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samedi 13 janvier

Concours révélateur !

Notre préoccupation du moment est la réception d’un groupe de confrères, mardi et mercredi prochains dans notre fromagerie.

Une formation, organisée par le centre fromager de Bourgogne, doit se dérouler dans notre atelier de transformation pour la pratique, la théorie sera abordée dans une salle communale.

Deux thèmes seront abordés : les yaourts et les pâtes molles.

Comme nous ne fabriquons pas de fromages à pates molles, depuis plusieurs semaines nous avons réalisé quelques essais avec plus ou moins de réussite qui serviront à visualiser – illustrer- les résultats obtenus pour chaque technique développée, comme dans un laboratoire.

Quatorze personnes sont attendues en plus de la technicienne, Guillemette, et Audrey*.

Un réel engouement pour cette formation.

Un engouement qui n’est peut-être pas étranger aux médailles que nous avons obtenues au concours de Nuit St Georges au printemps.

Concours révélateur !

* Un Béninois fait le déplacement avec l’aide d’une association caritative Jovinienne. Un jeune homme de 35 ans qui travaille au contact de Peuls et a l’ambition de valoriser au mieux la production d’environ 1000 litres de lait – sachant que là-bas’une vache produit 2 l/jour. 

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Vendredi 5 janvier

Contre notre gré, nous consentons à rentrer à l’étable, génisses et vache tarie. Bien nous en a pris puisque deux jours plus tard, les pâtures étaient submergées par la crue de l’Yonne.

Il faut nous réorganiser face aux aléas climatiques.

Les animaux, maintenant à la ferme, sont nourris au foin coupe tardive - le moins nourrissant et pourtant excellent cette année.

Nous commençons les inséminations, à l’observation des chaleurs exprimées. Ce qui nous laisse entrevoir des mise-bas dès le mois de novembre 2018, un peu plus tôt que nous le souhaitions.

Nous n’avions pas mis en équation une crue au mois de janvier.

Pas facile de programmer des vêlages en février pour faire coïncider la production laitière avec les besoins de la fromagerie.

Nous nous adapterons.

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Jeudi 4 janvier 2018

Ci-dessous le travail produit par notre stagiaire dans sa première semaine de découverte de notre exploitation, du 18 au 22 décembre 2017.

Le texte est brut, j'ai seulement ajouté  quelques mots qui paraissent en italique pour plus de précision.

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Bonjour à toutes et à tous, je m’appelle Medhi.

Actuellement en BTS ACSE (analyse,conduite et stratégie de l’entreprise) au LEGTA LA BROSSE. J’ ai choisi de faire un stage dans une exploitation en polyculture élevage bovins lait, car c’est une passion depuis mon plus jeune âge. Grâce à du bouche à oreille j’ai trouvé une exploitation laitière en GAEC dans le village de VINCELLES. Un des trois associés, Jean-François BOULLE, après un rendez-vous, a accepté de me prendre en stage pour 9 semaines répartis sur 2 ans. 

J’ai effectué ma première semaine de stage du 18 décembre au 22 décembre. Le premier jour je commence à 8h30. Arrivé à la ferme, je me change directement en tenue adéquate et je me dirige vers la petite pièce pour rejoindre mon maître de stage et y boire le café pour discuter du déroulement de la journée. Une fois le café terminé j’ai pris la fourche pour repousser l’avoine servant à nourrir le troupeau de 18 vaches laitières de race Montbéliarde. J’ai ensuite effectué cela pour les génisses de 1 et 2 ans et les génisses de 3 mois sevrées. Pour les grandes génisses je leur met à disposition de l’avoine en affouragement en vert et du foin en libre service au râtelier. Il faut bien veiller qu’il soit répartis sur les endroits où les animaux ont accès. 

Une fois cela terminé nous sommes allés au pré voir les génisses de 2 ans et la vache tarie. J’écoute les conseils et les tâches à exécuter : tout commence par le visuel, regarder si aucun animal n’est isolé, si le râtelier n’est pas vide et si la botte est accessible à tout le monde. Il faut aussi pouvoir déceler des présences de chaleur cela peut se remarquer au comportement de la vache ou bien d’autres facteurs. Ce matin là, deux vaches ont été réformées en raison d’un manque de place, il n’y a que 18 places disponibles pour les vaches en lactation. 

Normalement j’aurais dû aller en fromagerie, mais le premier jour je ne savais pas qu’il fallait une autre tenue propre, des chaussures propres, ce qui m’a donc obligé à me rendre au bureau de l’exploitation avec mon maître de stage dans lequel j’ai appris à remplir une fiche de sortie de bien vivant , où il faut inscrire des données sur les animaux sortis de l’exploitation. Je l’ai ensuite mis dans une enveloppe pour la donner à la factrice pendant sa tournée. Ensuite étant donné que je n’ai pu aller à la fromagerie, j’ai été à un rendez-vous à la SAFER afin de voir pour obtenir 47 ha en location. Pour cela il a fallu remplir une fiche d’inscription pour se porter candidat sur les terres proposées. 

En début d’après midi nous allons à la paille pour que j’apprenne à charger la remorque à fourrage afin d’effectuer la litière pour les animaux. Ensuite une fois revenus à la ferme nous partons à l’herbe, la tâche phare du stagiaire qui consiste à faucher de l’herbe et la charger dans une remorque distributrice. Une fois revenu de l’herbe, une pause café s’impose avant la traite des vaches. Ensuite nous avons effectué la traite des vaches laitières et là, je vois comment il faut préparer la machine à traire, le faisceaux trayeur ou plus communément appelé la griffe, j’observe beaucoup les bêtes qui viennent et qui repartent et j’apprends le prénom des 18 vaches (Fléole, Ivette ,Etibe, Fiona etc..). Pendant la traite, deux fois par jour, les vaches ont le droit à deux gamelles de concassés d’orge. Il faut savoir que tous les aliments sont auto-produits sur la ferme. Une fois la traite finie, la salle de traite propre,la distribution de l’herbe fraîchement fauchée est donnée aux génisses et aux vaches, le foin est remis en place dans les râteliers. Il est 18 h 30 la journée est finie. 

Les autres jours de la semaine je commençais à 6h30 , j’arrivais en avance et attendait que mon maître de stage arrive sur l’exploitation, une fois arrivé, je me change pour aller traire et préparer la salle de traite et comme ça les autres jours aussi. Le mardi après-midi j’ai assisté à une restitution de la part de bio bourgogne conjointement avec la communauté d'agglomération qui par le biais d’une étude sur plusieurs agriculteurs a recensé des éléments qui caractérisent l’agriculture sur le secteur de l’Auxerrois. C’était très enrichissant. 

Dans la semaine nous avons reçu un matin un groupe d’élève en BPREA, ce qui m’a permis de voir en étant avec mon maître de stage comment présenter l’exploitation à des inconnus de la manière la plus simple possible c’était très sympathique et convivial pour ma part. Jeudi matin, après les vaches j’ai appris à préparer les commandes pour les livraisons à Jeudi matin, après les vaches j’ai appris à préparer les commandes pour les livraisons à ATAC Vermenton et « Aux petites courses » un commerce petit mais très chaleureux. Après cela nous avons curé la stabulation, j’ai appris à curer durant cette journée cela m’a beaucoup plu. J’ai curé deux travées à l’aide d’un tracteur fourche et ensuite j’ai rempli la remorque prévue à cet effet. Le transport à été fait par moi même accompagné pour que par la suite je sache le faire seul. J’ai beaucoup apprécié. Puis nous avons été à l’herbe pour les vaches « herbe de noël ». Une vidéo sera publiée sur les activités de noël par mes soins.

Nous avons aussi commencé un plan prévisionnel de fertilisation pour l’année 2018 cela demande réflexion et de patience avec l’outil informatique. Ensuite pour le dernier jour après les vaches, le café, et le fumier j’ai eu le plaisir de recevoir mon professeur en charge de suivre le fonctionnement de mon stage sur le « GAEC DU RELAIS ». cela a permis de répondre aux questions de mon maître de stage parlant de la convention. En début d’après midi j’emmène la dernière benne de fumier tout seul ce fut une réussite. J’ai adoré, ensuite j’ai nettoyé le matériel avec un nettoyeur haute pression afin de laisser le matériel propre pour qu’il soit réutilisable dans les meilleures conditions possibles. Nous sommes retournés à la paille j’ai chargé le plateau de paille moi-même au début et mon maître de stage a chargé les bottes sur le dessus afin qu’on puisse avoir le temps d’aller à l’herbe avant la traite. Une fois l’herbe faite la dernière traite finie, je démarre la distribution de  "l’avoine de noël" tout seul et cela m’a beaucoup plu mais il me reste encore énormément à apprendre au sein de cette entreprise qui forme au métier d’agriculteur. 

J’ai apprécié cette semaine au sein de cette exploitation, cela m’a permis de voir un autre fonctionnement, et m’a permis de commencer mon gros travail de réflexion pour le rapport. 

Je tiens à remercier Jean-François BOULLE pour m’avoir accueilli et appris beaucoup de choses durant cette petite semaine.

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Samedi 30 décembre 2017

Noël passé, nous terminons la récolte et la distribution quotidienne de fourrage frais aux vaches. Cette avoine brésilienne (fourragère) que nous avions semé au début du mois d’aout après une récolte de blé aura permis de prolonger d’un mois et demi l’affouragement en vert.

Comme cette année 2017 avait débuté avec quinze jours d’avance, début avril, nous faisons aujourd’hui un bilan très positif pour l’équilibre des fourrages mis à disposition de nos vaches.

L’apport de protéines en excédent avec la luzerne au printemps temporisé avec le foin de prairie et l’énergie fournie par l’avoine permettant d’atteindre un taux butyreux de 50, le principal vecteur des flaveurs.

Un équilibre que nous n’avions encore jamais atteint qui nous est largement inspiré par la recherche de commercialiser des produits laitiers qui expriment de beaux aromes d’herbes fleuries.

En cette fin d’année nous ne pouvons que souhaiter progresser dans cette direction pour 2018.

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vendredi 22 décembre

Le chauffage avant la propreté

Curer la stabulation nécessite une journée de travail en comptant le temps de nettoyage du matériel. Afin de former correctement le stagiaire, nous effectuons cette tâche sur deux journées.

Ce matin donc le sol béton de la stabul était recouvert pour moitié de trente centimètres de fumier et pour l’autre moitié d’un simple lit de paille.

A notre arrivée, à 6 h 30, les vaches étaient majoritairement couchées sur le fumier.

Les vaches ont donc choisi le chauffage plutôt que la propreté.

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Médhi a débuté son stage de BTS à la ferme ce lundi. Aujourd'hui jeudi 21 décembre, il y a du pain sur la planche, traite et alimentation des vaches, visite et affouragement des génisses au pré, préparation et livraison des fromages et yaourts à Vermenton et Accolay. Mais le plat principal du jour est le curage de la stabulation. On peut voir les débuts prometteurs du stagiaire dans la vidéo ci-dessous.

Jeudi 7 décembre

Négociation et investissement

Nous possédons un andaineur avec le voisin (50 / 50) qui a fini la saison avec difficulté. A force d’entretien, chronophage et onéreux, nous décidons de le renouveler.

Lorsque nous l’avions acquis, il y a trois ans, ce matériel avait déjà tourné une quinzaine de saisons, en Saône et Loire, une région d’élevage.

Une proposition commerciale nous a été faite par le représentant du concessionnaire local dans les termes suivants : il nous vend un matériel neuf de sa marque Claas et reprend notre vieil andaineur Kuhn qui ne vaut plus grand-chose.

Les deux parties sont satisfaites : le vendeur a imposé sa marque et prend sa commission et nous nous débarrassons d'un tas de ferraille et sommes assuré de faire plusieurs fenaisons sereinement.

Après avoir obtenu un escompte pour paiement anticipé, c'est-à-dire à la commande, nous signons pour une soulte à hauteur de treize mille euros. Le matériel sera livré pour le mois de mai prochain.

Nous faisons le même genre de transaction avec un déchaumeur que nous avions acheté neuf en 2004.

Après une année blanche en termes d’investissement, conséquence de la mauvaise récolte 2016, nous reprenons le chemin de renouvellement de notre matériel.

Une nécessité pour conserver notre capacité à produire.

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Constaté le 06 décembre

Quelques dégâts après le passage de sangliers dans un champs de triticale

Pas très content le paysan, vous pouvez imaginer !

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.Après les repousses de luzerne, l'affouragement des laitières se poursuit avec de l'avoine fourragère semée debut août dans un champ de blé récolté.

Quelques pieds de colza et bleuets viennent diversifier et fleurir le menu.

Ne pas oublier le commentaire accompagnant la médaille d'argent du yaourt nature :

Un bel arôme d'herbe fleurie !

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Les derniers semis de triticale lèvent

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L'affouragement de génisses et taries au pré a débuté

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dimanche 19 novembre

Agriculture de conservation = révolution ?

Mercredi dernier, se tenait un colloque au lycée agricole de La Brosse qui s’adressait aux agriculteurs, aux responsables professionnels, aux élus qui surveillent la qualité de l’eau, aux jeunes en classe de terminale, BTS, BPREA et à leurs professeurs.

Le conférencier, Julien SEGUY, ingénieur agronome se présente comme l’inventeur de l’agriculture de conservation ou plutôt de la technique des S C V - semis sous couvertures végétales.

Je me retrouve dans un amphithéâtre à côté de Gérard Delagneau, président de 110 Bourgogne (coop de céréales). Je n’ai pas de travail urgent à faire, je suis venu par curiosité vérifier mon idée que l’agriculture de conservation est synonyme de l’agriculture selon Monsanto (utilisateur de Glyphosate).

J’écoute cette conférence de trois heures, studieusement. Je suis bouleversé.

De retour à la maison, je vais chercher des compléments d’informations sur internet. Je me questionne et j’ai la sensation que cette nouvelle façon de cultiver le végétal est peut-être une révolution de l’agriculture.

De la même importance que l’invention de l’araire ? L’avenir nous le dira.

Cet ingénieur expose les grands principes, à chaque agriculteur d’appliquer les recettes à son terroir (travail à faire en groupe).

Le premier principe : le sol porte un couvert permanent.

  • -Pour éviter l’érosion éolienne et le lessivage dans les champs en pente par les précipitations de plus en plus violentes.
  • -Conserver de la fraîcheur au sol lors de canicules. Ce qui favorise la vie (microbienne, vers de terre, insectes) et limite le besoin de fongicides et insecticides.
  • -Faire de l’ombrage et éviter la germination de graines indésirables. Ce qui permet de limiter le besoin d’herbicides.
  • -Enrichir le sol de matière organique (le sang de la terre) par la décomposition des végétaux.
  • -Réorganiser le sol, faire remonter dans l’horizon supérieur les éléments minéraux nutritifs (N,P,K,oligo-éléments etc…) nécessaires à la croissance de la culture principale. Cette opération est possible grâce à la décomposition du couvert des multiples plantes tels : tournesol, féveroles, moutarde, vesces, radis, avoine, luzerne, etc… qui auront été choisis selon la date de semis et de destruction.
  • -Maximiser la production de biomasse sur chaque hectare cultivé.
  • -Le principal argument de cette technique pour une préoccupation d’actualité : le réchauffement climatique. Ces couvertures végétales permettent une captation maximum du carbone présent dans l’air. Généraliser cette technique à l’agriculture permet d’atteindre rapidement les objectifs définis par la COP 21.

Alors, malheureusement, la dépendance aux désherbants comme le glyphosate est encore d’actualité. Les doses utilisées sur un hectare sont faibles, mais si on généralise cette utilisation, cela va faire beaucoup !

En agriculture biologique on peut pratiquer les SCV sur une partie de la rotation et faire une entorse au principe en travaillant le sol pour détruire les cultures pérennes telles que luzerne, sainfoin, prairies ! Je sais que certain pratique ainsi.

On peut déjà voir dans notre campagne des champs couvert de moutarde couchée dans lesquelles rayonnent des céréales, blés, orge. On peut voir des féveroles hautes de 80 centimètres qui cachent des plants de colza, culture principale qui sera récoltée en juillet 2018 (la féverole de printemps sensible au gel ne passera pas l’hiver).

Alors, mode ou révolution ? L’avenir le dira.

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lundi 13 novembre

Cette année, l’indice du fermage est : 106,28 en diminution de 3,02 % par rapport à l’année dernière. Cela veut dire que nous réglons, en 2017, 106.28 % du fermage que nous avions réglé en 2009, l’année de référence.

Nous avons mis au point sur le logiciel Excel le calcul automatique qui applique le nouvel indice au montant de la base qui est propre à chaque propriétaire(en fonction de la surface).

A l’exception de ceux qui habitent loin, nous nous déplaçons chez nos propriétaires qui habitent dans le secteur de Coulanges, Escolives, Irancy, Vincelles, Vincelottes, Cravant, Prégilbert.

Nous sonnons à la porte, la plupart de temps la porte s’ouvre car nos interlocuteurs sont souvent retraités.

« Alors, la récolte a été bonne »

« Bah, çà dépend si on la compare à l’année dernière, alors oui, mais en comparaison de la moyenne, alors non ce n’est pas une bonne récolte »

« Comment va la fromagère et la fromagerie? »

Et puis nous passons rapidement à d’autres sujets car les média ont beaucoup traité de l’agriculture au cours de l’année écoulée tellement catastrophique et tout a été dit. Nous n’avons rien à ajouter, c’est déjà bien que nous soyons encore là.

On nous propose « un petit coup » qu’on refuse presque toujours.

Quelques personnes nous « tiennent la jambe », d’autres évoquent le temps d’avant, leur jeunesse.

Certaines personnes auront pris un coup de vieux depuis notre dernier passage et puis d’autres auront rajeuni, telle Jacqueline dont le mari est à l’hôpital.

Ci-dessous avec Nenette, nous avons pris le temps de boire un coup de Sancerre

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Effronté, le bicorne !

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Mercredi 8 novembre

Contrôler ou estimer

Ça y est les semis sont terminés. Nous avons récupéré les six Big Bag (600 kgs) de triticale. Lorsque le premier semoir avec deux BB dans la trémie est vide, le compteur de surface affiche 6 ha 80. La molette de réglage est donc resserrée de manière à réduire le débit car nous avons prévu de semer 170 kgs/ha. L’index de réglage est ainsi positionné sur [55]. Il y aura juste assez de semence pour toute la surface. C’est un avantage de semer de la semence certifiée qui permet de contrôler parfaitement la dose/ha.

Nous travaillons habituellement avec de la semence de ferme stockée en vrac dans la remorque dont nous ne pouvons seulement estimer la dose de semis.

Les semis d’automne sont maintenant terminés, nous pouvons passer à autre chose : labour d’hivers et règlement des fermages.

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Bébert, le forgeron

Une figure du pays disparait aujourd’hui, Bébert. A 90 ans, représentant de cette génération de travailleurs qui ont participé au redressement du Pays après guerre. Six jours voire six jours et demi par semaine à travailler dans son atelier situé dans la grande rue du village.

Au début de sa carrière à la maréchalerie lorsqu’il y avait une douzaine de fermes au village et dans les villages voisins qui fournissaient la clientèle. Chaque paysan prenait son tour avec son cheval de trait à ferrer, où on échangeait les nouvelles du pays. Cela faisait office de radio locale qui était alimentée (animée) par Totor, un voisin qui ne travaillait pas et passait ses journées devant la forge auquel aucun fait et geste des habitants ne pouvaient échapper.

Petit à petit le métier a évolué avec le passage de l’agriculture à la mécanisation, création et transformation des outils pour la traction motorisée, puis lorsque les agriculteurs se sont raréfiés. Robert s’est diversifié grâce à la serrurerie vers la création et pose de clôtures et portails, l’entretien des écluses lorsque le canal était en chômage.

Robert, une vie caractérisée par le travail, beaucoup de travail, un travail physique avec de lourdes charges à porter, de très lourdes charges que sa femme Dédée l’aidait à porter.

Je visitais Robert chaque mois de novembre pour le règlement des fermages des parcelles de terres que nous cultivons, un lien qui s’est rompu ce vendredi 3 novembre.

Adieu, Bébert.

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Vendredi 3 novembre, pour la première fois, une dizaine d'oies Bernaches du Canada ont pris leur quartier au Perthuis.

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mardi 31 octobre

Un temps de Toussaint s’est abattu sur notre Bourgogne – fraîcheur, brouillard matinal, gelée blanche, les nuages laissent percer le soleil - le baromètre est au beau : 1030 hpa - passage de grues quotidien.

Nous sommes à une période charnière où les gros travaux d’automne sont (presque) terminés, un temps mort s’installe avant que ne reprennent les travaux d’hiver : entretien, réparations, rangements sont nos occupations de la semaine.

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samedi 28 octobre

Semaine d’attente

Attente de la semence de triticale. Préparée, par la station de semences de la COCEBI, après le blé, l’avoine, l’épeautre, et l’engrain. Seule la variété VUKA est disponible, il faut attendre quelques jours pour KEREON, sans doute la semaine prochaine.

Attente d’une naissance prévue pour le vendredi 20. Un peu stressant pour l’éleveur qui, tous les jours de retard, sait que le veau (toujours un mâle) grossit énormément, ce qui augmente les risques de complications au vêlage.

Aujourd’hui, à 16 h 10, c’est la naissance d’un gros mâle, sorti avec l’aide d’une vêleuse. Nous attendions le pire, cela nous semble presque facile !!!

Ouf... 

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lundi 23 octobre

Il y a bien longtemps que je n’ai trouvé une porte de pré ouverte par un promeneur indélicat, à moins qu’en cette saison ce ne soit un chercheur de champignons. Heureusement nous n’avons pas de vaches fugueuses, elles ont suffisamment à manger dans leur enclos, l’herbe est abondante, résultat de températures clémentes des dernières semaines, et puis il y a les feuilles tombées au sol encore vertes qui constituent une variation alimentaire saisonnière.

Aujourd’hui, cette indélicatesse ne portera pas à conséquence malheureuse ni aux animaux, ni aux éleveurs.

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Les flammes grenat

s'accrochent au liquidambar

et le monde chavire...

F. R.

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Samedi 21 octobre

Force de vente amicale et bénévole devant l'église de Diges pour la foire aux châtaignes.

Les parasols ne sont pas installés pour protéger du soleil... 

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Quel métier faisons-nous ?

Agriculteur, éleveur, fromager

Pour qui travaillons-nous ?

Nous sommes au service de la terre, des végétaux, des animaux, du lait.

Nous exerçons l’un des plus beaux métiers : nourrir l’homme.

Alors j’encourage mes collègues qui s’opposent à l’interdiction du Glyphosate (Roundup) de revenir aux fondamentaux de notre métier.

Que les responsables politiques soient courageux, l’agriculture suivra, la jeunesse adhérera et nous ne serons plus au service de l’industrie chimique.

On peut voir un documentaire d'une heure trente signé Marie-Monique ROBIN diffusé sur ARTE: Le Roundup face à ses juges

Attention, on vous regarde

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Mercredi 18 octobre

Aujourd’hui, nous terminons de semer les blés. Il ne restera plus que le triticale bio, lorsque la semence sera disponible auprès de la COCEBI (coopérative de céréales biologiques).

En bio, il vaut mieux retarder les dates de semis pour éviter la germination des mauvaises herbes, notamment le vulpin*, qui ne viendra plus concurrencer la céréale au mois de novembre.

Nous avons également passé la houe rotative dans une parcelle d’avoine semée depuis quinze jours, au stade 1 à 2 feuilles - un désherbage mécanique dans un champ peu enherbé.

*Les anciens disaient "queue de rat" pour la ressemblance lorsque la plante est à épiaison.

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mardi 17 octobre

Mieux vaut prévenir que guérir

Nous avons repris l’affouragement en luzerne-dactyle après 4 semaines d’interruption, pour récolter la pousse d’herbe récente.

Comme il est aisé de répandre un liquide sur le cordon d’herbe à la distribution, nous profitons de faire une cure de chlorure de magnésium à nos vaches, sous forme de paillettes que nous dissolvons dans l’eau. Une cure renouvelée 4 fois/an, recommandée pour entretenir le bon fonctionnement des organismes.

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dimanche 15 octobre

La prévision se réalisera.

Aujourd’hui, premier passage de grues au dessus de la ferme, il est seize heures trente. Assez inexplicable le comportement de nos fidèles oiseaux migrateurs qui regagnent le sud, la température est très élevée, 22 ° C, il n’y a pas de vent, ce qui les oblige à battre des ailes.

Alors je regarde la prévision météo et je vois qu’un rafraîchissement est annoncé pour la fin de semaine, 14 ° C.

Je suis sûr maintenant que la prévision se réalisera.

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vendredi 13 octobre

Fil de la vierge et lien social

Aujourd’hui les fils de la vierge ornent nos champs, à ras de terre. C’est donc une bonne journée pour semer. Après un arrêt de 48 heures pour cause de réparation, nous finissons de semer l’orge d’hiver à treize heures. L’après-midi nous mettons en terre les semences certifiées de blé, Absalon au Carré rouge, Vénézio dans la plaine de Cravant. Les graines récoltées sur ces parcelles en 2018 seront utilisées pour notre semence de ferme.

Aujourd’hui est aussi mon dernier jour, en remplacement de ma collègue, pour assurer les livraisons de fromages. Il y a un point commun entre tous les clients que nous livrons, c’est qu’ils participent à faire vivre, et même revivre, les petits villages. Ils interpellent les clients par leur prénom, « bonjour, Michel, ça va ! ». Ils entretiennent les relations humaines. Tous participent à rompre l’isolement de nos anciens. En tous cas j’ai vraiment eu le sentiment de participer « à créer du lien social ».

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dimanche 8 octobre

Éteindre « l’incendie » et faire des projets

Semaine consacrée aux premiers semis d’automne. Jules en grande forme met en terre notre belle semence d’avoine, de grosses graines noires sur un sol bien préparé, tassé comme il faut. Les dernières pluies nous ont été profitables pour réaliser toutes nos préparations.

A la fromagerie, en l’absence d’Audrey, nous sommes à courir pour assurer la demande. Un jour de travail pour rien, dû à un fromage blanc raté, sans doute lié à une contamination. Il nous faut assurer les commandes habituelles de nos clients (restaurants, magasins, marché, cantine scolaire) auxquels s’ajoute pour la première fois le lycée agricole de La Brosse.

Si nous avons réussi à éteindre l’incendie, nous n’avons pas fait de Vincellois pour vendre à la foire aux Châtaignes de Diges à laquelle nous devons participer. Il nous faudra compenser par des fromages lactiques que nous pourrons mouler jusqu’à la semaine précédant ce samedi 21 octobre.

Et pourtant des idées de nouveautés avec des noix ramassées hier ! Mettre au point un fromage aux noix pour les fêtes de fin d’année, mais là je m’avance un peu...

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Vidéo de quinze minutes pour comprendre les débuts difficile  de Nouna  dans le troupeau 

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jeudi 28 septembre

Télé et force de vente

Matinée de livraison. En doudoune dans la chambre froide, pour préparation des commandes, divers arrêts, passage à la banque, il faut compter trois heures.

Ce matin aux « P’tites courses », une épicerie-tabac-bar-dépôt de pain(le jour de fermeture de la boulangerie). Un service rendu au public dans un tout petit village depuis le printemps. Un arrêt plébiscité par les pèlerins sur la route de Saint Jacques de Compostelle. Débriefing avec Aurore, contactée par la télé qui cherche à mettre en valeur les initiatives dynamisant les villages. Créé grâce à un financement participatif, ce lieu a été retenu par des journalistes sympas qui sont également venus à la ferme, samedi, faire quelques prises de vues. Aurore et Audrey se sont bien amusées. Qu’est que cela va donner à l’écran ? R D V dans un an dans le magazine « Des racines et des ailes ».

Le W E s’annonce bien chargé en surface de vente. Vendredi est le dernier marché à la ferme de la saison pour les producteurs fermiers de l’Aillantais. Le cousin Jean-Luc sera sur le pont pour donner un coup de main.

Samedi et dimanche, Mathilde assure la vente à Migennes avec 70 autres collègues venus de toute la France. Ce sera notre première participation autorisée depuis que nous nous sommes équipés d’une remorque-vitrine réfrigérée.

Une belle force de vente d’autant que nous préparons également notre participation à la foire aux châtaignes de Diges, le samedi 21 octobre.

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mardi 26 septembre

Jules a repris le travail lundi après cinq semaines d’arrêt. Pas de séquelle, la main est réparée, tous les doigts se replient bien sans douleur. Ouf !

Aujourd’hui nous commençons à trier la semence d’avoine noire. Il en faudra environ 80 quintaux pour semer les champs de nos deux exploitations. Nous envisageons de commencer les semis dès la semaine prochaine. Tout se met en place gentiment.

En fromagerie nous mettons en place l’organisation pour suppléer à l’absence programmée pour deux semaines de notre collègue. Chaque tache est listée et sera sous la responsabilité de tel ou tel autre. Assurer les fabrications, les livraisons et les commandes, bref il faudra que la fromagerie tourne. C’est surtout sur les épaules de Vanessa que repose l’essentiel, un challenge pour elle.

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Vendredi 15 septembre

  • -Etat des cultures

La jeune luzerne pointe, sortie des cotylédons, plus d’un mois après le semis (14 août). Les graines, trop enterrées dans un sol sec, ont attendu une humidité suffisante pour germer, et retardé la levée. Cela ne devrait pas entamer la production 2018. Nous attendrons néanmoins encore un mois pour retourner les vielles luzernes (semis 2015).

En revanche notre champ de La Rue semé le même jour en trèfle violet est déjà bien développé, 2 à 3 feuilles vraies (trifoliées). Une terre de jardin (areine) tassée et donc moins sèche a permis une levée rapide.

Un résultat différent pour une même date de semis.

  • -Avancement des travaux

Une moisson précoce couplée à une météo accommodante pour réaliser les travaux de déchaumages, nous ont permis de consacrer trois semaines au broyage des cailloux dans les parcelles aux noms évocateurs : Chemin de pierres, Vaupiarry.

Cette semaine nous commençons les labours d’automne pour 15 jours environ. Nous faisons de beaux labours dans les parcelles ou les chardons sont encore présents.

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Depuis le début du mois de septembre nous sommes présents chaque semaine au marché de producteurs devant la mairie d’Auxerre. Nous partageons notre remorque-vitrine réfrigérée avec Mathilde et ses fromages de chèvres de l’élevage de la Croisière. Entre 8 h 30 et 12 h 30, une clientèle se met en place. 

A suivre…

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L’accident

La génération de nos parents a terminé sa carrière d’agriculteur handicapé d’une main pour l’un, d’un bras pour l’autre. Entre ces deux accidents très graves, d’autres étaient survenus sans laisser de graves séquelles.

Nous, la génération des enfants avons été marqués avec la ferme intention de nous préserver d’un accident du travail.

C’est arrivé mardi 13 h 30.

Une pièce cassée sur la presse à balle ronde, une tige fixée sur le contre-couteau, « l’enclume » sur laquelle vient taper le couteau qui coupe les ficelles en fin de liage de la balle.

Nous sommes trois autour du matériel défectueux qui tentons de comprendre où est le problème.

Deux boulons sont retirés et deux mains s’emparent de cette pièce. Une main tient la lame du couteau dont le ressort de traction est toujours en place.

Notre erreur réside dans le fait que nous n’avons pas démonté ce ressort qui reste en tension.

Et donc, lorsque la main lâche le couteau celui-ci part dans un mouvement rotatif et la lame en bout de course vient happer le dessus de la main gauche de Jules qui ne l’avait pas encore suffisamment dégagée.

La main est bien entaillée à la base du petit doigt.

Aïe, aïe, aïe…

Bon, le petit doigt reste attaché à la main, quand même !

Conduit dans un premier temps aux urgences à Auxerre, Jules sera transféré à Dijon, recousu le soir. Deux tendons sectionnés.

Jules sort le lendemain, une attelle fixant la main bien droite. Arrêt de travail forcé et grande patience pour retrouver l’usage normal de sa main gauche.

Le travail sera terminé par les collègues, la pièce remise en état et le regain sera bottelé. 

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Eté indien

En cette fin du mois d’août, soleil et température à 30°C, nous ont permis de récolter le regain, une petite troisième coupe de luzerne.

Dans les champs à emblaver, les deux déchaumages réalisés ont détruit les chardons.

Cette année nous prenons le temps de broyer des cailloux dans la parcelle de Vaupiarry (cela permettra une meilleure levée des graines).

Evidemment un bon orage serait le bienvenu pour arroser notre luzerne récemment semée à la vallée froide, car peu de graines ont germé dans cette terre d'argilo-calcaire.

En Clamart le trèfle rayonne (belle levée en ligne) dans une terre d’areine.

Entrons-nous déjà dans cette période que l’on appelle l’été indien qui survient habituellement au mois d’octobre ?

En tous cas, nous partageons avec nos amis Indiens, le respect de mère Nature.

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Délivrances

Vendredi soir, 18 h 30, prise de température de notre Fiorenza : 38°6. Après plusieurs jours entre 39°2 et 39°5, la température chute. Le vêlage sera pour cette nuit.

La surveillance est de mise. A trois heures la vache couchée rumine. L’éleveur de permanence hésite, mais résiste à l'appel de Morphée et veille encore trois quarts d’heure. Bien lui en a pris puisqu’à ce moment là les pattes du veau apparaissent.

Le vêlage difficile annoncé s’amorce. Les cordes entourées aux pattes avant du veau sont accrochées à la vêleuse. La vache ne se lève pas, elle a compris, à son quatrième vêlage, que nous sommes là pour l’aider.

Longue carcasse, animal bien charnu, c’est un mâle, pas une surprise !

De l’eau dans l’oreille, du sel dans la gueule et sur le corps, désinfection du nombril pour le nouveau-né. Deux seaux d’eau tiède pour la mère.

Même pas de complication post-vêlage comme nous le redoutions

Nous sommes délivrés de l'attente de ce veau né avec 7 jours de retard sur le terme.

4 h 30 l’heure d’aller se coucher…

Tiens certains prennent la route pour partir en vacances : bonne route !

6 h 30 l’heure de la traite, la vache a délivré.

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Lundi 14 août

Semer la luzerne

Aujourd’hui est la plus belle journée de la semaine, 7 heures d’ensoleillement. Ensuite, mardi des orages sont annoncés pouvant apporter jusqu’à une vingtaine de millimètres d’eau, puis les nuages devraient occuper le ciel jusqu’à la nouvelle lune (lundi 21).

Nous subodorons et à vrai dire nous craignons que le temps sec s’installe à la prochaine lune pour le mois de septembre.

C’est pourquoi, aujourd’hui nous semble le jour approprié pour semer la luzerne. Elle sera arrosée pour permettre la germination et un bon enracinement avant l’hiver.

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jeudi 10 août

La météo, les vaches s'en régalent !

Les averses orageuses estivales sont vraiment bénéfiques pour la pousse de l’herbe.

Tous les jours, les vaches ingèrent les repousses de luzerne fleuries, fraichement récoltées, rationnées, avant d’aller au râtelier à foin.

Le stock d’herbe sur pied, aujourd’hui, nous permet d’envisager ce même rationnement pour le mois qui vient.

C’est extrêmement rare que nous ne connaissions pas de rupture d’herbe pendant l’été ce qui nous oblige à recourir à une alimentation à base de foin en attendant le retour des pluies.

L’éleveur que je suis se félicite donc de « cette météo pourrie ».

A vrai dire c’est surtout les vaches qui s’en régalent.

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Point du jour

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Mercredi 9 août

Les stars et le journaliste

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mardi 8 août

Fumier-compost

Cinq remorques de fumier sorti toutes les trois semaines de la stabulation sont stockées en bout de champ depuis le mois de décembre (à cette date les champs sont soit labourés, soit emblavés).

L’heure de l’épandage est venue.

Lors du remplissage d’un épandeur, nous essayons de charger alternativement le fumier bien composté avec celui plus récemment sorti. Nous essayons d’épandre un fumier-compost moyen.

Nous avons prélevé un échantillon pour analyse des éléments fertilisants (N P K) et nous intégrerons les valeurs trouvées pour réaliser notre plan de fertilisation.

Cette semaine, une quinzaine d’ha de blé auront reçu cette fertilisation organique. Nous sèmerons à la mi-octobre et récolterons l’été 2018. Pour les cultures de printemps il faut encore attendre que la culture intercalaire, piège à nitrate (CIPAN) soit levée.

Aujourd’hui, j’ai également épandu sur une petite parcelle de terre à Roger, sur la commune d’Irancy, destinée à la plantation (de vigne) au printemps prochain. Peut-être un carton de vin ? 

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Dimanche 6 août

A vos postes

Mercredi prochain, nous faisons notre première radio, en direct, sur la radio locale, France Bleu Auxerre, à l’occasion du Yonne Tour Sport qui s’arrête à Champs/Yonne.

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samedi 5 août

Mr Hulot à la ferme

La semaine passée nous accueillons un jeune en reconversion professionnelle désirant tester le métier d’agriculteur.

Nous avons terminé la moisson et avons fini de rentrer la paille, nous lui consacrons du temps de travail exécuté au ralenti, disponible pour expliquer les différentes tâches du métier.

Nous voyons rapidement qu’il faut commencer par le B, A, BA.

-Mais pourquoi vous rentrez les vaches à la ferme pour le vêlage, ne peuvent-elles rester au pré ?

-Eh bien, il faut surveiller le bon déroulement de la mise bas et puis il faut traire la vache qui commence sa lactation.

-Mais comment faisaient-elles dans la nature lorsqu’elles étaient sauvages !!

-Eh bien justement, l’agriculture, c’est la domestication des animaux et des végétaux.

Voilà un questionnement type de notre invité, ce genre de sujet abordé dans « Martine à la ferme ».

Notre doux et gentil J. C., grand, en bermuda, couvert d’un bob, nous observant, les bras croisés dans le dos ou bien se bouchant les oreilles lorsque nous faisons du bruit en démontant un pneu.

En décalage complet avec le monde du travail, ce Mr Hulot m’a fait penser à Jacques Tati.

Au cinéma, on en rigole

En vrai, après une semaine, cela devient insupportable, et comme son prochain RDV est à la mi-septembre (un agenda bien chargé !) et sa tendance à s’incruster, nous avons dû le mettre dehors.

Ou l’on voit que pour notre Mr Hulot, le mot travail retrouve son sens originel : torture.

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Mardi 1er août

L’urgent est d’attendre

Encore 30 mm d’eau ce matin.

Un gros orage, avec coupure d’électricité, a entrainé un retard d’une heure de la traite, une intervention de l’électricien pour rétablir le jus dans l’habitation.

Et pourtant aucune plainte de notre part.

La pluie est tellement bénéfique pour nous.

Nous pensons à la repousse de l’herbe dans les prairies, à la décomposition accélérée des chaumes dans les champs moissonnés, à la levée des graines qui pourront être détruites avant les semis et puis à la préparation des terres en vue de la prochaine récolte.

Nous nous réjouissons lorsque la pluie travaille pour nous.

Aujourd’hui, l’urgent est d’attendre……… que l’eau fasse son travaille. Ne pas se précipiter dans les champs au risque de « matraquer » le sol par le tassement du matériel.

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jeudi 27 juillet 2017

Adhésion COCEBI

Fidèles à nos engagements coopérateurs (élevage, lait, céréales), nous adhérons aujourd’hui, à la COCEBI, la coopérative de réales biologiques.

Une visite de la technicienne, pour valider nos choix d’assolement de cultures et de semences.

De cet entretien je retiens les soins tout particuliers à prodiguer à la luzerne qui doit être fertilisée avec un apport de Kieserite (soufre, magnésie). Réussir une belle culture de luzerne est annonciateur de grosses récoltes les années qui suivent cette légumineuse fourragère.

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Dimanche 23 juillet

Félicitation Pascaline

Avec quelques jours de retard, je vous annonce que notre stagiaire, Pascaline, a obtenu son BAC.

Le résultat de trois ans de travail assidu. 

Bravo

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mardi 18 juillet

Mauvaises herbes !

Ce soir nous finissons la récolte de paille avec l’orge de printemps.

Le compteur est à 843 balles.

La paille est belle avec de l’herbe verte qui s’est développée à la faveur de la pluie – lorsque, à maturité des grains semés, la lumière pénètre et permet la photosynthèse des plantes accompagnatrices (mauvaises herbes).

Aujourd’hui donc, chénopodes, renouées … viennent enrichir la paille d’orge de printemps qui pourra, en cas de besoin, servir d’aliment aux vaches avec la valeur d’un mauvais foin.

Il faut savoir exploiter ce que la terre veut bien nous donner, même si ce sont des mauvaises herbes !

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jeudi 13 juillet

Fromagerie, bonne nouvelle

Audrey met au point un fromage lactique à l’ancienne. Pas de présure pour accélérer le caillage du lait, seulement les ferments apportés par le petit lait du fromage de la veille.

Evidemment cela demande du travail de surveillance, de manipulation, de surface occupée, de temps.

La dégustation est prometteuse.

Une croûte coulante, une douce saveur en bouche, fondant et sans l’amertume que nous avons souvent avec les fromages de vaches.

Restent bien sûr les petits réglages de fabrication, les résultats des analyses bactériologiques et ce nouveau fromage (le Relais ?) pourrait côtoyer le Vincellois sur le podium, avec ses médailles.

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mercredi 12 juillet

Elevage, mauvaise nouvelle

L’organisme certificateur, Veritas, refuse le passage en bio de notre élevage pour le motif qu’il n’y a pas de parcours pour nos vaches laitières affouragées à la ferme pendant leur lactation.

Nous ne voulons pas sortir les animaux quotidiennement dans les champs situés à 1 km. Outre que cela ne plaise pas à la maréchaussée, il y a trop de circulation. Nous avons un terrain situé à 100 m de la ferme mais ce parcours trop proche des habitations causerait des nuisances, avec les odeurs et les mouches, à notre voisinage.

En revanche sont acceptés les surfaces en céréales et en herbe (80 ha). Les bêtes mangeront donc bio.

Ce ne sera pas marqué sur l’étiquette, mais heureusement les vaches ne savent pas lire…

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Vendredi 30 juin

Dernier vendredi du mois

Marché de Villiers/Tholon

Nous participons, pour la 3ème fois, au marché de producteurs à Villiers/Tholon, à ¾ heure de chez nous.

Nous sommes accueillis par Christian, le papa, qui veille à notre installation, met à disposition une vitrine réfrigérée sous un chapiteau installé pour la saison devant son magasin à la ferme.

Nous faisons partie des derniers arrivés, nous venons compléter l’offre de produits divers proposés à la clientèle : viande, légumes, fromages, pain, fruits, miel, vins.

Le point commun de la douzaine de participants : élaborer des produits alimentaires de qualité, en parler avec passion, et permettre aux gourmets de retrouver simplicité et saveurs à la table.

Notre hôte se charge de maintenir une ambiance chaleureuse entre participants, il taille la bavette avec chacun, construit une relation durable, certains sont là depuis le début.

De mise également, un accueil particulièrement attentif et délicat de la clientèle, généreux sans être obséquieux.

Les clients viennent en confiance.

Voilà ce qu’on peut trouver au marché de Villiers/Tholon.

Quant à nous, nous repartons avec 2 caisses de pots de miel que nous proposerons à la revente dans notre magasin.

Nous repartons évidemment avec notre panier de provisions pour la maison.

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dimanche 25 juin

Nouvelles

Cette semaine nous avons terminé fenaison,  les balles restent à engranger.

Nous avons commencé à moissonner les orges d’hivers.

En fromagerie nous préparons les Vincellois pour le 14 juillet qui chaque année nous attire une nombreuse clientèle, jour de vide-grenier au village.

Nous participons, samedi matin au 1er marché de producteurs devant la mairie à Auxerre.

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samedi 24 juin

La saint Jean

Depuis quelques jours, les serpentins attrape-mouches viennent en renfort des désinsectiseurs dans la fromagerie.

Un désinsectiseur à l’entrée, dans le SAS, et à la sortie, dans la salle de vente. Attirés par la lumière bleue, les insectes sont électrocutés au contact d’une résistance électrique - dans ce cas Il y a risque de projection de cadavres autour de l’appareil.

Les serpentins, dans la salle de fabrication. La mouche est piégée, collée sans risque de contamination des laitages.

Ainsi va la lutte contre les mouches en laiterie.

Aujourd’hui samedi, les mouches étaient piquantes pendant la traite du soir (17 – 18 h 00), le trayeur, en short, pouvait le constater, les animaux s’agitaient dans les stalles. Pour tranquilliser les vaches, nous avons suspendu 2 serpentins attrape-mouches que nous renouvellerons les trois prochains mois.

Éleveurs de vaches, mouches, hirondelles !!!

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samedi 17 juin

C’est arrivé cette semaine

« Les tout-petits riens » arrivés cette semaine.

Une vitre de portière cassée, happée par la dépression d’air d’un camion croisé sur la route. Cette vitre-portière sera changée le lendemain par le concessionnaire local et prise en charge par l’assurance.

La roue avant du tracteur (à la faucheuse) crevé à 12 h. La chambre à air défectueuse, fendue sur la longueur, sera remplacée par nos quatre bras bricoleurs. Casse-croûte vite fait, le matériel sera de nouveau opérationnel à 14 h 00.

Mise à rude épreuve dans les prés visités par les sangliers, la tête du faneur se dessoude. Jules, le jeune soudeur de l’équipe, s’affaire au mieux pour remettre le matériel en état de fonctionnement.

La presse ne coupe plus les ficelles en fin de liage, juste avant l’expulsion de la balle. Visite, en situation au champ, de Jérôme le spécialiste. Affûtage du couteau et quelque fin serrage d’écrous, l’automatisme d’enroulement du foin reprend correctement.

C’est arrivé cette semaine…..

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lundi 12 juin

Aujourd’hui ça casse et ça passe !

Robin conduit l’andaineur double rotor pour la première fois

Il faut faire demi-tour au bout du pré

Passer entre deux arbres qui ont étés conservés pour abriter les animaux (faire de l’ombre en été)

Un rotor en mouvement vient buter le tronc d’un frêne

Les dix bras sont bien tordus…

Retour à la ferme ou quatre bras de bricoleur s’activent tout l’après-midi pour réparer les 9/10ème un seul bras devra être changé.

Lorsque la tête est dans les nuages, il faut avoir des bras solides

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dimanche 11 juin

Saint Barnabé

S’il pleut à la St Médard, il pleut quarante jours plus tard, à moins que St Barnabé lui coupe l’herbe sous le pied

Combien de fois n’ai-je entendu ce dicton au début juin à la ferme. Evidemment les anciens n’avaient pas le nez coulé sur l’écran, ils avaient le nez en l’air à observer le sens du vent, la couverture nuageuse, la phase de la lune et ils avaient les pieds sur terre…

En tous cas, l’année dernière, cet adage s’est réalisé.

Ce ne sera pas le cas en 2017, cette année St Médard (jeudi) et St Barnabé nous engagent dans une période sèche favorable à la fenaison.

Les années se suivent et ne se ressemblent pas.

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Mercredi 7 juin

Nous utilisons la grange de la ferme pour stocker des balles de foin. Evidemment ce bâtiment ancien n’est pas très fonctionnel pour le matériel moderne.

Nous avons gardé un vieux tracteur de cour, à faible empattement, qui se faufile au mieux par les portes.

Aujourd’hui Robin qui entame sa 4ème saison estivale, commence à remplir la grange de foin de luzerne, à empiler sur 4 rangées.

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A la demande générale, vous trouverez les notes et commentaires obtenus par nos produits laitiers médaillés

Une inversion des colonnes 2 et 3 font que les notes de texture et flaveur sont inversées -  chacun fera la correction

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mardi 6 juin 2017

Apprentissage

Pour la 2ème année nous avions gardé à la ferme 4 génisses (les plus âgées des jeunes- le lot des 18 mois) pour insémination. L’intérêt pour nous est de programmer un vêlage de fin d’hiver pour produire du lait en juillet où nous transformons les plus gros volumes.

Aujourd’hui nous les sortons au pré rejoindre les autres (génisses et taries). Elles font leur 1er voyage en bétaillère. Pas de pont pour pénétrer dans la bétaillère, il faut soit sauter soit lever les pattes l’une après l’autre.

C’est l’apprentissage que nous faisons acquérir à nos 4 donzelles ce matin avec patience.

Elles doivent sauter un petit muret pour sortir de leur parc du hangar.

Ce handicap surmonté, la montée dans la bétaillère, avec sa marche de 30 cm, sera une formalité, une demi-heure plus tard.

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Dimanche 04 juin

Délivrance

Nous surveillons les prévisions météo de très près en cette période de fenaison.

Nous visitons plusieurs sites, Pleinchamp reste notre préféré.

Comme tous les ans à la Pentecôte, nous attendons l’orage.

Il peut être ravageur.

Celui d’hier, samedi, fut salvateur.

Les 50 mm d’eau (50 l/m2) vont booster la pousse d’herbe.

J’ai toujours aimé ces moments où la Nature nous donne ce qu’elle a de meilleur.

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Vendredi 02 juin

Le foin nouveau est arrivé

La première parcelle est fauchée et bottelée.

Début juin - nous avons retrouvé une date de récolte « normale ».

L’herbe s’est peu développée à cause de la trop faible pluviométrie des deux derniers mois.

La récolte réalisée lors de trois journées chaudes et sèches assure une bonne qualité de foin odorant.

A raison de 10 balles / ha, le rendement est estimé à 3.2 T/ha soit un manque de 25 à 30 %.

Le cru 2017 ne ressemble en rien à celui de l’année dernière – un petit foin de bonne qualité

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mardi 30 mai 2017

Un bel arôme d’herbe fleurie

C’est l’’expression que j’ai retenue à la lecture des notes et commentaires que nous avons reçus avec nos trois diplômes.

Pour caractériser le yaourt nature, dans la catégorie saveur et flaveur, le jury a ressenti ce qu’avaient mangé nos vaches : un bel arôme d’herbe fleurie.

Fichtre, quel registre de langage pour qualifier un produit laitier !

Aujourd’hui j’ai fauché une jeune luzerne couverte de coquelicots.

L’hiver prochain, lorsque les animaux auront ces balles de foin au menu, je parierais que vous retrouverez, en dégustant un yaourt nature, une légère note de coquelicot.

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Vendredi 26 mai

« Force de vente »

Nous participons au marché de producteurs à Villiers/Tholon, invité par la famille Boname.

Notre hôte souhaite étoffer la gamme de produits fermiers pour ses visiteurs (clients) habitués à venir faire leurs achats à la ferme le dernier vendredi du mois.

Une vitrine est mise gracieusement à notre disposition.

D’emblée, Audrey est séduite par l’ambiance chaleureuse qui règne entre producteurs et clients.

Nous faisons la connaissance d’une productrice de vanille, qui devrait devenir notre fournisseur, un apiculteur, dont nous allons distribuer le miel dans notre magasin à Vincelles…

Aujourd’hui, nous devons également ouvrir notre magasin à la ferme, Vanessa s’en occupe seule. Çà se passe bien.

Le vendredi après-midi est un bon créneau pour le commerce, nous tentons de répondre à la demande des consommateurs.

Nous mettons en place, modestement, notre « force de vente ».

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lundi 22 mai 2017

Lauréat

Nous participons pour la première fois à un concours- le concours des fromages fermiers de Bourgogne qui a lieu à Nuit saint Georges pour la 20ème édition.

Nous présentons un fromage, le Vincellois, et 2 yaourts, nature et citron.

L’objectif de cette participation, pour Audrey, est de se comparer par rapport à nos collègues producteurs.

Examen réussi pour notre fromagère :

  • -Le Vincellois obtient une médaille d’argent,
  • -Le yaourt nature obtient également une médaille d’argent
  • -Le yaourt citron quant à lui obtient une médaille d’or

Pour une première c’est une réussite qui met la barre très haute pour l’année prochaine, nous n’aurons pas droit de faire moins bien.

En l’attente nous pourrons afficher dans la salle de vente les 3 médailles obtenues

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La renommée du Vincellois

Le bouche à oreille fait son chemin, et la renommée du Vincellois se met en place.

Le Domaine Borgnat qui tient table d’hôtes au village voisin nous demande d’assurer une livraison hebdomadaire.

Il nous faut encore augmenter la production.

Nous commandons des moules à Reblochon et de la toile en lin pour l’égouttage. 

La livraison est prévue la semaine prochaine.

Nous pourrons mouler un pasteurisateur complet : 100 litres de lait pour 25 Vincellois.

Il faut maintenant réfléchir à aménager, dans le hâloir, une étagère afin de stocker sur planche d’épicéa une quantité toujours plus importante de fromages qu’on doit retourner quotidiennement jusqu’au jour de vente.

Gérer le développement…

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La recette du yaourt au gingembre s'impose

Comme tous nos yaourts aromatisés, la base de la fabrication se fait toujours à partir de lait demi-écrémé sucré. En remplacement de poudre de gingembre, nous faisons infuser le lait, préalablement pasteurisé, avec de la racine fraîche épluchée et écrasée.

Outre les bienfaits et vertus de cette racine (Zingiber officinale), cette nouvelle recette est une réussite.

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Enseigne pas bidon

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jeudi 4 mai 2017

Cocorico

Aujourd’hui nous rencontrons Vanessa, demandeuse d’emploi qui a une formation et une expérience de vendeuse, nous lui demandons de rejoindre Audrey à la fromagerie. Si elle s’éclate dans son nouveau job, la transformation fromagère, nous devrions rapidement lui offrir un emploi à temps complet.

Elle commence dès mardi prochain juste le temps d’effectuer les démarches.

Cet emploi est la conséquence directe de la confiance que veulent bien nous accorder  nos clients. C'est totalement indépendant du président élu dimanche prochain qui ne manquera pas de se prévaloir d’une diminution du taux de chômage dès le lendemain de son élection.

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mardi 2 mai 2017

Deux ans de conversion

Aujourd’hui nous commençons une conversion au Bio de notre élevage laitier et de 75 ha de terres.

Nous nous sommes inscrits par internet à l’agence Bio et en même temps nous retournons le devis signé du contrat de certification à Veritas, l’organisme que nous avons choisi parmi 7 ou 8 autres.

Si tout se passe bien, nous devrions vendre le 1er yaourt Bio le 2 mai 2019. En céréales, ce sera la récolte 2020 qui sera valorisée en Bio, mise en terre après mai 2019. Les parcelles concernées sont enregistrées sur Télépac et seront suivies précisément par des visites de contrôleur deux fois/an.

En attendant ces deux années, nous devons respecter les contraintes liées au cahier des charges Bio sans en obtenir la valorisation par le fameux logo AB.

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lundi 1er mai 2017

Fête (faites) du travail

Aujourd’hui, en ce jour de fête du travail, les travaux d’astreintes liés à l’élevage sont de mise (traite, paillage, alimentation) et à la fromagerie, prise des 150 l de lait de la traite matinale : 50 l sont mis de côté pour demain matin 4 h 00, le reste est ensemencé en ferments et sera emprésuré ce soir pour moulage demain matin.

D es décisions importantes sont sur le point de se concrétiser. Nous faisons appel à de la main-d’œuvre extérieure pour aider en fromagerie. A temps partiel au début, nous pensons atteindre le temps complet d’ici une année. Il nous faut suivre l’afflux de commandes de nos clients et augmenter la production de yaourts et fromages. Le Vincellois, fromage créé pour pallier la baisse de consommation des laitages frais (yaourts, faisselles) en période hivernale, est une réussite auprès de nos clients. Nous avons du mal à augmenter la production en conséquence, nous ne pouvons assurer toutes les commandes !

Nous avons une clientèle tous les jours plus nombreuse, nous tentons d’ajuster la main-d’œuvre, nos vaches donnent du lait aujourd’hui en quantité suffisante mais jusqu’à quand ? En effet, nous n’avons que 18 vaches qui doivent aussi allaiter leurs veaux…Une question qu’il faudra résoudre, plus tard…

Nous sommes tous les jours confortés d’avoir, en 2012, fait le choix de la transformation à la ferme.

Là il y a du travail…

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Un superbe reportage pour qui s'interresse à la politique et à l'agriculture, sur une durée de 1 h 20 mn, l'inflexion de la PAC en faveur de l'emploi et des petites exploitations, négociée en 2013, elle commencera à produire ses effets en 2018.

La négociation

A voir jusqu'au 30 avril

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lundi 3 avril 2017

Délivrance

Aujourd’hui, premier jour pour l’affouragement en vert des vaches avec trois semaines d’avance.

La luzerne située dans la vallée a démarré de bonne heure cette année. Le temps est au beau, il permet de récolter un feuillage riche et sec. Un aliment appétant vient enfin rehausser le mauvais foin qui a composé le menu des vaches tout l’hiver.

Délivrance

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Insolite

Même pas peur, le caniche sur la moto !

Profiter du "point de vue"

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vendredi 31 mars 2017

Efficace, la déco

Premier jour ou nous faisons les livraisons avec un véhicule publicitaire. Ce soir, des gens ont repéré la voiture sur le parking de la supérette, ils ont suivi jusqu’à la ferme ou ils ont découvert notre magasin ; ils sont repartis les bras chargés.

Efficace la déco !!!

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Mercredi 29 mars

Depuis le début de la semaine, houe rotative dans les cultures de printemps et herse étrille dans les cultures d'automne: le désherbage mécanique tourne à plein régime.

La voiture de livraison a été nettoyé...

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Samedi 25 mars 2017

Prochainement en vitrine ?

Les animaux au pâturage ont pris une grosse journée de pluie sur le dos jeudi, 16 mm. Le lendemain matin, ils apprécient le foin apporté, le poil fume, la panse est aplatie, mais la sérénité s’est installée dans le troupeau. L’herbe n’est pas excessivement souillée par le piétinement, lundi nous ouvrirons la deuxième parcelle de 1,5 ha.

Après les 55 stères de bois empilé, nous avons débardé une charrette de pieux d’acacia que nous avons épointé et rangé sous un hangar.

Il restera un petit nettoyage à la tronçonneuse avec une vieille chaine (coupe proche du sol) et nous pourrons commencer l’installation de la nouvelle clôture, le fil de fer barbelé est en commande.

A la fromagerie, Audrey met en œuvre 3 essais de yaourt « aromatisé » : fraise, framboise et gingembre. La confiture de fraise bio reste en surface et manque de saveur, le coulis de framboise se mélange bien au yaourt sucré mais pas très goûteux, à revoir. Le troisième essai est réussi, la racine de gingembre fraîche râpée développe une belle saveur en bouche et ne déstructure pas la consistance de notre yaourt nature. Ce procédé de fabrication va certainement remplacer celui que nous faisions avec la poudre.

Prochainement en vitrine ?

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lundi 20 mars 2017

Printemps

Aujourd’hui, sortie au pré pour une vache tarie, quatre génisses pleines de 2 ans et quatre petites génisses d’un an.

Il faut dire que la météo est propice : couverture nuageuse, vent faible, douceur (9 à 10 ° C).

L’herbe a bien poussé la semaine dernière, verte et tendre, n’est pas recouverte de rosée. La faune alentour est calme, pas de cris intempestifs de corbeaux, hérons ou cygnes.

Toutes les conditions sont réunies pour que cela se passe bien aujourd’hui. Même les quatre plus jeunes qui n’ont encore jamais goûté au plein air resteront groupées dans le troupeau et mettront rapidement le museau dans l’herbe.

Les bêtes sortent toujours la panse pleine mais la qualité du foin 2016 est tellement mauvaise, alors avec l’herbe nouvelle le choix est vite fait.

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Voici les nouvelles étiquettes des Yaourts, avec la petite fleur jaune sur fond vert , le logo du réseau "Bienvenue à le ferme" et l'estampille de notre numéro d'agrément FR 89.478.001 CE.

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samedi 11 mars 2017

Faire deux journées en une

Cette semaine, pluie, nuages, vent, nous travaillons principalement à fendre et débarder le bois au Perthuis. Une deuxième pile et environ une quarantaine de stères empilés.

La nouvelle essentielle nous vient de la cantine scolaire du village. A la demande du chef cuisinier, nous passons désormais à une livraison hebdomadaire de 120 yaourts, dès la semaine prochaine.

Un délai un peu court pour la mise en œuvre…lundi, il faudra faire deux fabrications : yaourts natures et aromatisés. Nous ne pouvons pas réaliser cela dans la même cuve qui serait pourtant assez grande (100 l), car il ne s’agit pas de mélanger un arome liquide dans du lait mais de laisser infuser dans la cuve à 90 °C, soit les gousses de vanille Bourbon, soit les zestes de citron.

Il faudra faire deux pasteurisations et deux cuissons - 1 h 30 et 3 h - soit au minimum 4 h 30 par cycle de fabrication.

Lundi sera une longue journée en laiterie.

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dimanche 5 mars 2017

Quelques nouvelles en cette fin d’hiver ou l’on entend chanter les oiseaux au lever et au coucher du soleil.

Nous sommes à jour dans les semis de printemps, avoine, orge et pois. Nous suivons les quelques parcelles semées à l’automne qui présentent des trous dus au gel et aux dégâts de limaces ; une quinzaine d’ares à ressemer peut-être ? La luzerne, semée tardivement, est peu développée et enherbée mais implantée régulièrement sur le terrain.

Nous avons accueilli, la semaine dernière, un jeune agriculteur candidat à l’installation. En l’attente d’un parrainage à l’installation qui ne peut se mettre en place avant quelques semaines, faute de financement, nous avons signé une convention avec pôle-emploi couvrant une semaine de découverte du milieu. Nous avons travaillé en transparence jusqu’à la dernière minute et devons nous revoir pour décider, ou pas, de nous engager pour le remplacement de l’associé du GAEC en départ à la retraite !

A suivre…

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vendredi 24 février 2017

Belle surprise

Aujourd’hui, dernier jour de stage avant le bac pour Pascaline. Elle a souhaité marquer ses remerciements en apportant un gâteau per son na li sé , avec Valentine au fourneau.

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Ce soir la distribution des fourrages aux animaux s'est déroulée au r a l e n t i i 

Difficile de quitter la ferme 

Néanmoins rendez-vous est pris début juillet, le diplôme en poche !!!

Il faut grandir Pascaline

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samedi 18 février 2017

L’odeur du foin

Apprécier l’appétence d’un foin est quelque chose qu’un éleveur apprend de ses animaux.

Mettre à disposition de l’animal plusieurs fourrages et observer. Le classement d’appétence est le même que l’ordre d’ingestion de ceux –ci : le plus appétent, ingéré en premier, le moins ingéré en dernier.

On peut retenir deux critères souvent associés : l’odeur, la couleur.

-De la bonne odeur de l’herbe coupée par beau temps (vent et soleil) jusqu’à l’odeur de moisi d’un foin serré, compact.

-De la belle couleur verte à la couleur jaune de paille à laquelle peut s’ajouter de la poussière.

Malheureusement, cet hiver, nous nourrissons les bêtes avec le cru 2016 qui est classé dans la deuxième moitié en appétence.

Cette année certaines balles de foin sont si peu appétentes que les vaches préfèrent manger la paille que nous mettons en litière plutôt que le foin que nous avons déroulé et distribué sur la table d’alimentation.

C’est la première fois que nous observons cela !

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jeudi 16 février 2017

Les vaches dans la cour

Surprise ce matin en arrivant à la ferme. Les vaches sont en liberté dans la cour. Bouses et balles de foin déroulées sont éparpillées partout.

Ce n’est pourtant pas le bazar sous nos yeux qui nous inquiète. Nous allons tout de suite voir dans la grange ou sont entreposés nos fûts de farine* qui avaient été remplis la veille- Huit fûts de 200 l (environ 60 kg) font le complément apporté en salle de traite pour une semaine. Un couvercle renversé et les deux fûts recouverts de toile de jute ont été entamés. Nous estimons que 40 kg ont été consommés par les vaches en goguette. L’inquiétude gagne. La dernière fois qu’un tel évènement est arrivé, nous avons perdu une vache.

La vache n’est pas un cochon. La vache est un ruminant. Consommer trop de céréales provoque l’acidose, l’acidification de la panse qui entraine la destruction des ferments (bactéries) responsables de la rumination. Un ruminant qui ne rumine plus meurt rapidement.

Il nous reste du bicarbonate de calcium. Nous distribuons une petite dose à chaque animal et nous passons en mode observation, guettant rumination ou ingestion de foin.

En parallèle du nettoyage, les stagiaires sont mobilisés pour noter sur chaque animal, rumination, ingestion, horaire, nombre de mastications pour une boulette. A 14 h, toutes les vaches sont notées à plus de 45 coups de mâchoires. Nous estimons les animaux sortis de la zone dangereuse, seulement nous allons continuer le bicarbonate jusqu’au lendemain.

Nous organisons un débriefing avec les deux stagiaires. Je dois déculpabiliser la stagiaire qui a oublié de fermer la porte de la stabulation. Le maitre de stage aurait dû surveiller et contrôler le travail des jeunes que nous avons peut-être laissés top tôt en autonomie après seulement quelques jours en accompagnement.

Lors d’un précédent évènement de ce genre nous avions décidé de couvrir les fûts de farine, cette initiative a limité les dégâts. J’espère que l’incident d’aujourd’hui, servira de leçon aux stagiaires.

Un peu plus de soins et de discipline au travail.

*Nous disons toujours farine pour des céréales aplaties, en ce moment de l’orge fourragère.

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lundi 13 février 2017

Assureur incompétent ou voleur ?

Aujourd’hui nous prenons possession d’un nouveau véhicule : un Berlingo camionnette que nous achetons à notre coopérative d’élevage– 175000 kms, 10 ans d’âge. Nous achetons en confiance, pour la 3ème fois, un véhicule que nous utiliserons pour faire les livraisons de produits laitiers. Nous y installons un caisson isotherme que nous avions acheté d’occasion et stocké dans un grenier depuis trois ans.

Cette camionnette nous permettra de faire les livraisons dans de bonnes conditions. Nous prévoyons d’apposer notre publicité sur ce véhicule. Il faudra le tenir propre, les gens associeront hygiène alimentaire et propreté du véhicule. Cela nous demandera des efforts !

Pour rouler avec cette voiture je prends contact avec mon assureur. Il me propose une cotisation inférieure de cent euros à un même véhicule déjà assuré chez lui, de trois ans plus âgé ! Je m’étonne de cette différence et lui en fais part. Il révise donc à la baisse les cotisations de deux autres véhicules. Nous aurons finalement trois voitures assurées demain pour le même coût que deux hier !

Moralité : nous faisons une bonne affaire aujourd’hui ou nous nous faisions entuber hier…

De toute façon nous avons un agent d’assurance au mieux incompétent, au pire, voleur !

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Dimanche 12 Février

Retour des grues

Ajourd'hui, c'est la confirmation que l'hiver est fini...

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jeudi 9 février 2017

La tarte de la petite sœur

La petite sœur d’une stagiaire est en première année d’apprentissage de pâtisserie. De retour chez ses parents pour son congé hebdomadaire, elle garnit la table familiale des dernières recettes qu’elle est fière de présenter.

Aujourd’hui elle a confectionné une excellente tarte aux pommes, avec les œufs du poulailler, à l’intention de sa grande sœur qui est nourrie à la ferme le midi.

Tout le monde a apprécié. Merci Valentine.

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mardi 7 février 2017

Dix bras

Non ce n’est pas Shiva, c’est l’équipe du GAEC auquel sont venues s’adjoindre deux stagiaires.

Pendant deux semaines ça va dépoter.

Chloé effectue ses deux dernières semaines de stage 3ème chez nous (4 au total). La semaine dernière passée à la MFR (maison familiale et rurale) pour son brevet blanc, facile en histoire-géo, plutôt très moyen en math.

Pascaline, l’ancienne stagiaire, commence ses ultimes semaines de stage de sa terminale, le bac à la fin de l’année demande concentration sur le scolaire. Selon son expression, cette année, elle ne « sort » pas beaucoup. Un gros travail lui est nécessaire pour son rapport de stage au gros coefficient. A la ferme, c’est un peu de respiration pour elle qui préfère le travail de terrain à celui de salle de classe.

Il faut orchestrer tout ce petit monde et jusqu’ici tout se passe bien, une saine stimulation anime l’équipe soit à la laiterie, soit à l’alimentation et aux soins aux animaux, à la traite ou au bois où nous préparons le terrain pour la prochaine clôture barbelés.

A ceux qui pensent qu’il n’y a pas beaucoup de boulot dans une ferme l’hiver, je leur réponds qu’ici ce n’est pas le cas.

Du travail pour dix bras.

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Samedi 4 février 2017

Merci Cyril

Samedi matin bien mouvementé. Ce n’est pas le genre de la maison de traire les vaches à 10 h 00, et de finir le soin aux animaux à 12 h 30.

Ce n’est pourtant pas une panne de réveil qui débute cette journée. Tout est en ordre jusqu’au moment d’appuyer sur l’interrupteur de la machine à traire.

Démarrage impossible ! C’est l’angoisse de l’éleveur.

Cette belle invention humaine, arrivée dans les élevages juste après la deuxième guerre mondiale, cette machine à traire qui a révolutionné le quotidien de nos grands-parents et qui fut à l’origine de l’agrandissement des troupeaux

Comment s’en passer aujourd’hui ?

Impossible bien sûr.

C’est pourquoi après avoir tourné une heure et tenté le dépannage avec mon incommensurable incompétence des problèmes électriques, je vais réveiller notre électricien qui habite à 200 m de la ferme ; il dort d’un sommeil encore bien profond !!!

Le problème prend alors une toute autre apparence, de l’opacité il passe au diagnostic sûr et limpide !

Bon sang, mais c’est bien sûr !

Le disjoncteur, propriété d’EDF est HS.

Un puis deux coups de fils à Enédis (hé oui, c’est comme ça qu’ils disent dans le répondeur) et je reste toujours dans l’attente d’une intervention certaine puisque nous sommes prioritaires, nous les professionnels.

Pourtant restant dans une attente floue, mon électricien finit par m’installer une dérivation du disjoncteur défectueux et de mettre en état de marche la salle de traite. Il est dix heures.

L’agent en voiture bleue devra attendre une demi-heure la fin de la traite pour remettre l’installation électrique en ordre. Ouf !

Après hésitation, je finirai par faire la traite du soir un peu décalée.

Quelle journée, cette sainte Véronique !

Je suis sûr que cet épisode va intéresser Bernard.

Comprenne qui pourra

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The day after

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Jeudi 02 février

Le client est roi

La fromagerie est en activité 4 jours/semaine, le mercredi étant consacré aux livraisons. Le pasteurisateur est utilisé 2 jours pour les yaourts et 2 jours pour les fromages, une fois pour la tomme et une fois pour le Vincellois et la tomme moelleuse sortie de la même cuvée, seul le moule les différencie.

En ce moment nous n’arrivons pas à fournir la demande qui est en augmentation depuis le début de l’année avec la sortie du nouveau Vincellois. Nous le vendons jeune, à 3 semaines, saveur Reblochon et nous n’arrivons pas à le faire vieillir 6 semaines, genre saveur St Nectaire.

Nous avons décidé de mettre en fabrication le mercredi et commencé hier ce nouveau régime de fonctionnement.

En attendant, la famille et les proches doivent modérer leur consommation des fromages fortement réclamés par les clients qui sont servis en priorité.

Le client est roi…

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Une cuvée de 80 litres de lait donne 14 Vincellois et 2 grosses tommes moelleuses, dans leur linge, à côté de faisselles à l’égouttage.

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Mardi 31 janvier

Bilan

Tous les ans au mois de janvier, avec les dernières factures de décembre arrivées et enregistrées, nous pouvons faire le bilan de l’année écoulée. Comparer les comptes de charges et de produits avec ceux de l’année écoulée. Voir également si les objectifs que nous avions fixés douze mois plus tôt sont atteints.

Aujourd’hui nous avons pris une heure pour analyser le poste (compte 703) vente de produits laitiers, comprendre pourquoi nos objectifs n’ont pas été réalisé. La météo pluvieuse n’a pas favorisé la consommation des produits frais (fromage blanc). La visibilité de notre magasin n’est pas bonne. La progression naturelle du chiffre d’affaire observée l’année dernière ne s’est pas reproduite cette année.

La sortie de notre nouveau fromage, le Vincellois, va atténuer la saisonnalité de la laiterie qui connait un pic d’activité au mois de juillet ; les deux derniers mois en apportent la preuve et nous nous donnons l’objectif d’augmenter le chiffre d’affaire mensuel de 800 €.

Nous avons déjà décidé de sortir, nous faire connaitre à l’extérieur, tenir un stand lors de manifestations, vide-grenier le lundi de Pâques à Vincelottes, marché de Vincelottes à la mi-mai, foire à la châtaigne…

Nous décidons de fournir et servir au mieux nos trois nouveaux clients et à fidéliser nos anciens clients en continuant à livrer sérieusement, rester proche, à leur écoute.

Un point serra fait dans deux mois, nous verrons s’il faut démarcher de nouveaux clients, des collectivités (cantines).

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