement reçu par un de nos client qui vient de découvrir notre nouveau fromage utilisé dans cette recette comme le fameux Reblochon savoyard !

***

DSC01220

***

FR

89.478.001

CE

Ça y est voilà notre numéro d'agrément

Bon évidemment ça n'ouvre pas le marché américain, canadien ou chinois à moins que le CETA et le TAFTA...

  En tout cas c'est un début.

***

Équipée pour trier la semence d'orge

DSC01215

***

samedi 15 octobre

Pour semer une parcelle, quelle que soit sa grandeur et sa forme, nous faisons trois tours(le périmètre) complets, nous disons que nous détourons, puis nous continuons du côté des grandes raies en allers et retours souvent rectilignes.

Le semoir est équipé de traceurs qui marquent alternativement à gauche et à droite le prochain passage du tracteur*. C’est un bras articulé que le conducteur relève d’un côté et abaisse de l’autre côté en bout de champ.

Le bras positionné à l’extérieur, en bout de la barre de semis, est évidemment replié lorsque nous détourons la parcelle.

Une attention particulière doit donc être apportée lorsque la parcelle voisine est bordée d’arbres.

En voulant s’approcher au plus prés de la limite parcellaire, Jules le chauffeur, a accroché le traceur dans les branches limitrophes.

Complètement tordu le traceur doit être réparé en urgence (le semoir est immobilisé). Jules s’y colle, il adore la soudure à l’arc, il coupe la partie vrillée (30 cm) et soude des chutes de ferraille trouvée dans un coin d’atelier. Cette première réparation devra être consolidée le surlendemain suite à un nouvel accrochage en bordure de champ. Quatre à cinq heures de travaux supplémentaires et les travaux de semis retardés d’autant.

La leçon à retenir : il faut mieux abandonner une bordure de 30 cm non semée autour des champs plutôt que de casser le matériel.

*pas d’équipement de GPS sur le tracteur qui doit effectuer des passages tous les 8 mètres. Le traceur reste donc la seule aide à la conduite pour les agriculteurs qui ne possèdent pas les nouveautés technologiques !

***

mardi 11 octobre

Nous avons l’habitude de rentrer les bêtes à la ferme en début de journée, avant d’aller aux champs. Ça se décide d’ailleurs souvent à la pause café qui réuni tout le monde. Mais aujourd’hui encore il y a beaucoup trop de brouillard pour qu’une vache sorte de son pré dans cette ambiance de Dracula. C’est pourquoi nous profiterons de l’heure du repas, le temps est ensoleillé, pour rentrer à la ferme Fidji (à terme le 17/10).

Pas si simple de croskiller pour la stagiaire qui se perd dans le champ. Elle n’arrive pas à visualiser la différence du terrain lorsque son travail est fait ou non. L’après-midi, l’arrivée du soleil lui facilitera la tâche. Elle finira la journée seule au volant de son Ares et son croskill de 8 m de large.

*** 

lundi 10 octobre

Pascaline commence son premier jour de stage de son année de BAC.

Aujourd’hui nous commençons les semis d’automne : l’avoine noire d’hiver. La mise en route est un peu laborieuse. Après le semis de petites graines de luzerne, nous n’avions pas remis le réglage de la soufflerie au maximum (5) de sorte que les graines d’avoine, grosses et lourdes, se sont bloquées dans quatre descentes (tuyaux).Une heure de bricolage : démontage, passage de fil de fer et finalement air comprimé pour déboucher les conduites en plastique souple.

Bien sûr resteront visibles les 4 sillons manquant à chaque passage de semoir sur les deux premiers hectares semés.

L’après-midi Pascaline fait ses premiers tours de croskill : tassement et brisure de mottes derrière le semoir.

***

Surveillance des prés

Tous les jours, on doit venir au moins une fois au pré. On y va souvent le matin. Les vaches et génisses qui sont au pré vont bientôt vêler. Avant de partir, on regarde les vaches qui vont vêler dans le mois et c'est les plus importantes à surveiller. Donc notre surveillance consiste à regarder l'état d'engraissement et la vulve. 

Mais aussi on regarde l'état des prés. En ce moment il n'y a pas assez d'herbe. Même s'il y a 6 prairies clôturées, on ne peut pas y introduire les bêtes. Cette fenaison est retardée par l'eau présente en surface (interdit le séchage).

Nous sommes obligés de leur emporter du foin dans un râtelier tous les 3 jours alors que l'herbe se trouve en profusion: un paradoxe.  

***

Rapport d'activité de la stagiaire

À partir du 13 juin à 7 heures une nouvelle tâche s'ouvre à moi: aller chercher l'herbe dans les champs pour apporter aux vaches laitières et génisses qui sont à la ferme. 

Il s'agit d'aller chercher l'herbe avec un tracteur et une remorque distributrice au champ de luzerne et d'atteler l'ensileuse. Plusieurs manipulations délicates sont nécessaires pour atteler l'ensileuse. 

Pour la récolte, on longe la luzerne coupée par l'ensileuse et projetée dans la remorque. Cela est une tâche assez délicate car il faut regarder devant soi pour rouler droit mais aussi derrière pour contrôler l'herbe qui tombe dans la remorque. Une fois la remorque pleine on effectue les manipulations de dételage toujours très délicates.

Puis on retourne à la ferme. Lors de la distribution, il faut que le tracteur progresse en parallèle des auges. Il faut contrôler l'avancement et le débit du matériel pour que les auges soient suffisamment remplies. Toute la difficulté: « la bonne dose au bon endroit », en jouant avec la vitesse de l'avancement et de rotation de la prise de force. Il est important de reculer droit pour se mettre en place pour les vaches laitières. Je dois rechercher à aligner le tracteur et la remorque sur le quai d'alimentation. En veillant à la régularité de la distribution.

***

lundi 6 juin

N A P

Petite visite des trois sections de l'école maternelle du village. Lorsque l'on rit bien bruyamment lorsque la vache meugle  ou lorsqu'elle fait pipi:Hi Hi Hi... Lorsque la même question est posée 10 fois sans attendre la réponse. J'ai néanmoins réussi à leur faire observer la rumination d'une vache. Cette visite avait été reportée pour cause de météo pluvieuse la semaine dernière dans le cadre des nouvelles activités périscolaires (N A P).

***

DSC01180

Vendredi 3 juin

Où l’on constate que le niveau de la rivière est monté, conséquence de l’ouverture des vannes du barrage de Pannecière.

Aujourd’hui, notre disponibilité est accordée à J R candidat au remplacement d’associé qui visite notre exploitation. A part le travail à la fromagerie qui a un timing assez serré, la météo nous laisse du temps pour faire connaissance, les travaux des champs ne nous pressent pas.

***

Jeudi 2 juin

Attente et inquiétude

Aujourd'hui la crue semble avoir atteint son pic.

Curieuse semaine où l’on passe son temps à surveiller le niveau de l’eau dans les prés, à rassurer ses bêtes qui perçoivent bien le déchainement de la météo. Elles ont profité de la journée d’éclaircie, hier, pour se reposer se remettre de la fatigue de patauger dans un marécage.

Alors que graminées et légumineuses sont en fleurs et qu’il est normalement temps de faire la fenaison, nous sommes dans l’attente. Bricolage, entretien du matériel et aussi disponible pour assister aux réunions !

Mais la tête ailleurs car il faudra bien engranger le fourrage pour l’hiver prochain…

Un espoir avec la nouvelle lune qui commence dimanche – le temps va-t-il se mettre au beau ?

Haut de page